Sage – Paint Myself

Ismaël Moumin

La nouvelle scène française peut se réjouir de compter dans ses rangs Sage, jeune maestro de la pop. Deux ans après son premier album solo, l’ancien membre du groupe Revolver fait son retour avec Paint Myself. Onze titres emplis de sentimentalisme font de cet album un essentiel à mettre dans sa playlist.

Entre influences classiques et attrait pour les seventies, Sage signe son album d’une pop néoclassique dont Most Anything ne pouvait être que mieux choisi comme introduction.

Assis près de son piano blanc dans le clip correspondant, qui n’est pas sans rappeler Imagine de John Lennon, l’artiste laisse entrevoir une vidéo en parfaite adéquation avec l’essence même de l’album, mêlant un visuel graphique et une trame musicale lancinante et envoûtante.

C’est ensuite par un texte poétique et une musique rythmée par quelques accords joués au clavier que Sage nous livre No One Sees You Crying. Aux airs d’Elton John, ce titre met en lumière la carapace que l’on se forge afin de se protéger des maux auxquels l’on peut être confrontés. Les paroles, sans aucun doute très personnelles, nous rappellent alors la dimension d’autoportrait que prend l’album intitulé Paint Myself.

Avec So Real, Sage se lève de son piano et reprend sa guitare pour nous dévoiler un nouvel aspect de son univers musical. La voix claire et ample de l’artiste se complaît avec délicatesse aux notes d’une guitare, formant une harmonie des plus délicieuses. Cette dimension acoustique s’est d’ailleurs vue étoffée par la version live de Nothing Left Behind, disponible depuis le 21 mai 2018.

“Only love can help us through this
Only love can really do it”

Si l’amour est un thème que Sage affectionne particulièrement, c’est par le biais d’une ligne de basse entraînante qu’il nous en donne sa conception dans Only Love. L’amour serait alors le seul sentiment capable de l’aider à traverser les épreuves de la vie.

Le casque sur les oreilles, laissez-vous finalement entraîner par la délicate voix de Sage sur If You Should Fall. Ce titre met en exergue le fil conducteur de Paint Myself en soulignant l’importance du rapport entre les lignes mélodiques et les harmonies. Peut-être n’est-ce pas un hasard si le côté astral du morceau clôturant l’album nous renvoie à l’origine du pseudonyme que s’est choisi Ambroise Willaume, Sage provenant de Sagitaire.

Lorsqu’il ne compose pas derrière son piano ou sa guitare, celui que Woodkid nomme le « sound doctor » est aux manettes de la production d’albums, comme récemment celui de Clara Luciani. Si l’œuvre de Sage est par définition musicale, elle est aussi profondément picturale ; c’est un tableau dont les diverses couleurs et influences s’entremêlent pour donner lieu à une musique unique en son genre.

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Tendrement,
Chloé Quelennec
Le Beau Bug

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