There is no Neil Frances … écrit par Neil Frances !

Grâce à plusieurs EP et singles dont leur fameux remix de Music Sounds Better With You, Neil Frances développe sa propre pop rythmée et se crée un nom parmi les artistes de la scène électronique. Le duo revient et s’affirme avec la sortie de leur tout premier album étonnamment surnommé There Is No Neil Frances. Pourquoi l’appeler d’une telle manière ? Jordan Feller et Marc Gilfry soulignent que Neil Frances est le fruit d’un travail collaboratif entre eux depuis maintenant six années consécutives.

Ce premier album décrit l’histoire d’un insecte aspirant à trouver sa place dans un paysage de rêve utopique.

Little heartbeat ouvre le bal en affirmant d’entrée leur pop groovy. Les titres suivants suivent la même lignée, avec une rythmique similaire qui nous immerge directement dans leur monde extraordinaire.

Le titre I can feel the pressure vient inverser la dynamique et nous fait remarquer un nouvelle facette de leur oeuvre. La voix enivrante ralentit le rythme. Un esprit contemplatif s’installe.

Ainsi comment se déroule l’album. Une alternance de ces deux ambiances parfaitement maitrisée. Au programme des chansons basées sur des rythmiques de basse variées. Des voix discrètes et floues viennent sublimer le tout.

Credits : Pia Riverola

La fin de l’album se fait ressentir avec des sonorités apaisantes. L’ambiance de planitude de we’re falling up ou like electric blue angels. se fait ressentir. On peut imaginer que l’insecte est parvenu a se frayer un chemin pour atteindre son paysage de rêve utopique.

Ce qu’il faut retenir de cet album, c’est l’allégorie de l’insecte. Derrière cette image déroutante d’un compagnon à 6 pâtes, se cache un vrai concept. Le duo traite de la réalisation de soi et la possibilité de devenir la personne dont on rêve.

Credits : Victoria Smith

Neil Frances prouve leur force de concept à travers ce projet artistiquement bien conçu. Une subtilité à souligner est le choix des noms des chansons et leur disposition. Mis bout à bout, les titres des sons prennent la forme d’un poème :

“Little hearbeat, on a dark night,
I just want you to be free.
I can feel the pressure thump thumping from a distance.
It’s like a dream where I become someone dancing in the starlight,
finding rhythm every day with you,
Were falling up like electric blue angels”.

Tout y est pour rendre notre week-end musicalement réussi !

“We like the idea of our music soundtracking people’s weekends”
by Jordan Feller

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Tendrement,
Solène DIDELLE
Le Beau Bug

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