MUDDY MONK – ULTRA TAPE

On dirait bien que personne n’avait encore jamais fait ce que Muddy Monk a fait dans Ultra Tape. Et on n’en revient pas.

À coup de mélodie au synthé et de beat chic des années 80, Guillaume Dietrich ressuscite la pop et les mots blêmes.

Alors que sa longue ride débutait il y a deux ans de cela, on se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Perdus au carrefour de l’élégance et de la folie des yéyés ou bloqués au feu du romantisme d’antan : c’est ici que l’on se place.

Muddy Monk laisse s’échapper les cris de son coeur et nous les avons rattrapés au vol. Autant dire qu’il ne faut pas avoir fait partie de l’équipe des Yankees pour gagner la partie : ils nous arrivent droit au coeur, sans même que l’on ait besoin de s’élancer.

« Mais si ruisselle encore ton corps mon cœur alors, je saurai donner ce qu’il y avait en moi »

Nous sommes sûrs qu’après avoir écouter cet EP, vous en voudrez Encore un peu. Par miracle, il se trouve que c’est un des 5 titres. Il est question de temps et de fragilité des corps. Arrache-coeur ou pansement, l’ineffable recette qui guérit les lourdes blessures de l’amour est là. Alors, prendre le large où s’accrocher à l’amour disparu : à vous de choisir.

Laissons nous glisser à la place. Mylenium, c’est le ruisseau de la passion, la sueur de l’étreinte et la place de l’enfant amoureux qui hésite depuis 20 minutes à demander de danser corps à coeur un slow. C’est les mots bleus, les bleus au coeur. Il pose la question : si l’on est condamné à foncer droit dans le mur, alors pourquoi ne pas le faire ensemble ?

« Du vent, ton amour et des lèvres, et tout se finira »

Un jour, on sait que Tout ça volera. Un titre interstellaire, échappé de la voûte céleste, trop lointaine pour même penser à l’atteindre. Un jour, tout ça finira, des altérations aux infaillibilités.

Le Magnolia refleurit, sans hésitations. Tandis que nous empruntons de dangereux détours. Et si nous nous laissions aller au rythme des saisons, et que pour une fois, nous ne souhaitions pas guérir à toute vitesse ? Et si nous prenions le temps qu’il faut, pour fleurir avec grâce ?

« Si on quitte ses rêves, comment c’est la vie ? »

Pour cela, on a peu de réponses à apporter, mais on est sûrs que vous la trouverez par vous-même.
Les saisons ne sont qu’un éternel recommencement. Si l’on n’éclot pas de sitôt, c’est peut-être que nous sommes encore trop jeune pour supporter le poids du vent, mais que bientôt, de notre hauteur majestueuse, nous surplomberons les allées ensoleillées. C’est ce que fait Muddy Monk avec cet EP.

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Tendrement,
Louise Lecluse
Le Beau Bug

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