Noname – Telefone

Un flow rythmé et nonchalant comme celui de la nouvelle pépite de la soul, Noname! Retenez bien ce nom s’il ne vous est toujours pas connu. Tout droit sortie de Chicago, cette jeune Illinoise de 24 ans s’adonne au slam depuis 6 ans. Après quelques apparitions sur les albums de Chance The Rapper, Kirk Knight ou encore du Social Experiment et sous des airs de Jamila. Cette fois c’est seule que la poète du hip-hop nous vient avec sa première mixtape intitulé Telefone, sorti ce 31 juillet.

Noname s’exécute pour un premier projet : seule au micro elle y invite Cam’Obi, The Mind, Akenya, Eryn Allen Kane, Raury, Xavier Omär et encore quelques noms, pour une mixtape aux avant-goûts d’album. Une nouvelle poète dans le monde du hip-hop comme éternel renouvellement du genre, Telefone est un recueil de ses doutes qu’elle nous partage en toute intimité baladé au son du piano et du xylophone. Du spleen mais aussi de l’espoir, Noname nous laisse lire en elle comme dans un livre ouvert. C’est par son débit de parole que Noname réussie à nous couper le souffle le temps de 10 tracks. Ce qui est bon dans tout ça, c’est le beat, tout posé et de matière organique, le résultat n’en est que plus pur.

Yesterday comme introduction, c’est sa voix qui arrive à nos oreilles comme la douceur d’une âme en peine pleine de réconfort. Du slam au rap, du rap au chant elle nous y balade de façon délicate pour une ouverture à sa mixtape très prometteuse.

Telefone comme premier chapitre qui nous en apprendra plus sur ce qui fait que Noname est Noname. Mais alors qui est-elle? Une fille pleine de questionnements, Freedom décèle son mal-être porté par un sample de Nina Simone, sa poésie s’y prête, comme le blanc de fin où l’instru suffira à nous dire ce qu’elle ne peut par les mots. Se suit Casket Pretty, d’un air mélancolique et répétitif elle revient sur les violences policières faites aux afro-américains, elle y pose alors son engagement, de même sur Bye Bye Baby où la douceur entremêlée de sa voix et l’instru reviennent sur l’avortement.
C’est par Shadow Man que se clôture son premier chapitre, accompagné de Phoelix, Smino et Saba, et pas des moindres par la justesse du tracks final. Éternel coup de cœur, l’ouverture en chœur de ces voix masculines toute en finesse porté par le flow impénétrable de Noname, semblable à une caresse, c’est jusqu’à la dernière note qu’on attend pour un (éternel?) Replay!

De son vrai nom Fatimah Warner, celle ci voit le jour en 91 dans le quartier de Bronzeville à Chicago. Elle se berce des grands noms du blues comme Buddy Guy ou encore Howlin’Wolf. C’est le goût de la musique qui l’entraînera à passer son temps dans le projet YOUMedia, réseau de jeunes artistes où elle y rencontrera Chance The Rapper. Son intérêt se porte avant tout sur la poésie et le slam, elle commence alors à monter sur scène ouverte et y déballe ses textes. C’est de là qu’elle se tourne naturellement au rap, pour une première apparition sur la deuxième mixtape de Chance The Rapper Rap Acid avec Lost. S’en suit alors de nombreuses apparitions en collaboration avec Mick Jenkins, Wonderkind, Kirk ChevalierTelefone lance alors le début d’une belle histoire musicale avec un premier chapitre, pleins d’espoir sur ce qu’elle nous réserve. A suivre…!

Noname sur les internets :
Son Facebook
Son Soundcloud
Les paroles Casket Pretty

Tendrement,
Laurène,
Le BeauBug.

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