Lous and The Yakuza – Gore

On s’est souhaité une belle année 2020 il y a presque un an, et si pour l’instant nous avons du mal à y voir clair, nous aurons au moins eu la chance de voir éclore une nouvelle voix féminine dans la sphère musicale francophone : Lous and The Yakuza. Lous étant le verlan de ‘Soul’ et les Yakuza représentant tous les membres de son équipe qui la soutiennent et l’épaulent depuis le début. L’artiste belge, d’origine congolaise, ne s’inscrit dans aucun style et écrit sa propre histoire, sur une production unique et des textes personnels d’une profondeur et d’une sincérit inégalées.

C’est le 16 octobre dernier que nos playlists ont vu apparaître les nouveaux morceaux de l’artiste. Son premier album s’appelle Gore, réalisé par El Guicho, producteur de Rosalia, et ses 10 morceaux tournent en boucle depuis leur arrivée. Ambiance ténébreuse, mystérieuse, le monde de Lous and The Yakuza se dévoile petit à petit, laissant apparaitre une poésie riche de vérité et de messages aussi poignants les uns que les autres. La jeune femme s’offre à nous, nous raconte son parcours, et nous ne pouvons que confirmer qu’elle mérite le succès.

Gore commence avec Dilemme, morceau qui a fait décoller Lous il y a un an.
L’histoire racontée n’est autre que la sienne, une vraie mise à nue, preuve de réels tourments qui la bouleversent. Après avoir été reniée par sa famille suite à sa volonté de faire de la musique son métier, elle n’a cessé d’entretenir une relation contradictoire avec sa passion puisque c’est cette dernière qui l’a éloignée de ses proches. Elle a avancé seule mais aujourd’hui accompagnée de ses Yakuza, elle est plus forte que jamais.

C’est depuis l’été 2020 que son nom s’affiche de plus en plus régulièrement sur nos réseaux et nos plateformes. Bon acteur sort sur COLORS et nous avons été subjugués. C’est à partir de ce moment là que nous avons commencé à réclamer un album pour assouvir notre besoin d’en avoir toujours plus dans les oreilles.

“Je ne sais plus fermer les yeux
Je vis mon rêve alors je ne dors pas”

Téléphone sonne est l’une des découvertes de l’album et très certainement l’un de nos coups de coeur. Cette pépite précède Dans la hess, morceau autobiographique de ce qu’a traversé Lous pour en arriver là. L’artiste parle encore de la solitude, dont elle ne se défait pas, de ses appels à l’aide, et du succès qu’elle touche de près aujourd’hui.

Véritable ode à l’amitié, Amigo s’écoute et se regarde. Le clip est esthétiquement riche, la mettant en scène dans des lieux où son corps s’illumine. L’artiste commence seule pour terminer avec ses Yakuza, dansant au rythme de sa voix et d’une mélodie entrainante.

“Les diables n’ont pas de couleur
Lâches, ils sont venus à plusieurs
Je n’ai pas vu mes agresseurs
Je me souviens juste de leurs odeurs”

L’avant dernier morceau de l’album est une nouvelle introspection. Quatre heures du matin est un message poignant sur les violences sexuelles dont l’artiste et autres femmes ont été victimes. L’ambiance est ténébreuse, lente et envoûtante. Lous se dévoile une nouvelle fois, nous mettant une réelle claque tant par la puissance de son texte que par son courage qui font de ce morceau notre coup de coeur.

“Pourquoi le noir n’est-il pas une couleur de l’arc en ciel ?”

Comment mieux terminer Gore qu’avec Solo ? Ces 3 dernières minutes résument le récit qui vient de nous être conté. Quoique l’on dise, on restera solo, mais au moins accompagnés de cette belle découverte musicale. Merci Lous.

On aurait voulu plus de morceaux sur ce premier album mais chaque écoute est une redécouverte et Lous est convoitée par de grands noms du rap notamment avec ses featuring sur COEUR EN MIETTES avec Damso et Laisse moi avec Hamza qui nous ont laissés sans voix à leurs sorties.

Si ce premier opus vous a plu, découvrez son interview pour Clique Talk :

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Tendrement,
Louise Dornier
Le Beau Bug

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