Machete Kills de Robert Rodriguez

Robert Rodriguez a encore frappé!!! Plus inspiré que jamais, le meilleur pote de Quentin Tarantino, à qui l’on doit déjà les cultes Une Nuit en Enfer, Desperado, Sin City et Planet Terror, offre un second volet à l’un des meilleurs personnages qu’il ait inventé, et qui apparaît d’ailleurs dans bon nombre de ses films: Machete.

Machete Kills c’est du cinéma jubilatoire, une grosse série B déjantée restant dans le genre Grindhouse qu’affectionne tant le réalisateur. Le cinéaste offre toujours la même folie qui l’anime lorsqu’il se pose derrière la caméra, repoussant absolument toute limite, et toute logique pour notre plus grand plaisir.

L’invraisemblable pitch: Le président des Etats-Unis confie une mission suicide à Machete : sauver le pays d’un redoutable chef de cartel mexicain, qui menace d’envoyer un missile nucléaire sur le sol américain.

Un film n’a jamais aussi bien porté son titre, Machete Kills et il “kills” à foison sans se poser de question. Robert Rodriguez s’amuse à faire de ce qui pourrait paraître un nanar quelque chose de brillant, tant chaque détail est pensé et participe à la réussite de ce festival complètement what the fuck. Ainsi, on y retrouve des effets spéciaux volontairement crades et de très mauvais goût, des faux raccords en pagaille, des révélations de situations grotesques et invraisemblables, des personnages qui disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés, et des punchlines digne d’un Stallone.

Mais ce qui fait finalement la différence entre un mauvais film qui rassemblerait ces défauts, et Machete Kills, c’est que ce dernier sait se servir de son ton, et de son ambiance absurde, pour faire rire plutôt que d’exaspérer, tout en étant maîtrisé techniquement, alors qu’il semble ne pas l’être à l’écran.

Grind House

Machete Kills est un divertissement redoutablement efficace, doté d’un côté absurde jouissif, et d’un casting cinq étoiles en total auto-dérision qui uni à l’écran bien sur le tranchant Danny Trejo, la combative Michelle Rodriguez, une Amber Heard sublimée, Sofia Vergara en gérante de maison close sexy, le chicano Antonio Banderas, la sulfureuse Jessica Alba, Mel Gibson en méchant fan de Star Wars, un Charlie Sheen président des Etats-Unis et même Lady Gaga.

Cette dernière rejoint l’équipe du film grâce à Danny Trejo qui lui a proposé en la trouvant chez son tatoueur préféré. Tout le monde est le bienvenu dans la famille Rodriguez, en effet le casting de Machete Kills comprend aussi deux stars déchues dont les frasques ont été rendues célèbres : Mel Gibson, qui a défrayé la chronique pour violence conjugale et propos antisémites, et Charlie Sheen, qui s’est tristement fait remarquer par ses clowneries médiatiques.

Autre délire du réalisateur, le film commence par une bande annonce, Robert Rodriguez avait eu l’idée d’une fausse bande-annonce “Grindhouse” intitulée Machete Kills Again… In Space!, où l’on aurait vu notre justicier latino entouré de bimbos spatiales et manier le sabre laser. Ce projet en marge n’a finalement pas vu le jour bien que des questions se posent lorsque le film se clôture. Allons nous voir un jour Machete dans l’espace se battre contre un homme masqué interprété par Léonardo Di Caprio comme présenté dans la fausse bande annonce…
Ce projet fou ne l’est pas forcément dans l’ esprit d’un Robert Rodriguez ou d’un Quentin Tarantino.

Pour conclure, Machete Kills est un grand n’importe quoi déjanté sauce Rodriguez jouissif à souhait. Amateur de film intellectuel passez votre chemin, ici film totalement décomplexé de testostérone pure où il n’est pas nécessaire d’entrer dans la salle avec son cerveau. L’absurde des situations, des scènes d’actions, des répliques totalement barrées font de ce titre un petit bijou du cinéma Grindhouse. Du pur bonheur pour les amateurs de série B.

La Bande annonce VOSTFR:

Tendrement.

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