Mlle Chat-Chat – Styliste, illustratrice de mode et d’un tas de trucs

Mademoiselle Chat-Chat, un nom qui parait pourtant si innocent mais qui cache une personnalité belle et bien forte ! C’est grâce à l’association Soulville et son fondateur, Hermann (artiste à découvrir prochainement) que le Beau Bug a rencontré cette artiste rayonnante ! Toute juste arrivée de Paris à Toulouse, elle apporte un peu de fraicheur à vos tenues masculines, et oui messieurs soyez en ravis ! Styliste mais aussi illustratrice de mode elle égaie le papier de couleurs, d’humour et d’engagement ! L’un, n’allant pas sans l’autre c’est un petit bout de femme au caractère bien trempé que le Beau Bug vous invite à découvrir ce lundi…

Pour  en savoir encore plus, le Beau Bug est allé à sa rencontre. Entrevue aboutissant à un échange copieux pour vous : lecteurs avides de découverte artistique sous toutes ses formes. Entre stylisme, illustration, vie personnelle, expérience, sentiments, humour et confidences nous avons l’honneur de vous présenter Mademoiselle Chat-Chat !

C’est quoi exactement « illustratrice de mode » ?

Le mouvement d’illustration de mode c’est quelque chose qui existe depuis longtemps et qui est apparu autour de 1900 avec l’arrivée de la haute couture. A la base ça faisait partie des croquis que les créateurs faisaient en amont de la création du vêtement. Et petit à petit ça a été utilisé par les journaux de mode, notamment Elle, Marie Claire et autres… qui ont commencé à les travailler et à les faire paraître. Phénomène qui a été un peu perdu de vue et réutilisé il y a une dizaine d’années avec des illustratrices connues : Garance Doré par exemple. A cette époque et encore aujourd’hui ces dessins sont utilisés pour présenter des réalisations qui ont déjà été créées ou vues dans des défilés. Il s’agit donc ici d’un univers féminin issu de la mode mais qui s’est un peu affranchi de la création du vêtement à proprement parlé. Affranchissement notamment humoristique comme dans les « Do et Don’t » (magasine Jalouse) de Marie Perron.

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Ton métier c’est donc illustratrice de mode mais tu rajoutes «  et d’un tas de trucs » ?

J’ai voulu jouer sur ces codes d’illustration de mode en m’en affranchissant le plus possible. J’utilise par exemple des représentations « d’humanimaux» (mélange d’humains et d’animaux) mais aussi d’objets. Ça peut aussi être des dessins qui tendent plus vers l’artistique ou au contraire, très éloignés de la mode quand il s’agit de commandes bien précises. L’idée c’est de me revendiquer comme appartenant à l’univers de la mode en ne m’interdisant pas d’illustrer autre chose que des vêtements.

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Ta formation ? Ton parcours ?

J’ai débuté avec un bac d’arts appliqués à Montaigu, à coté de Nantes. Trois ans en internat à beaucoup dessiner. Après le bac il a fallu choisir une formation, je n’ai pas choisi la mode par préférence au design ou à la communication visuelle mais plus parce que les profs m’y ont un peu poussée. Il s’est avéré que je me suis beaucoup amusée pendant deux ans. J’ai donc intégré une école de mode plus technique à Paris avec un stage en alternance. A la suite de quoi je me suis lancée, d’abord en tant qu’assistante styliste et aujourd’hui j’ai évolué en tant que styliste à part entière.

Ce que tu préfères faire ?

Il y a beaucoup de choses que j’aime faire ! J’ai adoré être en art appliqué pour l’illustration. Parce que nous apprenions à dessiner, mais aussi, et en conséquence j’ai pris conscience de tout ce qui était possible de produire. Et pour ça, ça a été la période la plus créative de ma vie. Ensuite quand je fais un dessin, je l’aime tout de suite puis au bout de trois mois je m’en lasse. Donc ce ne sont jamais des préférences établies et ça me pousse a créé encore et encore.

Comment as-tu commencé à dessiner ?

Au début c’était mon grand frère, de quatre ans de plus que moi, qui dessinait bien. Il faisait des concours de dessins et les gagnait toujours. Et moi, en méchante jalouse je n’aimais pas donc je me suis mise à dessiner et je l’ai battu. Après c’est avec mon premier job de styliste/illustratrice que j’ai énormément apprécié le dessin main !

Et ton frère il dessine toujours ?

Non il ne dessine plus, je crois qu’il ne s’est pas remis de la raclée que je lui ai mis. (Rires)

Tu travailles essentiellement avec quoi ? (outils, matériaux)

Exclusivement et toujours au crayon à papier, je refuse de m’en affranchir car dans le domaine du stylisme on travaille essentiellement sur ordinateur. Du coup j’utilise des crayons, de l’aquarelle mais je travaille les commandes sur ordinateur comme ça c’est facile de changer un détail, une couleur à la demande du client.

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A partir de modèles ?

A partir d’un peu de tous. J’utilise mon entourage, mon copain, mes amis  qui finissent par devenir des sujets récurrents dans mes créations. Je me documente aussi beaucoup en fonction de la thématique pour m’imprégner des sujets que j’aborde, par exemple pour les « humanimaux » j’ai due regarder la morphologie des animaux.

 

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Tes inspirations esthétiques ?

Je revendique beaucoup ce côté mode, métier qui influence évidemment beaucoup mes illustrations. Les animaux font partie d’une tendance “humanimaux” par exemple qui marche très bien sur des séries de sweat-shirt pour hommes. Je fais aussi du shopping à l’étranger, comme à Londres, source d’inspiration impérissable. Ensuite il y a mon métier qui joue beaucoup, les expos que je visite, les lieux que je découvre, les gens qui m’entourent, j’ai également des amis illustrateurs. Je ne pense pas qu’on puisse revendiquer être à 100% le créateur de ce qu’on fait. Nous sommes plutôt des éponges du monde qui nous entoure.

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On remarque beaucoup d’humour dans tes illustrations, c’est une partie de ta personnalité ?

Je pense, je revendique même le fait d’être drôle. Et surtout j’essaie de ne pas être grave, sérieuse. Notamment dans les  « fucking féminist», un sujet sérieux, où j’apporte une touche d’humour. Il y a des artistes qui arrivent avec beaucoup de talent à transmettre des émotions de l’ordre du « pathos » mais je pense que ma patte est trop légère pour ça. Je suis aussi de l’avis qu’une cause s’entend mieux quand on la porte avec une certaine douceur plutôt qu’avec violence. En plus de ça je ne suis pas quelqu’un de très dark et ça ne collerait pas avec ma personnalité.

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A propos du féminisme, tu peux nous en parler ?

Je pense être une servante féministe, au grand damne de mon conjoint ! Très tôt j’ai remarqué la différence de traitement vis-à-vis de mon frère puis à mon égard et en grandissant j’ai pu observer le faussé qui se creusait à l’âge adulte entre les femmes et les hommes. Pour moi il est inenvisageable d’être traités différemment. A ce sujet il y a ma série sur les « femen », ou celle des « monsieur madame ». La cause homosexuelle me touche aussi beaucoup !  Ça me parait même être plus qu’une cause c‘est une évidence ! Il est essentiel d’avoir le droit d’être qui on veut être. D’ailleurs la valeur la plus importante dans ma vie c’est la liberté, l’idée que je ne rentrerai pas dans une case…

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Tu saurais expliquer pourquoi tes dessins tournent essentiellement autour du personnage ?

A la base je ne cherchais pas à dessiner des personnages quand je gribouillais et c’est ma formation de styliste qui m’a formaté à dessiner des portraits, des silhouettes. Finalement je m’y retrouve et j’aime beaucoup travailler l’humain, les émotions. Il y a beaucoup de choses à transmettre. L’objet on peut difficilement lui faire raconter une histoire alors, qu’à contrario il y a un  côté vivant, entier, sincère en l’homme.

Tu as l’impression d’avoir des périodes marquées par des thématiques ? Des styles distincts ?

Ah oui ! J’ai totalement des périodes ! Des phases où je suis très active et d’autres où je le suis moins. Entre temps je fais des pauses plus ou moins longues, elles peuvent parfois durer six mois. Ce qui me permet de prendre le temps d’observer ce qui se passe et ensuite d’avoir l’envie qui me reprend pour faire quelque chose de nouveau. C’est certainement lié à de la lassitude. Ce qui est géniale quand on fait une activité dont on ne dépend pas (le dessin ici) c’est qu’on n’est pas obligé de se contraindre, je prends le temps de prendre du plaisir. 

Tu te sens plus proche du dessin ou du stylisme ?

Au quotidien je me sens naturellement plus styliste qu’illustratrice car c’est mon métier et je consacre énormément de temps aux collections. Pourtant, je me souviens toujours avoir voulu dessiner, la mode est venue après coup, par opportunité. Mais la dernière profession que j’aimerai faire c’est l’illustration, pas le stylisme.

Tu aurais un mot pour définir le propre style vestimentaire de tes dessins ?

Déjà je suis styliste pour homme, ce qui est d’ailleurs à l’opposé de mes illustrations féminines… Je préfère l’homme car c’est du vêtement plus maitrisé, plus subtile, moins volatile. J’aime faire du textile sensible, joli, dans le détails et surtout pas du spectaculaire. Je veux transmettre des émotions sans pour autant produire du grandiloquent. Le problème qu’il existe aussi dans la mode féminine c’est que les tendances sont très fortes et en deviennent imposées. Par exemple si vous êtes styliste pour femme, que la mode est au léopard et que vous n’aimez pas ça vous serez obligé(es) d’en mettre dans vos créations, il y a donc beaucoup plus de contraintes.

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Ça a due t’apprendre à observer le style des gens, non ?

Totalement, on pourrait même me reprocher le fait d’être un peu snobe. C’est lié à mon domaine professionnel, à chacun son domaine « d’expertise ». Chose qui peut même nous amener à être intransigeants. Ca m’arrive d’être agréablement surprise mais j’ai aussi des constats très durs. Parfois ça pique les yeux et parfois c’est amusant. J’aime beaucoup l’Angleterre encore une fois car les gens prennent des risques, ils peuvent être excentriques jusqu’au mauvais goût ! C’est un vrai bonheur de voir la façon dont ils arrivent à casser les codes ! Et au contraire c’est dommage de porter des vêtements tristes et ratés à la fois…

Une remarque, une critique, un conseil qui te vient régulièrement en tête quand tu vois les gens dans la rue ?

Alors… (Hésitation) Je milite contre Desigual, je pense que la majorité des stylistes vous diront la même chose que moi ! C’est une aberration stylistique !

Ça a changé ton propre style vestimentaire ?

Totalement ! Je venais d’une petite ville de province et en arrivant à Paris déjà j’ai dû faire un travail sur moi-même ! Ville où l’apparence conte beaucoup, l’intégration passe par là. C’est à la fois facile et difficile car on change mais on s’adapte aussi à l’environnement dans lequel on évolue. Je suis également influencée par mes amis, mon environnement, ce que je vois. Aussi, quand on fait un métier tel que le stylisme il est parfois plus compliqué de faire du shopping. Je connais bien le produit : je sais quelle est sa valeur d’origine, je vois ses défauts de coupe, de matière…Ce sera donc moins anodin de passer à l’acte d’achat qu’une consommatrice lambda.

Tu as déjà porté des vêtements que tu as créés ?

En théorie non car je suis spécialisée dans l’homme mais je ne suis pas du tout contre l’idée de mélanger les dressings ! Des fois même je vole les fringues de mon conjoint. Ce qui veut dire que je les créé, je lui offre puis je lui vole ! (sourire fier)

C’est réellement compliqué de percer dans le monde de la mode ou c’est plutôt une légende ? Comment ça s’est passé pour toi ?

C’est hyper difficile ! Je pense que c’est très compliqué et que ça ne dépend malheureusement pas forcément du talent. Et il y a aussi les facteurs chance et réseaux qui jouent ! Pour ma part, je pense être tenace et chanceuse. Mon maitre de stage sortait tout juste d’un contrat et avait besoin de quelqu’un, ça a été ma chance ! C’est devenu un milieu très bouché car il y a beaucoup d’écoles privées qui ouvrent et donc un grand nombre de diplômés qui en sortent. La place n’est alors pas forcément aux meilleurs mais plutôt à ceux qui savent s’accrocher et qui créent leur propre chance.

Quelques-uns de tes gros projets ?

Mon mariage (rire) ! En fait, je devais faire une exposition en collaboration avec le directeur artistique de la boutique Bref  ( http://www.bertrand-durain.com/ ) de Toulouse, spécialisé en objets d’arts contemporains.  Evènement qui aurait dû être annuel et dont la visée était de réunir des illustrateurs. En plus de ça, nous avions prévu un programme intéressant d’itinérance. Malheureusement nous avons dû le mettre en stand bye pour consacrer du temps à nos occupations personnelles. Ce qui me laisse la chance de préparer mon mariage, un monde que je découvre avec mon futur mari ! C’est super intéressant je m’improvise graphiste, on s’amuse avec les  « do it yourself », le design, la création de site internet… Lui, étant concepteur web, et moi styliste nous nous découvrons un peu plus et nous nous enrichissons dans nos activités professionnelles respectives.

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Tes rendez-vous art préférés à Toulouse ? A Paris ?

A Toulouse je tiens d’abord  à souligner « SoulVille » qui a fait une exposition collective en début d’année. En plus, Hermann (http://www.hermann-artist.com/) qui à l’origine du mouvement, a su bien se débrouiller, et j’ai l’impression que c’est innovant quant à la prise de risques. Chaque artiste avait sa propre personnalité, entre peintres, illustrateurs et DJ ça a donné quelque chose de très intéressant. Après il doit certainement y avoir beaucoup de choses que je ne connais pas car je ne suis pas à Toulouse depuis longtemps.

Et puis à Paris il y a évidemment plein de choses. Les jeunes artistes ont la place d’exposer en galeries… J’ai notamment un ami, Léo Dorfner qui a exposé ces temps-ci. Puis il y a plein de choses que je ne vois pas vu que je n’y suis plus. C’est impossible de lister tous les évènements car il s’en passe une centaine à la semaine rien qu’en art…

Tu peux nous parler du monde artistique à Toulouse ? A Paris ?

A Paris c’est beaucoup plus difficile de percer étant donné le nombre d’artistes. En revanche, et en conséquence, les expositions sont obligées de prendre des risques pour se démarquer. C’est donc moins établi qu’à Toulouse, très consensuel, frais, neuf… Par exemple, l’illustration à sa place en galeries contrairement à Toulouse où beaucoup de galeries restent sur des créations très traditionnelles, acte moins risqué pour les potentiels acheteurs/collectionneurs.

De ce fait j’observe des mouvements alternatifs qui se forment, comme SoulVille, mais aussi dans d’autres domaines tels que la musique. La Petit par exemple, qui a beaucoup de succès.

Le stylisme, c’est un peu le rêve de petite fille, tu en dis quoi ?

Le stylisme, ce n’est pas du tout ce qu’on imagine. C’est un métier à la mode que les gens ont l’habitude de « côtoyer » à la télévision par exemple. Pourtant c’est très loin de ce qu’on imagine. Souvent mes stagiaires arrivent en pensant qu’être styliste c’est être créateur. Or, les créateurs montent leurs marques, ce qui relève plus de l’artistique. Le stylisme c’est savoir créer des vêtements pour une marque qui n’est pas la sienne, il faut donc s’adapter, acquérir des clients, leur plaire… Il faut aussi prendre garde à ne pas faire vieillir la marque et être original de façon dosée. Il faut également avoir une certaine sensibilité aux chiffres. La marque a besoin d’employés qui vont vendre le produit et non pas d’artistes. Néanmoins, c’est toujours flatteur de voir une personne qui porte les vêtements que vous avez créé.

Pourquoi « Mademoiselle Chat-Chat » ?

C’est toute une histoire… Avant d’être styliste je me cherchais en faisant beaucoup d’expositions avec différemment moyens de représentation comme le design, la sculpture… j’ai dû trouver un pseudo parce que mon patron ne voulait pas du tout que je fasse une activité à côté du stylisme… Lors d’une exposition collective je découpais des petites têtes de chats dans du tissu. Personne ne se connaissait et les gens se sont mis à me surnommer « Chat-Chat ». Puis c’est resté, maintenant mes amis m’appellent comme ça et j’ai rajouté « mademoiselle » pour le côté mode.

Ah oui ! Je tiens aussi à préciser que je me suis faite black listée par Facebook, ne voulant pas dévoiler ma vraie identité j’ai complété par un prénom complétement « fail ». C’est pour ça que des nouveaux réseaux sociaux se forment tel que Elo, plateforme à laquelle de nombreux artistes sont inscrits !

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Et la blague, tu as un chat ?

J’ai un chat, il s’appelle Patrick, il est génial ! Il est énorme (5.6Kg). Je voulais que ce soit mon fils parce que lui aussi il est roux ! Justement, sur ma page Facebook il y a plein de photos incroyables !  C’est les aventures incroyables de Patrick le chat roux !

C’est quoi un Beau Bug pour toi ?

Un quoi ? Ah ! C’est-une-bonne-grosse-loose. Genre l’ordinateur a bugé avec une telle classe qu’on est dans une bonne grosse *** et que la seule chose qui nous vient à l’esprit c’est « What the fuck ? »

Sur ce, le Base Art vous laisse découvrir son site web http://mllechatchat.com/index.php pour suivre ses créations pleines d’esprits et de chaleur. Heureux ceux qui tomberons sous le charme de cette artiste qui a su garder sa personnalité enfantine, personnalité qui cache une femme forte et sûre d’elle aux idées bien fondées! A dans deux semaines, pour toujours un peu plus de beaux bugs et de fraîcheur artistique!

Tendrement,
Clémentine Picoulet,
Le Beau Bug