Solange – A SEAT AT THE TABLE

NEW YORK, NY - MAY 10: Solange Knowles performs during the 2014 Vulture Festival at Webster Hall on May 10, 2014 in New York City. (Photo by Paul Zimmerman/WireImage)

Ce 30 septembre marquait la sortie d’un nouvel album d’une Knowles… celui de Solange !
Souvent rapportée à « la sœur de Beyoncé », Solange c’est avant tout une musicalité, une entité et une fille pleine de conviction ! Alors, oublions que c’est seulement sa sœur, d’ailleurs vous vous en rendrez bien compte à l’écoute de ce 3ème opus.

Loin du I Decided, A Seat at the Table à pour thème le racisme, sa présence actuelle – tristesse – comme à la place de la table de l’humanité. Et quand Solange « parle » du racisme elle le fait bien, dans le sens où il est vu sous différentes formes : l’intégration, la ségrégation, l’acceptation de soi en tant que femme noire, penser librement et avoir des revendications. Mais pas que, Solange écrit aussi bien sur des sujets de fond, que sur des sujet plus personnels. Et c’est après 4 ans d’écriture que nous voilà, un album complet de 21 titres, enregistré en Louisiane avec un coup de pouce de son mentor Raphael Saadiq, avec entre autres la collaboration de Lil Wayne, Sampha, Q-Tip, Kelly Rowland, The-Dream

Néo black power, expérimental, cet album fait autant du bien dans le fond que la forme. On y retrouve r’n’b, du hip-hop et de la néo soul, à l’image de sa voix : la retenue qu’il faut pour mettre l’essentiel en lumière.

A Seat at the Table prend la forme d’un journal où de ses expériences, Solange revient sur des sujets de fond. Weary, dans la délicatesse elle chante la solitude : jouée aux quelques notes de piano, sa voix n’est alors plus dans la puissance pour un message qui prend son sens. La réalité, et aussi ses ressentis comme maître mot de l’album : Cranes in The Sky –  clip réalisé par son mari – comme recherche d’évasion, tout faire, mais que faire pour se sentir bien. Il y a aussi Mad en collaboration avec Lil Wayne aux rythmes plus saccadés qui fait son petit effet.
Elle revient sur la polémique du “All llive matters” et “Black live matters” sur Interlude : Tina Taught Me où sa mère parle de la fierté d’être noir, qui d’ailleurs n’inclus pas être anti-blanc. Le respect des noirs  à travers Don’t Touch My Hair, les cheveux à l’image de l’âme. Where Do We Go comme question à l’avenir

And I don’t know where to go
No, I don’t know where to stay
Where do we go from here?
Do you know?

Chaque titre à un message à décortiquer, c’est de la poésie. Et ce qui est bon dans le beau c’est lorsqu’il est joué de façon subtile. Solange l’a bien compris, pour un retour engagé à l’instar de notre époque.

Première respiration en 1986 pour Solange du côté de Huston. Grande danseuse, elle commence par de la figuration dans les tournées des Destiny’s Child. S’en suit à 16ans SoloStar, premier album produit par Timbaland. Sa carrière se poursuit dans l’écriture pour Kelly Rowland, Michelle Williams ou sa grande sœur. Dans la foulée elle devient actrice pour finalement revenir à la musique avec un 2ème LP en 2008, Sol-Angel and The Hadley St. Dreams puis un 3e en 2012, True. Pas la peine de préciser que son retour en 2016 était attendu, et marqué d’une femme mûre pour un album qui n’en est que le reflet!

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Tendrement,
Laurène,
Le Beau Bug.

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