L’INTERVIEW D’HUGOLOPPI.

Artiste au trait précis et au style minimaliste, Hugoloppi est l’illustrateur à suivre. Son travail polyvalent permet à tous ceux qui le souhaitent de s’identifier : il illustre Roméo Elvis jusqu’à Nina Simone avec sa marque de fabrique et une direction artistique reconnaissable entre toutes. On a eu le plaisir de lui poser quelques questions, vous devez absolument le rencontrer.

1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Hugo aka Hugoloppi, créatif lillois de 24 ans, proposant mes illustrations de portraits hauts en couleur sur des affiches qui deviendront un élément incontournable de votre déco !

2.  Comment définirais-tu ton travail ?
J’illustre majoritairement des portraits en tous genres (sportifs, rappeurs, séries / films, portraits persos…). Mon travail et mon style se veulent minimalistes, contemporains et urbains. Je recherche constamment la simplicité et essaye de trouver le bon dosage dans mes traits et ma colorimétrie pour arriver à un résultat à la fois simple et complexe.

La simplicité de mon travail s’explique par l’absence du visage et la complexité par la reconnaissance presque immédiate de la personne représentée, même sans le visage ! Je recherche également constamment de nouveaux jeux de couleurs afin de dynamiser mes créations et qu’elles accrochent l’oeil.

Un bandeau rouge avec le nom de la personne représentée est posé sur le visage absent, c’est ce qui fait ma signature et la singularité de mon travail..

3. Où as-tu appris le graphisme et l’illustration?
Je suis une personne créative depuis tout petit. Sans avoir pris de cours de dessin, je me suis essayé à tous types d’arts afin de laisser libre cours à ma créativité : la peinture, le graph, le dessin et même la sculpture.

En recherche constante de nouvelles idées créatives, c’est en 2018 que j’ai décidé d’investir dans une petite tablette graphique premier prix, par simple curiosité, pour tester l’une des nouvelles forme d’art 2.0 : le dessin numérique, auquel je me suis familiarisé, petit à petit, en autodidacte.

4. Comment choisis-tu les personnalités que tu illustres ?
Étant amateur de musique et plus précisément de rap, j’ai commencé à illustrer dans un premier temps exclusivement des rappeurs. Puis, petit à petit, de part l’intérêt suscité par mes créations, j’ai décidé d’élargir mes horizons : football, séries, cinéma, sneakers… tout en restant cohérent avec ma ligne de conduite à savoir : dessiner des personnalités que j’affectionne.

Certaines personnes peuvent apprécier mon style mais ne se reconnaissent pas forcément dans mes choix et inspirations de portraits, c’est pour ces raisons que je proposent également des portraits personnalisés, sur commande ! (un artiste au choix, une photo de famille, couple, animaux de compagnie…). Ainsi, tout le monde peut s’identifier à mon travail.

5. Ta signature, c’est cette bande rouge sur les yeux où il est inscrit le nom de l’artiste. Pourquoi avoir choisi ça ?
Le bandeau sur les yeux est une idée qui m’est venue presque instinctivement. Lors de ma première illustration, tout était dessiné sauf le visage et je trouvais ça puissant et intéressant de reconnaître immédiatement la personne. Cependant, je trouvais le visage trop vide, trop absent c’est pourquoi j’y ai apposé ce fameux bandeau rouge en guise de signature. Après plusieurs essais, j’ai fini par écrire le nom de la personne représentée avec un point, comme pour compléter mon style et mes illustrations. C’est vraiment la touche finale de mon travail, l’étape que je réalise en dernier.

6. Quels sont les graphistes/illustrateurs/créatifs qui t’inspirent le plus ?
Le pop art est, depuis toujours, le mouvement qui m’a le plus inspiré. D’une part via des créations aux couleurs vives et identifiables. D’autre part, par la volonté de rendre l’art accessible à tous et de ne pas le réserver qu’à une certaine élite. J’affectionne également la volupté des “Nanas” de Nikki de Saint Phalle, ou encore le minimalisme des traits d’Henri Matisse. De manière plus générale, je m’inspire de tout ce qui m’entoure, des créations que je peux voir sur les réseaux sociaux, dans la rue… afin aiguiser mon oeil et de continuellement peaufiner mon style.

7. Pour rendre hommage aux héros de la crise sanitaire, tu as travaillé sur des affiches qui représentent les personnes engagées dans sa gestion. C’était une manière de montrer qu’elles méritent autant de visibilité que les artistes que tu illustres habituellement ? 
Pendant le confinement, mon activité était assez paralysée, ainsi j’ai décidé d’allouer une partie de mon travail en rendant hommage à “nos héros du quotidien”, en prenant à contre-pied mon concept. L’idée était de montrer que nos célébrités en cette période de pandémie n’étaient pas les rappeurs, footballeurs, acteurs et autres… mais bien toutes les personnes qui, au quotidien, prenaient des risques pour nous sur le terrain afin de combattre le virus.

J’ai donc créé une illustration pour le compte du projet Coron[ART]virus, lancée par le magazine lillois ISSI Mag, visant à réunir des créations de divers artistes sur le thème du Covid dans un livre, dont les bénéfices des ventes ont été reversés à l’institut Pasteur et au CHU de Lille pour la recherche.

Sur mon illustration, on retrouve une infirmière, une caissière, un éboueur et un livreur que j’ai intitulé “Nos Héros du quotidien”, dans le style des affiches de film de super-héros, pour le clin d’oeil.

8. Sur ton site web, tu proposes des illustrations de sneakers. La mode, ça compte pour toi ?
La mode, et le streetwear notamment, font partie de mes inspirations. Aujourd’hui, les marques travaillent avec de véritables artistes pour designer et conceptualiser leurs produits. Certaines paires de baskets s’apparentent pour moi à de véritables oeuvres d’art, de part les mélanges de matières, les formes inédites, les choix de couleurs… C’est inspirant de recréer dans mon style certaines sneakers que j’affectionne mais qui sont malheureusement trop rares ou inaccessibles pour la plupart. Une jolie affiche, c’est un petit lot de consolation pour toutes les personnes qui n’ont pas pu se les procurer !

9. Avoir créé sa micro-entreprise à 24 ans, c’est une vraie réussite. Qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer dans cette aventure ?
Après avoir validé mon master dans la communication et bouclé mon alternance d’un an et demi en tant que chargé de communication, je souhaitais vraiment travailler à mon compte. J’ai commencé en créant ma micro-entreprise en 2018 et en proposant diverses prestations dans la communication stratégique et visuelle aux entreprises. Par le hasard et la force des choses, j’ai poursuivi en montant mon projet d’illustrations sur affiche.

On est aujourd’hui dans une ère où les jeunes veulent de plus en plus entreprendre, et privilégient l’expérience et l’épanouissement personnel au détriment de la sécurité de l’emploi.

J’ai toujours eu l’envie d’entreprendre, d’avoir mon propre projet et d’être indépendant dans mon travail, de m’affranchir des contraintes de l’entreprise. Le souci est toujours de savoir: dans quoi se lancer et oser le faire ! À 24 ans, le risque est mesuré et je me retrouve à apprendre plein de nouvelles choses en autodidacte (comptabilité, création de site web, direction artistique, collaboration avec des marques…) et qui me serviront dans le futur !

10. Notre magazine s’appelle Le Beau Bug. C’est quoi pour toi un beau bug ?
Je dirais qu’un beau bug, c’est quelque chose d’inattendu qui s’avère être une belle découverte.
Quelque chose que l’on avait pas prévu ou anticipé dans notre vie, notre travail, nos relations… mais qui finalement en fera partie intégrante.

À titre personnel, je peux dire que lorsque j’ai commencé mes illustrations pour le plaisir, je n’imaginais rien d’autre que les poster sur les réseaux et les partager à mon entourage. Mais un bug s’est produit, et mon style minimaliste et haut en couleur jumelé à la force des réseaux sociaux ont suscité un réel intérêt et de la reconnaissance de la part de mon entourage, de la toile, et même de certaines marques et médias… à mon plus grand étonnement !

Désormais, ce beau bug est devenu mon job et une vraie belle aventure enrichissante et épanouissante !

Et pour vous, nos beaux lecteurs, voilà un code promo qui vous fera bénéficier de 20% de remise sur le site hugoloppi.fr : BUG20. C’est cadeau, mais c’est juste parce que c’est vous.

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Tendrement,
Louise Lecluse
Le Beau Bug

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