L’Interview de Yellow

Hier avec nos deux éditrices Sacha et Clémentine nous avons été invités, par l’école de communication L’ISEG marketing & communication School, à une conférence sur les métiers de la communication dans la musique pour l’occasion nous avons rencontré Yellow. Un artiste aux multiples qualités musicales. Il s’est livré à nous pour une interview sincère et passionnante.

Salut, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Yellow, je suis un artiste Toulousain de la scène Folk et je me produits partout.

Pourquoi Yellow ?
Très bonne question, parce que j’ai fait parti d’un groupe de reggae pendant dix ans et j’avais les cheveux longs et des dreads à la fin. Du coup mes potes m’appelaient Yellow Man parce qu’il y a un artiste africain qui fait du reggae qui s’appelle Yellow Man aussi. Comme je suis resté très ami avec ces personnes la du coup Yellow est resté. D’une certaine manière ça m’a permit de le emporter sur ce projet avec moi.

Tu passes donc de la batterie, à la guitarre, au chant, ça ne fait pas beaucoup d’écarts ?
Non finalement, car tout s’apprend. Ce sont mes potes du groupe de reggae qui m’ont fait gratter mes premiers accords. Et puis j’avais envie de m’exprimer, de chanter. J’ai commencé comme beaucoup dans ma chambre puis la passion a pris le dessus et maintenant je chante partout.

Tu as toujours voulu chanter ou c’est venu au fur et à mesure ?
Le goût de chanter mes chansons est venu plus tard. Au début m’exprimer à travers ma batterie m’allait très bien.
Néanmoins j’ai écrit mes premières chansons très tôt.

Tu passes donc d’une aventure en groupe à un projet solo. Y a t’il un avantage à être en groupe ou être en solo ?
Nous dans le groupe on était 5 et 8 à la fin donc ce qui peut me manquer c’est l’energie des 7 autres personnes. Moi je suis tout seul sur scène, enfin aujourd’hui nous sommes deux donc il y a deux fois plus d’energies. Je suis accompagné de Miss Vero qui touche un peu à tout. La différence avec un projet de groupe c’est que c’est moi qui décide un peu de tout, quand on est 8 dans un groupe prendre une décision ça prend souvent de temps du coup c’est un petit peu plus rapide et puis c’est un autre délire la vie de groupe me manque par moment et parfois je suis bien content d’être seul.

Comment as-tu rencontré Miss Vero ?
Elle fait partie d’un groupe à Toulouse qui est assez connu et qui marche bien. Ma fiancée les aimait beaucoup et elle m’a emmené les voir en concert et de fil en aiguille on a fini par se rencontrer avec Miss Vero. On savait qui on était l’un et l’autre, ça été assez simple et évident.

C’est vrai que dans tes sons on entend un peu cette consonnance reggae, tu l’as fait exprès ?
Oui c’est un truc que j’essaye de garder, après c’est assez naturel je réflechi pas trop rythmiquement à ce que je fais. Je pense que la folk et le reggae sont assez proches rythmiquement parlant. J’aime la chaleur et l’énergie positive du reggae.

C’est vrai que la folk a une connotation plutôt anglaise et toi tu chantes en français …
Oui pour la simple et bonne raison que tout le monde ne comprend pas ce que je chante en anglais, soit la majorité des français. Je pense (sans être insultant) qu’on est pas un pays très anglophone, les gens ne comprenaient pas tout et du coup la langue se transformait. Comme tout artiste j’ai envie d’être entendu et compris.

Par rapport à tes clips, est- ce que c’est toi qui y réflechi ?
Aujourd’hui on est obligé de faire du clip, pour avoir des vues. Par rapport aux réseaux sociaux, à Youtube. On a fait un premier clip qui est jamais sorti car les images n’étaient pas suffisantes. Pour mon premier Ep j’ai eu une idée de clip qui a très bien marché, c’est aussi un désir artistique. Et puis la le clip pour « ma petite vie » c’est un pote avec qui je travaille depuis toujours qui l’a réalisé avec peu de moyens, avec ce qu’on avait mais on est très content de ce que l’on a. Après aujourd’hui on est obligé de jouer sur l’image donc si tu fouilles sur ma chaine youtube il y a pleins de petites choses sympa. Ce sont des idées qui sont nées  autour d’une technique assez simple.
Pour les prochains clips qui arrivent on s’est bien pris la tête, je n’en dirais pas plus !

Il me semble que tu as commencé à te faire connaître en jouant dans des endroits un peu insolites.

Quel est l’endroit le plus atypique où tu as joué, pourquoi ?
Avec un pote en 2009 on tournait dans des laveries automatiques à Toulouse. C’était une super expérience en terme de public, c’était un moyen aussi de me faire connaître, il y avait encore beaucoup de maladresses dans ma musique. Ensuite j’ai fait et je continue aujourd’hui les concerts en appartements je trouve ça assez cool parce que c’est très intimiste, t’as juste besoin de ta guitarre.
J’ai aussi fait un festival dans une église, Falking Church, c’était très sympa mais je l’ai fait qu’une fois parce que ça demande beaucoup de travail.
Malheureusement je suis passé à côté d’une expérience ferroviaire, un festoche dans un train. Mais l’idée c’est de surprendre encore un peu.
Là je m’arrête un peu pour me consacrer à l’écriture et à la naissance de mon fils.

Tes paroles sont très personnelles ou elles sont destinées à toucher tout le monde ?
C’est une bonne question, le but c’est de toucher tout le monde comme tout musicien. Après les paroles sont forcément liées à moi, ce que j’aime c’est les histoires racontées. Comme par exemple un de mes morceaux qui parle de l’addiction, addiction que j’ai vécu dans ma vie. Sur mon premier disque il y a des histoires d’amour. J’ai posé des mots sur ce qui c’était passé à l’intérieur de moi à un moment donné de ma vie.
Là je suis sur un projet, je sais pas encore comment je vais appeler le morceau, mais je pars sur « Quand j’étais petit je voulais être black ». Je me suis remémoré mes croyances d’enfance. Par exemple quand j’étais petit je pensais que lorsqu’on appuyait sur le lecteur cassette dans la machine il y avait quelqu’un qui disait « Ca y est il a appuyé il faut jouer ». On a tous eu une croyance petit ou un délire un peu bizarre.
C’est une forme d’intimité partagée.


Quelle serait pour toi la meilleure forme de reconnaissance ?
La victoire de la musique, passer à la télé et faire la tournée des zeniths (rires). C’est peut-être prétentieux mais l’objectif  est là. J’ai envie de faire ça toute ma vie et faire partager ça à un grand public.

Tu en vis aujourd’hui de ta musique ?
Oui ! J’ai tout plaqué à mes 30 ans et là j’en vis.

Qu’est ce qu’un beau bug pour toi ?
Un mec qui appuit un jour sur un bouton qui fait table rase de la merde dans laquelle on est et recommence tout à zero.

Les indispensables à avoir dans son ipod ?
Bob Marley- Burnin’
Stromae- Batard
Flume et Chet Faker – Drop The Game
Patrick Watson (l’album complet)

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug