Les Huit Salopards de Quentin Tarentino

The Hateful Eight est un western enneigé qui tombe à pic puisque l’hiver commence à peine! C’est le dernier film de notre cher Quentin Tarantino, et on sent qu’il a vraiment du y prendre plaisir; des dialogues brillants, de la violence à foison, un (presque) huit-clos comme il sait les faire et pour couronner le tout: un format d’écran extralarge, inutilisé depuis 1966. On retrouve tout ce qu’on connaît et ce qu’on aime de Tarantino, alors on dit “Bravo”!

Le pitch: Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques: le confédéré, le mexicain, le cowboy et le cour-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie

Si le film n’a pas été encensé par la critique, Le Beau Bug, on a adoré revenir aux bases de Tarantino, une intrigue à priori simple, des soulèvements inattendus, et son humour si particulier. Il est très fort. Nous voici coincés pendant 3h dans un refuge avec huit personnages – les huit salopards vous l’aurez compris – qui vont se révéler petit à petit. On ne s’ennuie pas une seconde, puisqu’on est bien trop occupés à comprendre ce qui cloche, mais surtout à attendre, impatiemment, de voir de quelle façon va se résoudre cette histoire, quels stratagèmes vont être employés.

Pour ne pas trop vous en raconter mais vous mettre dans l’ambiance, imaginez un hiver très froid, un chalet perdu et une porte qui a du mal à fermer. Un feu de cheminée et un café fort vous réchauffe pendant que vous attendez de vous enfiler un ragoût pour le diner… Un jeu d’échec est mis à disposition pour vous distraire, et c’est là que tout commence. On va de surprises en surprises, on s’amuse, on se laisse aller et c’est un vrai plaisir !

On monte en tension tantôt au rythme de la musique, qui a toujours eu un rôle important chez Quentin (oui, à ce niveau là on va l’appeler comme ça parce qu’il nous est très sympathique), tantôt avec nos protagonistes, qui révèlent des performances d’acteurs de haut niveau, réussissant avec brio à être crédibles dans des personnages qui eux même jouent des rôles… Superbe! Le tout avec humour of course! On se régale.

En conclusion, commencez l’année par un bon film, allez voir The Hateful Eight, laissez-vous surprendre par un Quentin Tarantino qui révèle un peu plus ses talents d’illusionniste!

Post- Scriptum: Allez voir ce film en VO les loulous, pour profiter aux mieux des dialogues subtils, et dans des petites salles, pour faire vivre les cinémas indépendants !

Tendrement.

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