L’interview de MiM

Pour reprendre les interviews en beauté nous vous présentons aujourd’hui MiM le créateur du génerique de la fameuse série Bref ou encore le fondateur du groupe PMPDJ (Pour Ma Paire De Jordans) aux cotés de Entek et de Grems.

Aujourd’hui c’est son Ep, pleins de poesie et de richesse, qui nous interesse. Nous avons donc fait un pas vers l’univers de MiM pour vous chers lecteurs !

Pourquoi MiM ?
Un diminutif depuis longtemps qui a fini par devenir mon avatar. Et aussi parce que j’aime les palindromes.

2011 est une année importante pour toi, tu signes le générique de Bref avec Canal+ et tu fondes le groupe PMPDJ (« Pour Ma Paire De Jordans ») aux côtés d’Entek et de Grems. Tu peux nous en dire quelques mots ?
Effectivement cette année a été très charnière pour moi, la musique a commencé à prendre beaucoup de place et ‘Bref’ m’a permit une belle mise en avant pour la suite de mes projets musicaux et audiovisuels.

Quatre ans plus tard tu sors ton premier Ep solo, c’était important pour toi de lancer ta carrière solo ?
Cela faisait un moment que j’avais envie de présenter un projet plus personnel dans lequel j’allais pouvoir aller un peu plus loin dans le développement de mes idées, et travailler sur plusieurs couleurs musicales en même temps sans avoir trop de barrières.

Comment as-tu construis ton Ep ?
Ça s’est plutôt étalé sur le temps. J’avais certains titres comme ‘Moksha’ qui avait été composé dans une première version il y a de ça déjà 2 ans et j’ai voulu les retravailler, les actualiser pour qu’il soit cohérent avec les autres titres composés plus récemment. Une partie de l’EP a été travaillé autour des voix comme pour ‘Blow’ avec Anna Kova et ‘Karma’ avec Jaw et Emma Lamadji. J’avais envie de composer des chansons, avec de vrais thèmes, tenter des structures un peu plus classiques autour de ce que je peux proposer musicalement qui est parfois volontairement déstructuré.

D’où tires-tu tes influences musicales ?
Mes influences sont assez variées, ça passe autant de la Glitch Music avec des artistes comme Chris Clark, Squarepusher, Aphex Twin .. que part des producers Hip-Hop comme Timbaland, les Neptunes .. Mais aussi les débuts de Diplo & Switch avec M.I.A. J’aime généralement fusionner plusieurs styles ensemble, faire des expériences selon l’inspiration, j’aime aussi beaucoup le hasard dans la musique !

On a l’impression que tu nous emporte avec toi dans un grand voyage, quand tu composes tu as envie de raconter une histoire aux gens, de les faire voyager avec toi ?
Dans un morceau c’est ce que j’aime le plus, réussir à dégager une atmosphère, je pense souvent à des images. J’essaye des dégager des émotions dans mes morceaux, c’est ça qui me touche. Du coup même si je ne le pense pas vraiment au départ dans un ensemble je pense que oui, chaque morceau représente une idée, une direction différente. J’ai rarement de fil conducteur.

Pourquoi utilises-tu des termes issus de l’hindouisme pour nommer tes chansons ?
Les énergies, les éléments sont des choses qui me parle beaucoup et à travers lesquelles je trouve généralement pas mal d’analogie avec la musique. Je m’en sers aussi dans mes visuels, ou dans mes clips. Je trouve ça intéressant d’uniformiser un projet autour d’une thématique forte en représentation.

Tu t’associes avec Anna Kova pour le son Blow, pourquoi Anna ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce son ?
Ce morceau a une longue histoire. Il a été composé il y a quasiment 3 ans. Au départ, aussi étonnant que ce soit, il était beaucoup plus pensé pour du rap (à la période PMPDJ), puis ensuite j’ai failli le sortir en version instrumentale pour finalement le proposer à Anna suite à une proposition de Stéphanie Varéla qui recherchait un morceau à mettre en image. L’écriture et la finalisation de ce titre avec Anna s’est vraiment faite en triangle entre les lyrics et l’histoire qu’Anna racontait, l’univers ésotérique de Stéphanie et ma musiquette je réadaptais pour le chant.

Stéphanie Varela a d’ailleurs réalisé un superbe clip pour ce son, peux-tu nous en parler ?
Comme je le racontais plus haut, Stéphanie est venue me proposer de mettre en image un de mes morceaux et c’est après plusieurs écoutes que celui-là à été choisi. Il l’inspirait principalement pour son côté deep/aquatique c’est en partie pour cela que nous sommes partis autour de l’élément eau.

Quels sont tes projets, tes envies ?
J’ai un gros projet en cours avec Anna Kova, ma partenaire musicale ! Nous sommes beaucoup en studio en ce moment, les morceaux sont bientôt prêts, mais nous réfléchissons encore à plusieurs arrangements. Récemment David Monet (Clavieriste) et Sebastien Lawkyz (Bassiste/Contrebassiste) nous ont rejoint, tous alliés pour rendre ce projet le plus fusion et original possible.
Avec mon acolyte Entek nous nous penchons en ce moment sur un nouvel EP; toujours à la recherche de flows et de sonorités les plus futuristes possibles.
Dans un registre un peu différent j’ai co-créé avec mon ami Yacine Belhousse une soirée à Paris qui s’intitule ” Premières Fois “. Nous avions envie de retrouver la sensation des premières fois sur scène, les premiers tests face à un public et pouvoir proposer un laboratoire de qualité à des artistes de Stand-Up et de Musique. Tout se mélange et c’est un joyeux bordel organisé !

Qu’est ce qu’un beau bug pour toi ?
Je ne suis pas très fan des insectes en général alors pour faire une belle remarque de Geek je dirais que c’est un ‘kernel panic’ qui après redémarrage ne t’as fait perdre aucunes de tes données, donc tu es heureux !

Quels sont les indispensables à avoir dans son ipod ?
De l’électricité.

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug