L’interview de Mainro

Cette semaine on a rencontré Mainro, dj et producteur Lillois dans la lignée de Lehar, Undercatt ou encore Musumesi, membre du label family N.A.M.E.  il nous parle de son EP Sari, de sa musique, ses inspirations, ses projets…

Salut Mainro, peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Romain, 34 ans, lillois, dj depuis environ 12 ans et producteur depuis environ 8 ans. Passionné de musique (j’imagine que ce n’est pas une surprise) et de sport !

Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Présentations faites, ça doit maintenant sembler plus évident
Mainro est le verlan de Romain, c’était mon surnom à l’époque du lycée et quand j’ai commencé à mixer. Je mixais à la base juste pour moi et je n’avais pas pour idée d’évoluer jusque là où j’en suis aujourd’hui. En France ça peut paraître un peu simple ou amateur, mais pour les non-francophones c’est un pseudo comme un autre

Récemment tu dévoilais un nouveau morceau Sari, que tu as publié avec un EP de remix, pourquoi ce choix ?
C’est la politique du label Family N.A.M.E sur lequel il est sorti. Un original et quelques remixs. Le côté cool ici est que chaque remixeur (Rafael Cerato, APM001 & Blac, Péo Watson) a un style qui lui est propre, et qui est différent du mien. De ce fait on se retrouve avec les mêmes ingrédients, mais quatre versions bien distinctes !

Comment décrirais-tu ta musique ? Tes inspirations ?
S’il y a un maître mot pour décrire ma musique ou celles qui m’inspirent, c’est: émotion.
Ça peut paraître basique, mais tout passe par là, la musique qui ne me fait ni chaud ni froid ne m’intéresse pas tellement. En terme d’inspiration, je suis assez éclectique. Étrangement les styles qui m’inspirent ne sont pas ceux que je joue ou produis (house, techno). J’écoute beaucoup de rap us, de rock, pop ou encore electronica. J’aime créer des ambiances, un peu à la manière de musiques de film, faire évoluer les morceaux du début à la fin. Pour résumer, je suis assez mélodique et n’aime pas trop ce qui est répétitif.

Tu as joué dans beaucoup de clubs, au Magazine, Fuse, Café d’Anvers, H2o… Quel est celui qui t’as le plus marqué ?
C’est difficile d’en choisir un, je dirai en premier l’H2o car c’est là que je m’y suis “formé”. C’est là-bas que j’ai découvert la house ou la musique électronique en général, que j’y ai passé tous mes weekends pendant 10 ans. Forcément le jour où l’on m’a proposé d’y jouer, et celui où l’on m’a proposé la résidence, ça a été quelque chose d’inoubliable pour moi. Après que ce soit le Magazine où j’ai ma résidence actuelle, le Fuse, le Café D’anvers, Extreme Outdoor ou même le N.A.M.E festival où j’ ai joué déjà 4 ans, ça a toujours été une expérience à part entière. Ce sont des entités de la nuit qui ne laisse pas indifférente. Le prochain que je n’ai jamais fait et que j’attends avec impatience c’est le Rex à Paris, ce sera le 3 septembre prochain et il me tarde d’y être !


Maintenant que cet EP est sorti, quels sont tes projets à venir ?
Et bien on ne s’arrête pas en si bon chemin, Family N.A.M.E (le label du festival) m’a intégré à l’équipe décisionnaire depuis peu donc nous bossons tous ensemble sur les prochaines sorties, et je peux vous dire que de très bonnes choses vont arriver. À titre personnel j’ai des remixes à venir sur Family, un autre pour le festival belge Cirque Magique, pour lequel je vais jouer au mois d’août. Je prépare aussi quelques nouveaux titres originaux.

Une petite anecdote marrante lors d’une de tes soirées, ou lors d’un enregistrement pour le beau bug ?
La première qui me vient à l’esprit, c’est le jour ou je suis parti jouer avec mon sac contenant mon matériel, sauf que j’avais laissé l’ordinateur chez moi, et qu’à l’époque je jouais sur Traktor… Marrant, mais pas sur le moment lol.

Qu’est ce qu’un beau bug pour toi ?
Un beau bug c’est quelque chose qui me sert beaucoup quand je suis en studio ! J’aime le hardware et j’ai jammé avec mes synthés. Par exemple lancer une séquence, triturer les potards et tout enregistrer. Il arrive que par moment on crée des choses par “accident” ou “bug” qui sonnent très intéressantes. Ça permet de créer des sons originaux sans vraiment savoir ce qu’il s’est passé et sans être capable de les recréer.

Quels sont les indispensables à avoir dans ton ipod, ou dans ta tracklist pour mixer ?
Des bons vieux classiques house, le style qui m’a fait découvrir la musique électronique.. Me vient à l’idée le label Classic Music Company (Luke Solomon & Derrick Carter). C’est indémodable et ça retourne les dancefloors à tous les coups !

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Le festival

Tendrement,
Le Beau Bug

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