St. Vincent – MASSEDUCTION

Longuement anticipé et révélé il y a seulement quelques jours, le cinquième album de St. Vincent, MASSEDUCTION, est un album fort, qui marque un tournant dans la carrière de la jeune femme. Bien que dopé au rose néon et rempli de pépites parfois assorties de clips loufoques, MASSEDUCTION est résolument plus sombre que ses albums précédents, et comporte quelques titres aux accents vengeurs.

“I cannot stop that aeroplane from crashing”

L’album est introduit par un titre dont les sonorités dépaysent quelque peu, lorsque l’on est habitués à l’univers de la chanteuse. Hang On Me est en effet plutôt calme, n’explosant pas dans des envolées lyriques et ne laissant pas la place à des riffs de guitare effrénés. Il commence sur des notes électroniques sourdes, entrecoupées de silences. La voix d’Annie Clark est saturée, déblatérant des paroles froides, terre à terre, et pourtant écrites comme une lettre d’excuse adressée à un être cher.

“I can’t turn off what turns me on”

Plus tard, on retrouve le titre qui donne son nom à l’album : MASSEDUCATION. Cette fois, nous revenons dans l’univers initial de la chanteuse (riffs de guitare qui soutiennent son chant), et la phrase du refrain reste longtemps dans les esprits. Pour l’anecdote, elle disait lors d’une interview donnée pour un média américain que ce titre est resté plus d’un an dans son esprit, et que cette phrase résume l’univers de l’album.

On poursuit notre voyage entre Los Angeles et New York avec Happy Birthday, Johnny, ballade écrite sous forme de monologue, soutenue par de simples notes de piano et de violon éparses, opérant une rupture avec le rythme construit jusque-là.

“You dress me up, in a nurse’s outfit”

Ce rythme reprend cependant dès Savior, titre nonchalant dans sa diction tout comme dans sa mélodie dans sa première partie, puis plus prenant, presque suppliant, dans sa seconde. Et si New York nous donne un aperçu de l’art qu’Annie Clark a de nous donner les larmes aux yeux sur une mélodie mélancolique, Young Lover va plus loin, racontant l’histoire d’un amour quasi perdu à la suite d’une overdose (“wake up young lover I thought you were dying“).

Plusieurs titres ont d’ores et déjà eu droit à leur illustration visuelle. On aurait pu vous présenter New York ou encore le récent Pills, mais Los Ageless est celui qui a fait le plus parler de lui. Également le titre le plus dénonciateur de l’album, il parle de la ville de Los Angeles et de ses travers, magnifiquement abordés graphiquement dans le clip.

St. Vincent est le pseudonyme de l’auteure-compositrice-interprète et guitariste Annie Clark. Âgée de 35 ans, la jeune musicienne est originaire de Los Angeles, et est notamment connue pour avoir été la petite amie de la mannequin Cara Delevingne, ou de l’actrice Kristen Stewart. Elle a d’ores et déjà cinq albums à son nom, dont un en collaboration avec le musicien David Byrne.

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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