The Weeknd – After Hours

Mélancolique et ténébreux, les grands fans d’Abel Tesfaye, aka The Weeknd, s’accorderont à dire que le canadien est unique et animé d’un mystère intemporel. Après le succès de l’album Starboy en 2016 et de l’EP My Dear Melancholy en 2018, The Weeknd a sorti en mars dernier son quatrième album intitulé After Hours.
Ce nouveau projet s’inscrit dans une recherche esthétique méticuleuse, guidée par des inspirations cinématographiques rétros et un univers psychédélique.
Teasé par les clips de Blinding Lights et Heartless, After Hours prolonge l’introspection de Starboy, mettant cette fois plus en lumière les tourments et les pensées de l’artiste.
Il est composé de 14 titres, qui évoluent au rythme des émotions et de leurs titres, sur le champ lexical de l’amour, de la solitude et de la souffrance.

Tout commence avec Alone Again et Too late, deux morceaux riches de sens, ancrant le décor de cet album sensible et tourmenté. La voix de The Weeknd fait raisonner une atmosphère de pop alternative aux productions futuristes et sombres. Rempli de regrets et d’espoirs, le chanteur est tiraillé et malmené par ses états d’âme et ses sentiments.

Dans la continuité apparait Snowchild, un retour dans les années adolescentes de l’artiste, marquant le début de ses vices et de son addiction à la drogue. Ce morceau fait exploser une dose de tristesse et de mélancolie avec une voix douce et un rythme rêveur soutenus par une production qui nous laisse imaginer une chute dans un rêve nostalgique de The Weeknd.

S’en suit Heartless, le premier single ayant annoncé l’opus en fin d’année 2019. Le clip a été réalisé par Anton Tammi et met en scène The Weeknd à Las Vegas, voguant dans un casino à l’ambiance malsaine, bercé par l’alcool et la folie des nuits sans fin, se terminant par un bad trip.

“I lost my faith
I’m losing my religion every day
Time hasn’t been kind to me, I pray
When I look inside the mirror and see someone I love”

Faith semblerait poursuivre ce bad trip, plongé dans les ténèbres de l’artiste. Véritable ode à la drogue, The Weeknd ne se cache pas de s’être réfugié dans ces substances, qui selon lui l’aident à vaincre la solitude. Malgré un an de sobriété, ses démons le hantent et l’appellent à la moindre faille, l’artiste se montre faible face au manque de l’être aimé, face à sa propre détresse émotionnelle.

L’inévitable Blinding Lights passe à la vitesse supérieure. Sa première diffusion s’est faite au travers d’une publicité Mercedes pour leur nouveau modèle EQC. Réalisant presque 800 millions d’écoutes sur Spotify, ce morceau a fait sensation auprès du public et des fans. Les paroles font référence à son histoire tumultueuse avec la mannequin Bella Hadid, dont il dit ne plus pouvoir se passer.

In Your Eyes est le seul morceau de l’album qui affiche une production et une ambiance pop colorées. The Weeknd chante la passion et l’amour avec un superbe solo de saxophone sur la deuxième moitié du morceau. Cette parenthèse marque une apostrophe solaire et pleine de vie dans cet opus tragique jusque là.

Nous comprenons au fil des titres qu’Abel Tesfaye raconte un voyage émotionnel, dont il finit épuisé et abîmé. Le dernier morceau, Until I Bleed Out, s’inscrit dans l’aboutissement de son essence, symbolisé par sa souffrance. L’artiste se dit terrifié, paralysé, assumant d’une certaine façon le désir vital de s’en sortir.

Chanceux seront celles et ceux qui pourront le voir à l’Accorhotels Arena de Paris les 11, 12 et 13 novembre prochain.

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Tendrement,
Louise Dornier
Le Beau Bug

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