L’Interview de Plaisir Records

Aujourd’hui le Beau Bug interview nos potes Bertrand et Romain qui ont crée le label Plaisir Records. Vous connaissez déjà Ali que l’on a interviewé il y a quelques temps, mais ce label accueille  aussi des artistes très talentueux comme Zendid, Ada Kaleh, Plusculaar ou encore VID. Nous vous laissons donc en découvrir un plus sur ce label atypique et “familial”.

Salut les garçons, pouvez vous vous présenter en quelques mots ?

Dirty B. : Bonjour Alix ! Je suis Bertrand, j’ai 35 ans et je mixe depuis une quinzaine d’années sous le nom de Dirty B. Je suis co organisateur des soirées PARTY et Sol City avec Romeo depuis 2008 et maintenant co manager de Plaisir Records & Agency.
Romeo : Moi c’est Romain, j’ai 32 ans. J’habite à Toulouse depuis une quinzaine d’années et j’exerce le job de graphiste depuis environ 10 ans. Mon taf, assez orienté vers l’événementiel et ma passion pour la musique m’ont emmené à connaître Bertrand. Depuis on ne se lâche plus et on a pu réaliser pas mal de projets qui nous tenaient à coeur comme les soirées PARTY/SOL CITY ou notre nouveau label PLAISIR RECORDS.

Pourquoi « Plaisir Records » ?
D & R : On a cherché pas mal de noms pour le label. On voulait quelque chose qui sonne français et qui soit compréhensible en même temps pour les anglophones. Puis Plaisir est apparu comme par magie dans nos petites têtes et ça a été une évidence, vu la signification du mot qui résume parfaitement ce qu’on voulait mettre en avant.

Vous mixez tous les deux depuis pas mal de temps et vous avez crée votre label l’année dernière, c’est un peu la cerise sur le gâteau pour vous ?
Dirty B. : Je vois ça comme une continuité, une suite logique de ce qu’on a fait jusqu’à présent. Mais tout cela vient aussi d’opportunités qui nous ont mené à l’évidence de le faire. Quand j’ai commencé à mixer, c’est un ami qui m’a fait rencontrer celui qui me donnerait ma 1ere résidence. Plus tard, d’autres rencontres ont fait que je me retrouve à jouer à l’Inox Club et de part ce biais nous aurons l’opportunité d’organiser de grosses soirées là bas et mixer plusieurs fois pour le Festival Inox. Des années plus tard, en voyant nos potes faire de la bonne musique et commencer à signer sur des labels, on a décidé de monter Plaisir. Tout s’est fait naturellement sans enfoncer de portes, juste avec l’envie.
Romeo : Oui c’est sûr, on est vraiment contents d’avoir réalisé ce projet. Après avoir organisé de nombreuses soirées avec Dirty, et pu rencontrer des artistes talentueux comme Adrien, Ali et Leenn’y qui font aussi énormément partie de l’aventure; c’est un peu le prolongement de ce que l’on a fait jusqu’à maintenant.

C’était une évidence de monter ça tous les deux ?
Dirty B. : Avec Romeo on se connait depuis très longtemps et ça a tout de suite matché. Après on a décidé de marier notre amour de la musique et de la fête avec nos soirées et maintenant nous avons eu notre 1er enfant nommé Plaisir 😉
Romeo : Complètement, ça fait plus de 10 ans que l’on se connaît et 7 ansque nous organisons des soirées et montons des projets ensemble; on se complète bien dans le travail avec Betrand. La question ne se posait même pas !

Romain tu es graphiste, peux tu nous parler de votre logo ?
Romeo : C’est l’histoire de deux frenchies et d’un point en commun … ça devrait vous aider à mieux le comprendre 🙂

Lors de notre entretien j’ai ressenti cet « esprit de famille » et cette envie d’emmener vos artistes le plus loin possible ! Finalement ce label vous permet de partager avec tout le monde la musique que vous aimez et de mettre en vitrine des artistes que vous appréciez particulièrement. Aujourd’hui qu’est ce que vous apporte le label ?
Dirty B. : Je crois que jusqu’à présent la question était pour nous : qu’est ce qu’il faut qu’on apporte au label ?  Comme c’était une nouvelle aventure, il y avait forcement des choses que l’on connaissait peu et qui ont pris beaucoup plus de temps que prévu. Maintenant que tout est lancé, je dirais que cela nous apporte de la satisfaction quand on voit que nos actions marchent, que la musique de nos artistes fédère etc… ça a été une joie immense de voir que notre 1er EP, composé par Zendid (Wood Lesty EP avec un remix de VID), s’est écoulé en 1 mois !
Romeo : Du Plaisir ! C’est assez jouissif de voir qu’un projet comme celui la voit le jour. Le premier album du label, produit par Zendid (Adrien & Leenn’y) est sold out en 1 mois, playlisté par les plus grands comme Ricardo Villalobos, Raresh ou Faster… On a plein de bon retours, sur la musique, l’image du label, c’est vraiment cool. Pas mal d’excitation aussi, le 2ème et énorme EP signé Ali est en route, on pense déjà aux 3,4,5ème… Il nous tarde vraiment de voir comment tout va évoluer pour le label et les artistes.

Pourquoi avoir décidé de faire des vinyles ?
Dirty B. : J’ai une relation particulière avec le vinyl puisque c’est sur ce support que j’ai commencé à mixer. Au-delà du coté fétichiste de l’objet et de la qualité sonore, ça a vraiment été aussi un positionnement. On en a parlé avec l’équipe et ce qui en est sorti est que ce serait un + au niveau de l’image et de la visibilité, surtout par rapport au son que l’on veut mettre en avant.
Romeo : Avant tout pour le côté qualitatif du support, sortir un vinyl a beaucoup plus d’impact aux yeux des autres artistes. Je trouve que le fait de presser en quantité limité donne une valeur supplémentaire à la musique. C’est aussi une manière d’arriver à avoir une meilleur visibilité plutôt que de se noyer dans l’énorme vague des sorties digitales.

Qu’est ce qui pour vous fait la réussite d’un artiste ?
Dirty B. : Pour moi, il y a plusieurs choses qui rentrent en compte et qui doivent marcher ensemble. La 1ere, c’est la musique évidemment. La 2e, c’est d’être un bon dj et d’arriver à retourner un club, être à l’écoute de la salle. La 3e, c’est de savoir gérer une bonne communication, être présent auprès de ceux qui aiment votre musique, alimenter ses comptes mais en sachant ne pas en faire trop non plus. Si on combine ces 3 points, je pense que c’est plus facile de se faire une place.
Romeo : Si l’on parle de musique, alors sa musique évidemment, son originalité, sa culture musicale. Le contact qu’il installe avec le public et l’émotion qu’il arrive à transmettre au bon moment. L’idée de ne pas faire ce métier juste dans le but de s’enrichir, sans réelle passion pour son activité. Une bonne dose d’humilité, de respect des autres, d’écoute.

Quels sont vos projets, vos envies ?
D & R : Le projet essentiel pour l’instant, c’est de continuer à développer le label et l’agence de booking. Nous avons une repress du 1er EP qui est en cours et le 2e EP est fini. Ce sera un EP d’Ali Moghrani avec un remix d’un gros Roumain : Faster ! La sortie est prévue pour Septembre. On est aussi en train de trouver des dates pour booker/organiser des Plaisir Records Showcase, on va avoir aussi un Plaisir Records Radioshow mensuel sur une bonne webradio allemande Sceen.fm.

Qu’est ce qu’un beau bug pour vous ?
Dirty B. : Le bug de l’an 2000, quelque chose d’annoncé comme une catastrophe alors que tout le monde sait très bien que rien ne va se passer.
Romeo : Mon écran tout bleu et du texte blanc… ça c’est un beau bug !

Top 5 Album :

DIRTY B. :
TALIB KWELI : Quality
FABRIC68 : Petre Inspirescu
RADIO HEAD : Kid A
THE CINEMATIC ORCHESTRA : Motion
REQUIEM FOR A DREAM O.S.T.

ROMEO :
DAFT PUNK / Homework
METHOD MAN / Tical
LAURENT GARNIER / Unreasonable Behaviour
SNOOP DOGGY DOG / Doggystyle
THE BEATLES / Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug