Superpoze – For We The Living

Deux ans après l’opus Opening et un an après le court EP Gleam/Shelter, le producteur français Superpoze est de retour avec un album magistral, For We The Living, sorti ce 24 février et signé chez Combien Mille Records. Il nous montre au travers de ce long format d’une demi-heure et en huit titres sa vision de la fin du monde, en une électronique sans bavure et magnifiquement orchestrée.

Si d’habitude en musique les introductions se font courtes et les conclusions se font longues, Superpoze a délibérément choisi de faire l’inverse. C’est en ce sens que l’album s’ouvre sur le magnifique Signal, morceau long de huit minutes. Dès son début, le voyage que nous allons parcourir se dessine et se révèle étonnamment beau, à la fois angoissant, comme le montrent les esquisses du son d’une sirène d’ambulance, et joyeux, tant la mélodie jouée par les percussions est magistralement orchestré. Il en va de même pour la suite : For We The Living oscille entre rythme dansant empruntant aux notes de Signal, et mélodies contemplatives faites en partie de longues notes de piano. Et si le suivant Azur est résolument le titre le plus dansant de l’album, il ne ressemble en rien aux précédents : il joue avec les codes d’une techno froide, presque angoissante, comme pourrait le faire l’artiste Molécule au travers de ses expérimentations musicales. Thousand Exploding Suns est bien plus calme, contemplatif, invitant à la réflexion, contrairement à ce que pourrait indiquer son titre. On the Mountain Top fait parfaitement le lien avec le titre précédent, en étant plus acoustique : tout le morceau est construit autour d’une mélodie jouée au piano, mélodie qui d’une certaine manière se prolonge avec Hidden. A Photograph est le seul titre laissant la place au chant sur cet album. L’aérienne voix de Dream Koala, chanteur ayant d’ores et déjà accompagné Superpoze sur la version retravaillée de l’album Opening, donne une dimension délicieusement mélancolique à un morceau pratiquement construit sans musique en sa première moitié. L’album se clôt sur une courte conclusion de deux minutes, métaphore parfaite d’une apocalypse soudaine, au titre évocateur : The Importance of Natural Disasters.

Le projet For We The Living de Superpoze ne s’arrête pas là : presque tous les pièces de cet album ont eu droit à leur illustration visuelle. Chacune d’entre elle est une vidéo en extrême slowmotion d’instants tantôt banals tantôt incongrus. Jolie invitation à s’autoriser  de vivre pleinement chaque seconde dans un monde où tout va de plus en plus vite.


Et pour la petite histoire, Superpoze a été durant ses années lycée dans un groupe avec un autre producteur français très en vogue ces derniers temps : Fakear ! Plus récemment, il a collaboré avec le rappeur Nekfeu sur la production de son dernier album.

Superpoze, de son vrai nom Gabriel Legeleux, est un auteur-compositeur et producteur de 24 ans, originaire de la ville de Caen. Il a décidé de faire de son oeuvre musicale un projet porteur de sens, afin d’avoir une discographie qui soit la plus représentative de la personne qu’il est, au moment où il compose chaque album, chaque titre. Et on ne peut que l’encourager à continuer en ce sens !

Vous pouvez retrouver Superpoze sur les internets :
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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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