L’Interview de Saavan

8 mois de travail, 7 morceaux, le million d’écoute dépassé sur soundcloud, et un morceau repris pour l’euro, ce jeune duo n’a pas finit de faire parler de lui. Vus le 20 mai dernier au côté de Totally Enormous Extinct Dinosaurs à la bellevilloise, c’est avec Petit Biscuit que vous les retrouverez en live ce 28 juin à la Maroquinerie. On a voulu en savoir plus sur leur rencontre, leur influences, leurs projets …

1. Salut Saavan ! Pouvez vous vous présenter en quelques lignes ?
Salut, nous somme Claire et Lucas et ensemble nous faisons de la musique sous le nom de Saavan.
Claire : j’ai 23 ans, je suis chanteuse et productrice dans le groupe Saavan et dans une toute autre branche, je suis kinésithérapeute (enfin, diplômée dans quelques jours si tout va bien).
Lucas : 23 ans aussi, je gère aussi les productions et les chants, et je suis réalisateur chez Meskaprod lorsque je ne suis pas en train de faire du son.

2. Comment avez-vous été amenés à faire de la musique ensemble ?
C
: Nous nous sommes rencontrés durant des vacances entre copains à la montagne. Lucas m’a fait découvrir sa musique et j’ai tout de suite aimé.
Par la suite, il m’a proposé de poser ma voix sur quelques-unes de ses tracks, le rendu était bien alors on ne s’est pas arrêté là et depuis le projet grandi peu à peu.
L : Claire a amené une voix mais aussi une direction artistique et un recul que je n’avais pas en produisant seul. C’est de cette « union » artistique qu’est né notre son.

3. Autrefois Anatomy, pourquoi avoir choisi Saavan comme nouveau projet ? Quelle rupture marque-t-il avec l’ancien groupe ?
C
: Le projet a évolué au fil du temps. Anatomy, c’était le projet initial de Lucas, je suis arrivée en cours de route en posant ma voix sur ses tracks puis on a commencé à faire des lives ensemble. À ce moment-là, j’ai voulu m’investir davantage dans le projet car je voulais faire plus qu’uniquement chanter. Lucas m’a proposé de faire partie intégrante du projet, c’était aussi le moment où on a signé sur le label Yunizon. C’est dans ce contexte que s’est fait la rupture. Saavan est un mot indien qui signifie le changement de saison et l’arrivée des pluies. C’est marrant d’ailleurs car j’étais tombée sur un article qui m’avait marqué et qui listait des mots indiens qui n’avaient aucun équivalent dans les autres langues et lorsqu’il a fallu trouver un nouveau nom, Lucas m’a justement parlé de ce même article qu’il avait aussi lu, on l’a retrouvé et voilà on a choisi Saavan !

Vous nous proposez une éléctro chill planante, une musique que l’on préfère écouter plutôt que danser.
4. Qui vous à nourrit musicalement ou du moins quoi, pour produire ce genre musical ?
L
: Le fait d’avoir beaucoup travaillé notre live ces derniers temps nous amène aussi à composer différemment. On voit les réactions du public, on réfléchi à la bonne manière de l’emmener dans notre univers et de faire vibrer les gens. On ne compose pas dans un but « radio » ou autre, l’idée est vraiment de transporter, donc c’est évidemment plus dur de faire danser. Mais c’est ce mélange que l’on vise.
C : Effectivement, les 3 premiers titres que l’on a sortis sont plutôt définis comme planants et c’est ce qu’on cherche à faire ressentir aux personnes qui l’écoutent. Mais, on cherche également à faire bouger les gens en live, certaines tracks sont plus dansantes, c’est ce mélange qui nous plaît. Ce sont justement les artistes qui réussissent ce mélange de genres qui nous inspirent. C’est le cas de Moderat, Flight Facilities, Odesza

Poulains de Yunizon Records, vous partager le box avec les personnalités grandissantes comme celle de Jumo.
5. Y a-t-il eut une rencontre musicale qui vous inspire au sein de votre label ?
C
: Nous avons découvert de nombreux artistes grâce au label et nous avons eu la chance d’en rencontrer certains. Ces rencontres étaient très enrichissantes et j’ai fait de belles découvertes. Je trouve que chaque artiste a son univers bien défini mais cela n’empêche pas de pouvoir collaborer ensemble, nous avons notamment fait une collaboration avec Khamsin, le titre sortira bientôt.
L : La rencontre avec Jumo a été importante pour moi parce que c’est lui qui m’a fait connaître ce label. J’ai écouté ses sons, me suis renseigné pour savoir chez qui il était signé, et j’ai retrouvé un univers qui collait bien au notre dans cette famille. On est entré en contact et on a signé cet hiver. Mais la rencontre avec Jumo a aussi marqué le début d’une collaboration qui dépasse la musique puisque nous avons réalisé, avec Meskaprod, deux des clips de son nouvel EP. C’est un travail de longue haleine qui est le résultat de nombreux échanges et d’une collaboration avec son collectif « Cela ». Musicalement aussi, c’est quelqu’un de qui nous avons beaucoup appris. Et puis comme disait Claire, il y a Khamsin, qui nous a invité sur une des tracks de son prochain EP, et avec qui l’entente a été immédiate, tant humainement qu’artistiquement.

Il y a quelques mois, vous avez sorti 3 tracks en collaboration avec le duo de Mount Dreams.
6. Night Dive, doux mélange d’une rencontre presque naturel
le, a retenu notre attention, qu’ont-ils apportés de plus dans l’intention de votre musique ? Quelle direction vouliez vous prendre ensemble ?
L
: J’étais tombé sur les sons de Petit Biscuit et ça m’a amené à écouter ce qu’il faisait avec son projet « Mount Dreams ». Les tracks étaient instrumentales et je me suis dit qu’on pourrait faire quelque chose de cool par-dessus. On a échangé par mail, ils nous ont envoyé leur album pour que l’on essaye quelque chose. On a eu un coup de cœur sur trois titres, on a enregistré ça rapidement en leur disant qu’ils pouvaient choisir de garder celui qu’ils voulaient, et ils ont gardé les trois, finalement. On était très touché d’être sur ce projet, et nous sommes resté en contact. Petit Biscuit nous a playlisté sur Radio Nova lors de son passage à l’antenne et nous assurerons sa première partie à la Maroquinerie le 28 Juin. C’est hyper cool de sa part.

Chaque mois est fêté par un nouveau titre chez Yunizon Records, il y en a 7 vous l’ouvriez avec Flown : quelques notes de clavier dont les voix nous éclairent. Pour qui veut bien se prêter au jeu, c’est 3:54min de moment de répit, détente d’une tête qui se veut souvent à l’épreuve.
7. De votre point de vu, qu’a t-il dégag
é en vous dans sa création et à l’écoute finale ?
C
: Lucas a composé plusieurs morceaux au retour de nos vacances cet été, on avait fait un road trip avec des amis et c’était vraiment inspirant. Lorsqu’il m’a fait écouter les tracks pour la première fois, Flown m’a vraiment fait un choc, j’ai même versé une petite larme. Lors de l’écoute finale, après avoir travaillé dessus et ajouté les voix, j’avais toujours le même sentiment de bonheur quand je l’écoutais.

8. Depuis quelques temps vous nous partagez donc de nouvelles créations, dernièrement Escape prochainement un Ep ou Lp en ligne ?
L
: Dans les mois à venir, il y aura de nouvelles sorties, des inédits, des featurings, quelques shows, et cet été nous nous mettrons sérieusement à la composition de notre premier EP. Mais on veut faire les choses en grand, produire ces titres comme une histoire suivant un vrai fil rouge, avoir un son qui nous est propre en nous éloignant un peu de nos influences pour imposer notre « patte ». La date de sortie n’est pas encore définie, nous prenons notre temps.

9. Qu’est ce qu’un Beau Bug pour vous ?
C
 : Un beau bug c’est quelque chose d’inattendu, considéré à la base comme négatif mais qui s’avère en fait être tout le contraire. C’est une erreur qui devient belle et ça la rend plus intense.

10. Si vous deviez choisir La musique qui vous réunit en tout point de vus ?
C
: On partage souvent le même point de vu en musique (sauf sur la dupstep que Lucas écoute [rires]…).
Sinon, un morceau qui nous réunit : Wait de M83. Old but gold !

Saavan sur les internets :
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Leur Label, Yunizon

Tendrement,
Laurène,
Le Beau Bug

 

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