NIKI NIKI – Absence

© Camille McOuat

Le retour à une vibe eighties, on y a tous assistés. Que ce soit au travers des morceaux du duo parisien Agar Agar ou au sein de toute la communauté disco et house, impossible d’y avoir échappé. Cependant, voilà un groupe qui, en puisant dans ces sonorités vintage, apporte un très grand vent de nouveauté que l’on n’avait pas encore eu le temps  de voir venir. À mi-chemin entre les instrumentaux de Christine and the Queens et de la voix soul de la chanteuse d’Hyphen Hyphen, bienvenue dans le monde couleur néon de NIKI NIKI.

Absence, leur premier album, est un condensé de nombreuses émotions traduites aussi bien en mélodies qu’en couplets en langue anglaise, ainsi qu’une plongée vers des mélodies de plus en plus minimalistes. Et bien qu’on vous conseille de l’écouter d’une traite, s’arrêter sur quelques morceaux phares est ici de mise.

Après un prélude introduisant l’univers de l’album, entre en scène le morceau Pink Sorrows. Avec un titre aussi visuel, il est logique que l’on retrouve au sein de cette bande sonore pléthore d’influences. Et si le synthé eighties est de la partie, c’est également des sonorités empruntées à la trap qui viennent ponctué un chant quasi androgyne, omniprésent plus que puissant, et d’une nostalgie que l’on attendait que peu sur le refrain !

S’ensuit le titre phare de l’album, qui lui donne d’ailleurs son titre : il s’agit bien là d’Absence, dont l’univers rythmé peut se résumer en une seule phrase, issue du refrain.

« Your absence takes up all the space » 

On opère un petit bon temporel ; attardons-nous sur le titre Glorious Dayz. Il surprend dès les premières notes. Pourquoi ? Parce que nous ne nous attendions pas, sur un album aussi électronique que celui-ci, à trouver des notes de guitare (pourtant électrique) comme élément principal de la mélodie d’un morceau. Et pourtant cette dernière est diablement efficace. Sur Glorious Dayz, on plonge dans les abîmes de ce qui semble être le mélange de soul, de blues et de synthpop, et le mélange est magnifique, mélancolique et pourtant lumineux à souhait.

Enfin, mention spéciale pour ce qui est certainement le titre le plus ambitieux de l’album : Statues. Langoureux sans être sensuel, mélancolique sans être triste, Statues est un titre progressif, inspiré de ballades rock alternatives, sur lequel se mêlent voix masculines et féminines, pour finir en apothéose, en véritable gospel abstrait. Perera Elsewhere et Beach House n’ont qu’à bien se tenir.

Et parce qu’il est rare d’entendre des versions alternatives de titres électroniques, nous partageons avec vous une version « unplugged » d’un titre qu’on vous laisse découvrir par vous-mêmes : Til Sunday, encore un bijou de pop alternative.

Et si vous n’en avez pas eu assez, sachez qu’ils ont déjà commencé à explorer cet univers sonore et visuel dans leur précédente sortie, au titre éponyme de NIKI NIKI.

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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