L’interview de Lewis Ofman

Crédits photo : Louise Le Meur

Lewis Ofman a sorti son premier EP Dancy Party en mars 2021. Alors à cette occasion, on a parlé fête, vacances et musique avec lui. Il a partagé avec nous des moments marquants de son parcours  et nous a présenté plus en détail sa musique. Pour un  maximum de good vibe, de danse et de soleil, c’est par ici !

Également disponible sur Deezer.

1. Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Lewis Ofman, je fais de la musique depuis pas mal de temps maintenant et j’aime bien dire que ma musique c’est une mélodie groove. Parce que j’ai envie de faire de la musique qui fait rêver en dansant. 

2. Ton nom c’est Lewis Ofman, pourquoi ce nom ?
Alors c’est parce que en fait mon nom de famille c’est Delhomme. Quand j’avais 16 ou 17 ans, mon frère jouait à un jeu qui s’appelle PES ou FIFA, où tu créait ton joueur de foot. Et il avait traduit le nom de famille, il l’avait appelé Delhombre. Du coup on s’amusait à traduire le nom de famille et Delhombre en espagnol c’est Ofman en anglais. Et je me suis dis, putain je kiffe grave. Donc au moment de mettre un son sur Soundcloud, j’ai mis Lewis Ofman. 

DJ Fucking Bitch

3. Comment commence la musique pour toi ?
Quand j’étais plus jeune, au collège, j’avais pas forcément de passion mais il y a un truc que je faisais, c’est que j’étais beaucoup sur Garage Band. Je jouais beaucoup aux jeux vidéos et Garage Band c’est un peu comme un jeu vidéo dans un sens. C’est pour faire de la musique. Donc j’additionnais des boucles entre elles, préenregistrées qu’on trouve sur Garage Band. Genre R’n’B drum, ce genre de trucs. D’ailleurs j’avais un nom de DJ, c’était DJFB, DJ Fucking Bitch. Voilà, j’avais 10 ans (rires). Et après j’avais même un groupe avec un copain qui s’appelait The Timers. On chantait en yaourt par dessus des trucs de Garage Band, après on gravait des skud et on imprimait une photo de nous sur Photo Booth qu’on mettait dans un truc de CD. Enfin on était assez motivés mais c’était pas encore vraiment de la vraie musique. À un moment je suis parti à New York pendant un an, et là j’ai découvert la batterie. Ça a tout changé, parce que d’un coup je jouais d’un instrument. Et j’en jouais vraiment tout le temps parce que dans l’école où j’étais il y avait une toute petite pièce avec une batterie. Donc j’en jouais tous les jours. Quand je suis revenu à Paris, j’ai eu un groupe. Je me suis dis, c’est cool la batterie mais j’ai envie de composer un peu. D’essayer de faire des petites notes. Donc j’ai acheté une guitare sèche, une guitare un peu folk. Et puis je me suis démerdé pour avoir un petit synthé. Enfin un gros synthé mais pas forcément dingue. C’est la-dessus que j’ai appris à jouer et à découvrir la composition, les accords. Je jouais par dessus des trucs. À force de jouer, je me disais “ah mais attends en fait si je fais ces notes là mais c’est le même accord que ça, et si je rajoute, ça rend vraiment beaucoup plus chill, beaucoup plus swag”. Je continue encore d’apprendre plus ou moins comme ça. Donc c’est comme ça que de fil en aiguille j’ai commencé à faire mes morceaux. 

4. Il y a un an tu as sorti Attitude, qui a été notre morceau du confinement et qui nous a donné envie de faire la fête. Tu peux nous en parler ?
Attitude c’est un morceau que j’ai fait il y a pas mal de temps maintenant. Il me semble que c’était il y a deux ans. Je revenais de vacances et j’avais pas fait de musique depuis un moment. Moi, j’aime bien faire des pauses comme ça où on réfléchit juste. Et surtout, j’avais fait de la musique pour d’autres gens pas mal et je sentais que je mettais moins de zèle dans ce que je faisais que pour les autres. Donc à un moment j’étais un peu soulé par cette situation. Quand je suis revenu de ces vacances là je me suis vraiment mis à table avec mes instruments et j’ai d’abord composé le rythme qu’on entend au tout début. Après j’avais un synthé DXS, qui est un synthé des années 80 de la marque Yamaha où en gros on peut vraiment faire n’importe quoi avec. Et donc j’étais un peu en train de faire ça. C’est comme ça que j’ai trouvé le son qui fait les notes et ensuite j’ai joué les notes comme ça. Et au début quand je les ai jouées j’étais en mode “ah c’est quoi ce truc là, je sais pas si j’ai envie de faire un son avec un riff comme ça, un peu trop frontal”. Ça me faisait un peu peur. Et en fait c’est dans ces cas là qu’on fait un truc qui est bien. C’est quand t’es un peu effrayé parce que, ce que tu fais te sort d’un truc que t’apprécie normalement. Et donc là j’étais pris dans une tornade où j’étais à fond dans le truc. Puis à un moment je me suis dis “ah j’ai envie de mettre des accords avec une mélodie”. Je faisais enfin des accords que je trouvais vraiment trop cool, qui donnent une impression esthétique que j’adore et des sentiments que je veux exprimer. Et enfin je peut caler bien pour un son à moi que je kiffe. Donc ce son a été une libération totale. Au même moment je regardais aussi le documentaire à New York sur les graffitis dans les années 80 et c’est pour ça que y’a un peu ce côté plus ou moins sample. Plus ou moins années 90, fin 80. Ce qu’on entend aussi dans le morceau, ça vient de l’influence de ce que je regardais pour m’inspirer en fait, pour me mettre dans ce mood. 

Crédits photo : Louise Le Meur

5. Le titre Attitude me fait un peu penser à du Justice, est-ce que ça fait partie de tes influences musicales ?
Tous ces gens là, c’est un peu si tu veux comme les darons qu’on renie un peu. C’est à dire qu’on a leur influence, ok, mais ça nous fait un peu chier quand t’es dans un pays et qu’on te fait “ah ouais French touch, ah ouais Justice“. Alors que ouais ok, mais c’est pas ça que je fais. C’est un peu ça la relation, mais en même temps, c’est les groupes, surtout Justice, c’est une matière première vraiment intéressante. Forcément à un moment tu vas te remettre à écouter l’album Cross ou à regarder leurs vidéos en live. Ils ont cette place là quoi. Mais je leur envie pas forcément.  

6. Ça représente quoi la pochette de ton EP ?
Elle représente un peu les différents mood de chaque chanson. Ces couleurs et ces silhouettes-là c’est un peu ce que l’âme des chansons ressortent. Elles ressortent mes silhouettes mais elles ressortent pas forcément tout moi. Donc il y a un peu ce côté-là, d’essayer de montrer quelle va être l’emprunte de cette chanson de moi. Aujourd’hui j’essaye de cacher un peu ma tête. Enfin pas de la cacher mais que la musique puisse se débrouiller toute seule, sans forcément une emprunte visuelle. Parce que c’est un peu un truc qui me soule ça, tout le côté visuel qui n’est pas forcément de mon ressort et qui n’est pas forcément mon truc. Moi ça me fait chier de devoir m’occuper de ça dans un sens. Ce qui compte pour moi c’est la musique, l’esthétique de chaque son qui est choisit, tout ça et puis le visuel doit suivre. Mais aujourd’hui, il y a beaucoup d’artistes qui sont en mode multidisciplinaires dans le sens où ils font leurs clips, ils font leurs vidéos, ils font leurs mix et tout. Moi je m’en fous un peu de tout ça, je veux faire de la musique que je kiffe, qui peut faire ressentir le plus de trucs aux gens, le plus authentique. Tout le côté entrepreneur, musicien vidéaste, c’est pas quelque chose qui compte pour moi. 

7. Tu peux nous parler de l’histoire que raconte le clip de Dancy Boy ?
À la base, je voulais faire un clip avec un vieux monsieur, pas un petit enfant. Donc c’est un clip que je considère comme une illustration de ma musique faite par quelqu’un d’autre, mais c’est pas mon illustration. C’était pas forcément mon idée. Je trouve que c’est une super illustration, qui est cool. Même le tournage du clip était super marrant, l’enfant qui danse il était incroyable. C’était un drone avec une lumière qui le suivait, c’est pour ça qu’il y a un halo de lumière qui le suit. Du coup il n’entendait pas la musique et juste il dansait comme ça quoi. Donc ça, c’était assez impressionnant, ses mooves et tout, c’était assez dingue. C’est un clip qui est cool, qui est marrant, mais dans un sens pour moi il est purement promotionnel et c’est pas l’extension de la chanson que j’aurais voulu. C’est pas forcément un clip qui est important pour moi.  

8. Plus récemment, tu as sorti le clip de Las Banistas, un clip aux couleurs rétro, très good vibes. Est-ce que celui-là correspondait plus à ta vision ?
Un peu plus. Après les clips d’Attitude et Dancy Boy où j’avais pas forcément aimé le process, j’ai voulus me mettre un peu plus dedans. Donc c’était une idée que j’ai pensé avec Louise Lemeure, qui a dirigé le truc. On y a vraiment réfléchit ensemble et c’était un peu plus mon idée. Je voulais faire un truc à Barcelone de base, donc ça a plus suivi le truc comme ça. Mais après il y a quand même des choses : la façon dont ça a été filmé est pas forcément un truc dans lequel je suis vraiment satisfait sur certains points. Il y a encore quelques petites choses où je ne suis pas encore content mais on est déjà plus dans quelque chose qui est mon idée et qui est une illustration de moi. C’est des images aussi auxquelles je pensais quand je faisais la chanson. Donc c’est plus personnel. 

9. Pourquoi t’as choisi de composer cet album à Barcelone ? Et comment cette ville t’as inspiré ?
J’avais été invité il y a deux ans et demi ou trois ans, par une artiste qui s’appelle Pepi de Boissieu et qui organisait des résidences d’artistes dans un hôtel. Elle m’a invité là-bas pendant une semaine, et il fallait que je crée quelque chose pendant cette semaine. Donc j’étais venu, et je m’étais mis en tête de faire un espèce de projet qui serait un peu la musique à écouter dans cet hôtel. Donc c’était Music to listen to at Casa Bonay. Là aussi j’avais fait un truc où d’un coup j’avais l’impression d’enfin faire la musique que je voulais vraiment, de me sentir vraiment libre. Du coup j’avais vraiment eu un sentiment de tendresse par rapport à la ville qui m’avais énormément inspiré. Je me baladais tout seul en vélo, j’allais à Montjuïc. J’ai ressenti de la liberté totale, et la sensation de vivre dans un endroit de vacances. De vivre ta vie, mais en vacances. Donc je me suis dis : “il faut que j’aille y vivre, j’ai pas trop le choix, et pour commencer l’album”. C’est comme ça que j’ai eu l’idée d’y aller. Je suis resté là-bas pendant pas mal de temps, j’avais un petit apart sur un toit, où en fait le toit qui faisait partie de l’appart était plus grand que la partie appart. C’était assez marrant. Et je faisait ma musique là. À ce moment-là, j’allais beaucoup à la fondation Miró. C’est pour ça qu’il y a un peu un lien, même dans la pochette, dans les couleurs. Je suis un peu influencé par les matières, les petites touches de couleurs. Il y a un tableau de Miró, je crois d’ailleurs qu’il s’appelle Chanson ou 2+2 = 4, un truc comme ça, et ça c’est de l’inspiration même pour l’esthétique des sons. Des petits sons qu’on entend dans Las Banistas ou même dans Siesta Freestyle. Un son qui ressemble un peu à un chewing-gum, qui est un peu élastique. Ça vient un peu des formes de Miró dans ses tableaux. C’est tout un parcours comme ça. Puis aussi la recherche d’un son, la solitude un peu créatrice, tout ça c’est des choses qui permettent de bien s’organiser pour savoir comment créer quelque chose de vrai, de sincère.  

10. Pour nous, ta musique c’est un mélange de disco, de hip-hop et d’électro, est-ce que t’es d’accord ?
Ouais grave ! Et t’es la première personne qui mets le côté hip-hop dedans. Les gens n’y pensent pas alors qu’il y a quand même une vraie ref, dans le sens où j’utilise pas mal de samples, il y a une culture un peu comme ça. Je suis très content que tu dises ça et c’est exactement ça. C’est ce mélange que j’aime bien. 

11. Un prochain projet en préparation ?
Oui. D’ailleurs c’est pour ça que je t’appelle avec un fixe. C’est que là je suis à la campagne, dans une maison. Cet album que je fais depuis deux ans, Dancy Party, c’est des chansons qui ont été faites pendant ce processus mais qui avaient une cohérence autre que celle qui est dans l’album en général. Elles avaient vraiment leur truc à elles. On s’est dit on va les sortir comme ça, comme un genre d’avant goût si tu veux. Elles sont toutes un peu dancy. Elles ont toutes ce côté un peu fête, alors que l’album réunit beaucoup plus de choses, avec beaucoup plus de mood différents. Des parts bien plus sombres, un peu moins joyeuses. Des parts aussi plus frontales, plus dance. Après il y a des vraies balades, je vais plus loin dans tout. Donc ça, c’est le projet que je fais depuis pas mal de temps. J’ai pas mal voyagé pour essayer de chercher des réponses en moi. Et puis en décembre je me suis retrouvé à Londres, avec le producteur Tim Goldworsey qui est en fait l’un des premiers producteur du groupe LCD sound system. Avec lui, on a pas mal travailler et il m’a fourni des vrais éléments qui créent un squelette pour l’album. C’est marrant qu’après ces deux ans, ce soit lui qui fasse apparaître le squelette. De ça, j’ai pu comprendre ce que je voulais vraiment. Ça va faire maintenant dix jours que je suis à la campagne et que je reprends tout, de façon très ordonnée. Du coup j’avance très bien, parce que enfin les doutes ne sont plus là et je peux avancer sereinement. Au calme aussi, parce que j’ai quand même pas mal fait la fête dernièrement. C’est très important parce que ça te fais comprendre à quel point t’as besoin de faire de la musique ensuite. Et aussi ça te fourni des images, des sensations, que tu peux ensuite exprimer. Mais il faut s’arrêter à un moment, sinon tu te perds un peu dans le truc. Donc là c’est ce que je fais. 

Crédits photo : Louise Le Meur

12. C’est quoi ton feat rêvé ?
Ça serait avec Yoko Ono, parce que je sens qu’on peut faire des trucs assez démentiels, créer des contrastes un peu stylés. Après, je sais que forcément j’aurais aimé faire un feat avec Karl Lagerfield. Faire un son, genre un truc un peu opéra mais en même temps avec des basses assez violentes, et lui qui dis des trucs. Le feat rêvé ça aurait été, moi et ce truc d’opéra, des grosses basses, un peu un beat 808 mais ancienne, pas la 808 d’aujourd’hui. Avec Karl Lagerfiel qui dis des trucs et Yoko Ono qui chante. Et là, ça serait l’une des chansons les plus fraîches (rires). 

13. Tu préfères : 

– Travailler avec Rejji Snow ou Ichon ?
Cette question elle est dure. Je pourrais avoir une réponse nulle qui serait que j’ai déjà travaillé avec Rejji Snow. Ichon on a travaillé ensemble, mais pas beaucoup, donc Ichon. Ça, ça pourrait être une réponse. Après pour répondre avec lequel je préfère travailler, peut-être Ichon parce qu’il y a quelque chose qui est un peu plus dans l’instant. Quand on a travaillé ensemble, on faisait la musique sur le moment. Lui, avait les idées tout de suite et il y a un côté assez agréable parce que t’as l’impression que tu peux finir la chanson comme ça. Je préfère un peu travailler comme ça. Après le résultat est pas forcément mieux mais avec Rejji ça prenait un peu plus de temps et c’était un peu frustrant. T’as la chanson qui est prête, t’as envie qu’il mette sa voix, qu’il fasse ses trucs et ça prenait un peu plus de temps. 

– Dancy Boy ou Dancy Party ?
Je préfère dancy boy. Le problème d’une dancy party c’est que ça peut être très bien mais ça peut aussi être des situations reloues. Et le dancy boy, c’est quand même un peu un alter égo qui est en chacun de nous et qui nous guide un peu dans des histoires, des trucs drôles. C’est mieux, c’est moins éphémère qu’une dancy party. 

– Les années 70 ou les années 80 ?
Je dirais que je préfère la fin des années 70. 

12. Une anecdote à nous faire partager ?
Tout le monde pense que j’ai collaboré avec Lana Del Rey, c’est pas vrai. J’ai fais un remix d’elle quand j’étais au lycée. Un remix foireux où tu prends un acapela sur YouTube et tu le mets sur Soundcloud. À l’époque quelqu’un avait dit : il fait des remix pour genre The Pirouettes, un tel, et Lana Del Rey. Et en fait, ce “il fait des remix” s’est transformé en “il a collaboré”. C’était Vogue qui avait mit ça : “il a collaboré avec Lana Del Rey“. Quand tu tapes Lewis Ofman sur Google, c’est le premier lien, celui de Vogue qui dit ça. Donc tout le monde pense que c’est vrai, forcément, personne va vérifier. C’est allé tellement loin cette histoire, bon déjà beaucoup de personnes le disent quand ils me présentent : “il a notamment collaboré avec Lana Del Rey“. C’est arrivé avec Yann Barthès à Quotidien, quand Vendredi sur mer présentait son album que j’avais entièrement produit. Du coup, il y a eu un petit portrait de moi fait par Yann Barthès. Et là, il dit très fort : “il collaboré avec Lana Del Rey” . Je me dis, mais putain ma la news est fausse quoi (rires). Ce qui est marrant c’est que ça a créé une anecdote super pour si éventuellement je rencontre Lana Del Rey, c’est ma phrase d’accroche. 

13. Quels sont tes indispensables musicaux ?
Le truc que j’écoute un peu en boucle quand même, si on parle en terme de vinyle, le vinyle que je vais mettre c’est Marvin Gaye, What’s Going On. Je le mets comme ça, tout le temps, et je suis bien avec. Il y a aussi l’album de João Gilberto, Amoroso. C’est un album qui est magnifique, où c’est juste sa guitare et des arrangements de violons, qui sont splendides. Pour moi c’est un classique de beauté. Ça c’est génial. Après il y a quand même toute la discographie italienne des gens comme Stelvio Cipriani. Tous ces gens là sont mes indispensables. Et puis récemment il y a quand même l’album de Gainsbourg qui est en train de devenir un indispensable. Pour finir, Kanye West avec My Beautiful Dark Twisted Fantasy. En vrai, toute sa discographie. Parce que tous les mois, je change d’indispensable dans ses albums. 808s & Heartbreak est quand même vachement important. Il y a Yeezus, il y a Graduation. Même sa collab avec Kid Cudi, Kids Ses Ghosts c’est en train de devenir un indispensable. 

14. Notre magazine s’appelle Le Beau Bug. C’est quoi pour toi un Beau Bug ?
Un beau bug, c’est un truc que j’ai vécu quand j’ai joué à We Love Green. Trois fois j’ai eu une coupure d’électricité. Ça, c’est un sacré bug. Mais je suis un peu le roi des bugs. L’un des plus beaux bugs que j’ai eu c’est quand je jouais à la Maroquinerie, j’avais ce nouveau synthé Moog, qui est un peu des années 80. C’était la première fois que je jouais avec sur scène avec et c’est un synthé que je maîtrisais pas encore beaucoup. À la Maroquinerie, il y avait une intro qui commençait et j’étais pas encore là. J’arrivais sur scène pour jouer avec ce fameux Moog. J’arrivais pour jouer les notes en mode putain il arrive pour jouer sa partie quoi. Et j’arrive, je joue les notes et le clavier est totalement désaccordé donc je joue n’importe quoi. C’est-à-dire que les gens se disent ok il y a Lewis Ofman et le mec joue n’importe quoi. Le concert était terrible, parce qu’il restait désaccordé pour pas mal de chansons, c’était l’enfer. J’ai du le réaccordé plein de fois À un moment aussi l’ampli a tout simplement arrêté de fonctionner, il a fallut le rallumer. Enfin plein de trucs comme ça. Mais le concert était magnifique, c’était génial, c’était un truc de ouf. Tous ces problèmes là, tous ces beaux bugs rendent les choses plus humaines et vraies et donc il se passe un vrai truc. 

15. On peut te souhaiter quoi pour la suite ?
Que j’arrive à bien finir cet album et que j’arrive à bien gérer, bordel, l’aspect visuel de mes chansons. S’il vous plait souhaitez le moi ! (rires)

Retrouvez Lewis Ofman sur les internets :

Facebook
Instagram

Tendrement,
Valentine de Cormis 
Le Beau Bug 

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    quatre × un =