Une année polaire de Samuel Collardey

C’est presque l’été et vous rêvez surement de chaleur, de tropique et de citronnade. Mais aujourd’hui nous partons pour le grand nord, les ours blancs et la pêche sur glace. Mi documentaire mi film d’aventure, Une année polaire, est sorti le 30 mai 2018. Il est réalisé par Samuel Collardey et interprété par Anders Hvidegaard, et a reçu plusieurs nominations et un prix du Festival 2 cinéma de Valenciennes 2018.

Synopsis : Pour débuter son poste d’instituteur, Anders a choisi de partir pour le village de Tiniteqilaaq, au Groenland. Ce petit hameau de 200 habitants est isolé du reste du monde et Anders y apprend que la vie là bas peut parfois être rude. Il va donc devoir s’intégrer à la vie commune, et apprendre leur culture et leurs coutumes.

Pour cette comédie dramatique, Samuel Collardey explique qu’il avait envie de revenir sur l’esprit de ses premiers courts métrages et sur son film L’Apprenti, des réalisations à la limite du documentaire. Mais l’histoire du film Une année polaire n’était pas déjà écrite. Et c’est ce qui fait tout son charme.

Dans un premier temps, Samuel Collarday et son producteur, Grégoire Debailly, ont découvert le village de Tiniteqilaaq. Et en s’intéressant d’un peu plus près à la vie sur place, ils ont rencontré l’institutrice du village, qui leur a précisé qu’elle allait être remplacée. Le réalisateur a alors annoncé : “Là, ça devenait plus intéressant : l’étranger qui arrive dans le village, doit trouver sa place, se confronter à une autre culture […] Le plus bizarre dans ce dispositif, c’est qu’au fond je ne connaissais pas celui qui allait être le personnage principal de mon film.”

Samuel Collardey a passé plus d’un an dans ce petit village afin d’observer sans filmer. Il a partagé la vie des habitants, et a discuté avec eux tout en prenant des notes. Mais cela n’empêche en rien au film d’avoir un scénario : c’est une fiction avant tout. Une fiction dans un décor féérique.

Ce type de tournage peut alors paraitre complexe, car comment diriger des acteurs non professionnels, tout en étant au plus proche de la réalité ? Samuel Collardey était plutôt du genre de l’improvisation. Parfois, il faisait des captations purement documentaires, parfois il dirigeait les acteurs, leur donnait les dialogues, et parfois il leur laissait la liberté de vivre la situation.

Une année polaire c’est 1h34 de pure aventure. C’est comme si vous vous retrouviez à l’autre bout du monde en l’espace d’une seconde, et en étant toujours assis confortablement dans votre canapé. Une année polaire, c’est aussi 1h34 de belles images, de convivialité, et d’émotions, le jeu est sincère, et le scénario est authentique.

Fiche Technique :
Sortie :
30 mai 2018
Durée : 01h34
Pays : France
Réalisation : Samuel Collardey
Interprétation : Anders Hvidegaard
Production : Geko Films
Bande Annonce :

Tendrement,
Jeanne Bailly
Le Beau Bug

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

12 − 9 =