Un sac de billes de Christian Duguay

Pour son nouveau long-métrage Christian Duguay revient avec une adaptation du célèbre roman autobiographique de Joseph Joffo, Un sac de billes qui avait déjà adapté en 1975 par Jacques Doillon.

Synopsis : C’est l’histoire d’une famille française juive qui tente d’échapper aux nazis lors de l’occupation allemande en se séparant afin de rejoindre le sud, la zone libre. Un père de famille laisse partir ses enfants seuls dans l’espoir qu’il survivent.

Basé sur une histoire vraie invraisemblable, ce film nous transporte et nous surprend tandis que le contexte a déjà été abordé maintes et maintes fois au cinéma. Il ne retombe dans les clichés que l’on a déjà pu voir. L’histoire de ces jeunes acteurs alors âgés tous deux d’une dizaine d’années est émouvante,  et le choix des acteurs accentue cette sensation.

En effet les deux jeunes garçons Dorian Le Clech dans le rôle de Joseph Joffo et Batyste Fleurial dans celui de son grand frère Maurices sont époustouflants. Une démonstration d’une relation fraternelle forte, un couple de frères près à tout pour se sauver l’un et l’autre, que dépeint Joseph Joffo dans son ouvrage ainsi que dans toutes ses interviews.

A son habitude Christian Duguay base le récit autour de la figure paternelle qui a une place de second plan mais essentielle dans ce film. Place que le père possède moins dans l’ouvrage et que beaucoup ont jugé trop absente dans la première adaptation.

Pour ce rôle fort, Duguay met en scène Patrick Bruel, une icône du cinéma français au physique rassurant qui colle parfaitement avec le rôle qui lui a été attribué. D’autant plus qu’il est lui-même père de jeunes enfants, mais a déclaré que lui, n’aurait peut-être pas eu le courage de laisser partir seuls ses garçons.

Pour l’accompagner l’ancienne étudiante des cours Florent Elsa Zylberstein, que l’on avait beaucoup aimé dans le film Un+Une au côtés de Jean Dujardin de Claude Lellouche, mais qui revient ici avec un rôle beaucoup plus sombre et difficile. En effet il est dur de croire qu’une femme ait la bravoure d’abandonner ses enfants dans le but unique de leur permettre de survivre. Ce rôle lui tenait à cœur, car est elle-même descendante de parents ayant connu l’oppression, et son père connaissait le père Joffo dont il était client au salon de coiffure.

On retrouve également Kev Adams qui ici épouse le rôle d’un résistant de guerre, loin des rôles humoristique d’ados qu’il lui collent à la peau.

Bien que les personnages soient l’élément central du film, la qualité de tournage notamment les couleurs des images apportent une touche esthétique à l’œuvre avec un effet vintage très joli. Certaines scènes néanmoins, sans pour autant être trop nombreuses font échos au contexte sordide dans lequel l’histoire prend place.

C’est un film très réussit à voir en famille, et une bonne manière de démontrer l’histoire aux jeunes qui pourraient être plus réceptifs face à des personnages principaux jeunes et amusants.

Sortie : 18 janvier 2017
Durée : 1h50
Pays : France
Réalisation : Christian Duguay
Interprétation : Elsa Zylberstein, Patrick Bruel, Christian Clavier, Kev Adams, Dorian Le Clech, Batyste Fleurial
Bande Annonce :

Tendrement,
Alexandra Givanovitch
Le Beau Bug 

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