Lorde – Melodrama

Lorde-Melodrama

Il aura fallu attendre quatre ans pour que Lorde revienne sur le devant de la scène avec un album tout autre, dénommé Melodrama. Et si du haut de ses 16 ans elle nous avait bluffés avec un premier album d’une maturité détonnante (Pure Heroine), nous avions peur qu’après tant de succès la claque auditive ne soit pas au rendez-vous. Heureusement, il en fut tout autrement. Retour sur un album qui explore une part cachée de la chanteuse.

Si la plupart des stars de la pop music marquent leur retour par le biais d’albums toujours plus longs, Lorde s’en tient à un format court, de dix titres. Il commence par celui qui a déclaré son retour, Green Light, avant d’enchaîner avec un des morceaux les plus attendus de son album, Sober. Il surprend une première fois par les vocals du début, puis une seconde par son rythme construit sur des percussions organiques, brutes. On retrouve sa voix si particulière par dessus celles-ci, et on se laisse emporter sur un refrain en plusieurs dimensions : sa voix se voit secondée d’une petite voix qui répète sans cesse la même question :

“But what will we do when we’re sober ?”

S’ensuit Homemade Dynamite, co-écrit avec la chanteuse suédoise Tove Lo. Certainement le titre le plus alternatif de l’album, c’est aussi celui qui rejoint le plus ses premiers pas dans le monde de la musique. Le morceau commence de la même manière qu’un de ses premier succès, Team : sa voix, dans un premier temps très court, démarre avant la musique. Et dès que le refrain entre en action, ce sont des voix surnaturelles qui prennent le dessus, pour un résultat entre un titre gospel futuriste et un titre électronique expérimental. Puissant.

Par la suite, ce sont nombre d’influences qui s’ensuivent : The Louvre est une ballade aux accents pop-rock, et Liability (le deuxième titre dévoilé avant la sortie de l’album) est un monologue brut, chanté quasiment a capella. Hard Feelings / Loveless est un double titre : résolument dark, voix et instrumental sont tout aussi torturés. Ils explorent ensemble les douleurs que cause l’amour. Hard Feelings nous fait traverser en quelques minutes ce que l’on ressent quand on vit un amour difficile ; Loveless, ses conséquences.

“I care for myself the way I used to care about you”

Pour résumer l’ensemble de ce que l’on retrouve comme émotions dans cet album, le clip de Green Light, titre d’ouverture, donne le ton. On vous laisse le redécouvrir juste ici !

Avant que son album sorte, Lorde avait fait sensation en invitant, à l’occasion de son anniversaire, quelques centaines de fans à un concert surprise dans Los Angeles. Au cours de celui-ci, dans une ambiance intimiste, la jeune néo-zélandaise avait dévoilé quelques titres, diffusés au monde entier ensuite sur Youtube, grâce à des vidéos de fans uploadées sur Youtube. On partage avec vous la vidéo de ce live, dans lequel a notamment été dévoilé Sober.

Lorde, de son vrai nom Ella Marija Lani Yelich-O’Connor, est une auteure-compositrice-interprète néo-zélandaise âgée de seulement 20 ans. Si bien souvent les jeunes talents qui percent aussi vite dans le monde musical héritent de la célébrité de leurs parents, Lorde a fait sa place seule, simplement au moyen de volonté, passion, et d’un titre posté sur Soundcloud. Aujourd’hui, ses fans se comptent par millions, et ses titres se voient écoutés plusieurs dizaines de millions de fois sur les plateformes de streaming.

Retrouvez Lorde sur les internets :
Facebook
Twitter
Instagram
Youtube

Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux × 5 =