“Vies à vie” – Visions symétriques, l’histoire parallèle !

Le Beau Bug annonce en ce lundi un projet tout à fait passionnant (roulement de tambours), messieurs mesdames tenez vous prêts à adorer “Vies à vie”! Il faut dire, qu’avec un titre aussi riche de sens le couple de photographes français pouvait déjà s’attendre à faire fureur! En un coup d’œil il vous est alors présenté, visuellement du moins, la quotidien de Deborah Leca et Jonathan Paciullo avant et après la naissance de leur petite fille…

Depuis 2008, soit en l’espace de huit ans jusqu’à aujourd’hui, le projet a déjà fait fureur sur les réseaux sociaux et dans la presse. Peut être une grande surprise pour eux mais pas pour nous. Déjouant totalement le selfie, ils ont effectivement réussi à suivre la mode en la rendant moins narcissique! Se prenant mutuellement en photo, ils développent un nombre incalculable d’innovations artistiques: le panorama, le dialogue photographique, la fausse symétrie ou encore le documentaire esthétiquement travaillé. Juxtaposant leurs clichés respectifs ils nous offrent tout d’abord à voir une vision opposée et partagée, en somme, un panorama perturbant. Et c’est pour cette raison bien précise qu’il est très dur de les aborder séparément. Néanmoins, remarquez les styles respectifs: celui de Deborah Leca que nous verrions bien en galerie d’art contemporaine et celui de Jonathan Paciullo susceptible d’être confondu avec un mouvement vintage, venu d’un autre temps. Est-il question d’appareils photographiques ou de points de vues? L’un n’allant pas sans l’autre la réponse se trouvera certainement dans le compromis. Irrémédiablement, et indépendamment de toutes supposées divergences, leurs clichés n’auraient pas la même force si nous les séparerions. C’est donc à cet instant précis que la force de création a trouvé une raison: l’amour! Ce projet aurait-il vu le jour sans ce besoin de partage, de coups d’œils et d’intérêts mutuels dans leur couple?

Cloître Saint-Trophime, Arles, Bouches du Rhône, 25 août 2009

Cloître Saint-Trophime, Arles, Bouches du Rhône, 25 août 2009

Observant chronologiquement les photographies, il nous est possible de repérer les changements conséquents d’une vie. Remarquons leur petite fille apparaissant souvent au centre de leurs clichés et qui participe donc à l’évolution de ce projet. Tout d’abord à visée esthétique, la série s’est peut être peu à peu transformée en un documentaire, celui d’un couple, d’une famille, en somme l’histoire d’une vie! Les photos dévoilent par exemple, symboliquement et peut être malgré elles, l’enjeu du couple lorsque qu’un bébé né, éloignement ou rapprochement?

Jardin des Tuileries, Paris, 12 août 2014

Jardin des Tuileries, Paris, 12 août 2014

Parlez de ce projet à votre entourage et vous verrez qu’il n’y prêtera pas d’attention tant que vous ne lui montrerez pas les images. Le couple voyageant beaucoup, l’entreprise peut alors facilement s’aborder comme l’exposition volontaire et vulgaire des voyages et des plaisirs qu’ils engendrent. Pourtant bien loin de toute cette mascarade le couple est encore parvenu à se jouer des tendances! Les photos nous font effectivement voyager de Paris à New York, en passant par la Corse, l’Italie et la Belgique en toute modestie. La cause se trouve peut être dans cette poésie, cette douceur, cette beauté transformant une timide série en véritable projet artistique!

Skype, New-York/Paris, 11 septembre 2014

Skype, New-York/Paris, 11 septembre 2014

C’est précisément pour toutes ces raisons réunies que Le Beau Bug vous suggère de découvrir leur tumblr ou à les suivre sur leur page Facebook ! Avec des parutions aussi fréquentes dans les magazines renommés tels que Marie-Claire, Glamour ou encore “Je suis Elle”, Le Beau Bug trépigne d’impatience de vous annoncer, peut être un jour, une exposition explosive!

Tendrement,
Clémentine Picoulet,
Le Beau Bug