L’INTERVIEW DE VIDEOCLUB

Crédits Photo : @pastremi

On cherche toujours à revenir à notre jeunesse édulcorée et à nos premières amours, mais le temps ignore les peines. Certains les entendent pourtant, et soufflent sur nos coeurs abîmés, un air d’Enfance 80. Mais qu’importe les années lorsque reste pour toujours la musique et l’amour. Videoclub, c’est ce à quoi l’on se rattache pour garder en nous le souvenir de ce qu’étaient les Euphories.

On a discuté avec Matthieu Reynaud, le poumon droit de Videoclub et c’est maintenant.

1. Comment présenteriez-vous votre musique aux gens qui ne vous connaissent pas encore ?
On la présenterait comme un projet rétro-pop, électro avec aussi des influences indie ! 

2. Votre nom de groupe c’est Videoclub. Vous êtes passionnés par les années 80 ou plutôt vous êtes nostalgiques des époques que vous n’avez pas pu vivre. Pour toi, qu’est-ce qui ne changera jamais avec le temps : qui était toujours pareil il y a 40 ans et qui sera toujours pareil 40 ans plus tard ? 
Je pense qu’il y aura toujours autant de musique et de nouveautés à découvrir. J’espère qu’on n’arrêtera pas de faire des choses nouvelles.

3. Comment la musique a commencé pour vous ?
Personnellement, mon père était guitariste donc j’ai toujours eu un bagage culturel et musical assez important. Il avait toujours ses guitares à la maison, son matériel de home studio donc, rapidement et naturellement, j’ai utilisé ses ressources sans qu’il ne me tienne la main.  J’ai tout de suite commencé à composer. Pour Adèle, elle aimait bien chanter ses chansons préférées. Elle était fan de Hannah Montana notamment ! 

4 . Comment vous organisez-vous pour composer ?
On est assez complémentaires sur la façon de créer et de composer de la musique. Moi je compose la prod, la base et après ça dépend quels morceaux : il y en a que j’ai écrit seul et d’autres qu’Adèle a écrit seule. Mais on est plutôt complémentaires, on fait ça à deux la plupart du temps. 

5. Quelle est la chose la plus cool dans le fait de vivre cette aventure à deux ?
C’est vrai que la vivre tout seul ça aurait été très différent parce qu’à deux, on se soutient. Au début, il y a eu beaucoup de stress : on a été démarchés par toutes les maisons d’édition et les labels de Paris, et le fait qu’on ait notre cocon à deux et que l’on puisse savoir dire stop et se protéger l’un l’autre, c’est ça la vraie différence de vivre l’aventure à deux. 

6. Votre album Euphories est sorti en janvier. Ça fait quoi de sortir un premier album aussi accompli et assumé à 19 ans ? Comment vous voyez la suite ?
C’est trop cool et c’est une super expérience. On est très reconnaissants envers les gens qui ont porté de l’attention au projet. Sortir un album à 19 ans, c’est une chance, ça n’arrive pas à tout le monde et on le sait. En plus, on a des beaux clips, on a des beaux noms à la réal donc on est trop contents.

Et la suite pour nous deux, c’est d’essayer de faire des choses en solo je pense, mais quand même de pousser et de défendre cet album jusqu’au bout et évidemment, sur scène. 

7.  Votre projet c’est un hymne à l’adolescence et aux amours jeunes, comment appréhendez-vous ça à notre époque, en pleine crise sanitaire ?
C’est vrai qu’en ce moment c’est très compliqué. Nous, on a beaucoup de chance parce que l’on fait de la musique et que l’on peut toujours continuer à faire notre métier, sauf sur scène. Mais pour nos amis qui sont étudiants, c’est horrible. Il y a de plus en plus de jeunes sous anxiolytiques donc oui, c’est très dur pour la jeunesse en ce moment.

8. Vous parlez souvent de votre peur de l’avenir. Qu’est-ce qui vous angoisse le plus dans le fait de devenir adulte ?
J’ai toujours eu le syndrome de Peter Pan. Mais je pense aussi que l’accomplissement de cet album justement, c’est un peu le passage à l’âge adulte parce qu’il clôt les deux ans que l’on a vécus en commençant Videoclub.
Ce qui me fait peur, c’est tout : le fait de grandir, d’avoir l’impression que tous les moments vécus d’adolescence, de soirées, d’amitiés seront derrière moi à jamais. C’est ça qui me fait peur. 

9. Vous parlez d’amour sous beaucoup de façons différentes. Comment vous apprivoisez le fait qu’il y a toujours eu des chansons sur l’amour, qu’il y en aura toujours mais jamais une pareille ?
Il n’y a aucune relation identique. Il y a de milliers d’étapes et cet album là est très évolutif  dans le sens où il parle de toutes celles que l’on a vécues avec Adèle pendant ces deux ans. Il y a beaucoup de formes et d’aspects de relations de couples différents. Il y a la chanson Suricate par exemple, qui n’est pas du tout une chanson joyeuse. On a essayé de parler de l’amour mais pas toujours comme d’un truc naïf, positif et fleur bleue.  

10. Finir l’album avec SMS qui raconte le début de votre histoire, c’est une façon de montrer que ce sera toujours la même chose qui vous animera : l’amour de la musique et l’amour tout court ? 
Avec SMS, on avait la volonté de clôturer l’album en faisant un mélange de tout ce qu’il s’était passé pendant ces deux ans. D’ailleurs à la fin, on retrouve les mélodies de tous les morceaux de l’album. C’est une espèce de synthèse de notre projet et de nos deux ans passés ensemble oui ! 

12. Tu préfères : 

– film en VHS ou musique sur Walkman ? 
Film en VHS. Je suis plus attaché je pense.

E.T ou Billy Elliot ?
E.T.

– la nostalgie ou la mélancolie ?
La nostalgie, c’est plus positif.

– l’été ou l’hiver ?
Le printemps !

13. Quel est votre meilleur souvenir dans la création de cet album ?
Je pense que ce serait au début. Avant que Videoclub ne devienne un duo, c’était surtout une bande d’amis qui faisait de la musique dans une salle de répétition du Crous un peu cheapos et c’était trop bien. L’ambiance du début où on faisait un peu tout et n’importe quoi c’était marrant.

14. Quels sont vos indispensables musicaux ?
On est très très fans d’Odezenne tous les deux. Je ne pense pas me tromper en parlant de ça ! 

15. Notre magazine s’appelle Le Beau Bug. C’est quoi pour toi un beau bug ?
C’est marrant, mais ça me fait penser à un cafard bien habillé (rires) ! 

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Tendrement,
Louise Lecluse
Le Beau Bug

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