Paillette – To Hide

© Anne-Laure Etienne

On n’avait pas entendu de production néo-classiques aussi élégante, aussi fine depuis Agnes Obel. Alors, lorsqu’est tombé dans nos oreilles le premier EP de l’auteure-compositrice Paillette, dénommé To Hide, nous avons été plus que conquis. Piano, violoncelle, ambiance à la fois chaleureuse et intimiste, le tout accompagné d’un grain de voix captivant et qui ne laisse pas indifférent… Paillette n’est pas seulement une artiste à suivre, c’est une artiste que l’on a envie de suivre.

Quelques notes langoureuses de violoncelles suivies de près par des accords bruts de piano, nous voilà d’ores et déjà plongés dans l’univers de la productrice sur le titre Abyss. Et si la mélodie nous enveloppe doucement, les frissons se font sentir dès les premiers sons de voix que Paillette nous donne l’occasion d’entendre. Voix soul, légèrement écorchée et d’un timbre plus grave que la moyenne, nous avons immédiatement envie d’en entendre plus, de comprendre qui elle est.

On passe donc au titre Dream : si son prédécesseur Abyss avait pour caractère d’être assez mystérieux, Dream évolue sur le ton de la confidence et de l’introspection, se rapprochant des dynamiques de Birdy qui nous charmait de son titre People Help The People.

Les morceaux suivants suivent le même schéma : chaque titre est une parcelle bien définie de l’univers de Paillette. Aucun titre ne se ressemble. Si Goldfish est la synthèse de ce qui semble être une torture intérieure, Under My Skin est l’incarnation même de la mélancolie humaine.

Mention spéciale au titre Go Away, certainement le titre le plus hypnotique, et, paradoxalement, le plus entraînant de l’album. Par entraînant il ne faut pas pour autant comprendre “joyeux”, car ce titre ne l’est en aucun cas. Il est entraînant, car on se laisse embarquer, en plus du chant de Paillette, par les subtiles vagues sonores provoquées par la répétition étrangement relaxante de ces deux mots, “go away”.

Une des productions de l’auteure-compositrice s’est vue illustrée en images. Il s’agit de Goldfish, et, si jusque là, vous croyiez avoir vécu par procuration une vie mélacolique au travers de son EP, on vous laisse en reprendre une double dose avec ce clip.

Paillette est le pseudonyme d’une auteure-compositrice interprète, dénommée Marie Robert. Virtuose au piano, elle se fait accompagner pour cet EP d’une violoncelliste, Aude Reynoud, ainsi que d’une équipe de production aussi bien pour l’EP que pour le clip. Elle cite par ailleurs elle-même dans ses références Agnes Obel, mais aussi Ibeyi, Sampha ou encore Soley.

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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