L’Interview de Kids from Atlas

Mercredi, on a rencontré les Kids From Atlas dans l’ambiance chaude de la Cave au poète… Et on s’est pris une belle beigne. Que dire ? Une musique atmosphérique mêlée à des rythmes Afrobeats enivrants sur lequels vient se percher une voix décapante. Au bout de quelques notes, on observe, on se balance, et on se retrouve bientôt envoûté par l’énergie que dégagent ces Kids… Sacrée expérience donc. Mais avant de plonger dans leur univers subtil et planant, on est allé leur poser quelques questions dans un troquet roubaisien…

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Ce groupe est le fruit d’une amitié de longue date, on a pas commencé à jouer individuellement sauf Julien (guitariste) qui a adhéré au projet tardivement. On a commencé les Kids assez tard parce qu’on a traversé beaucoup de styles. C’est un projet de jeunes gamins qui ont pris les grattes pour s’éclater. Avec le temps, on a découvert nos envies en mêlant nos références.

Pourquoi “Kids from Atlas” ?
En fait au départ on s’appelait Atlas mais on a très vite changé pour un problème simple mais très gênant : la recherche Atlas sur internet nous reléguait très nettement dans les 5 ou 6èmes pages. Comme on avait une chanson qui s’intitulait Kids from Atlas, on a juste switché, maintenant cette chanson s’appelle Atlas. Ce nom vient d’une histoire selon laquelle des enfants auraient été exilés sur une planète sans adultes, où une vie insouciante se serait développée.

Vous jouez depuis longtemps ?

Alors à part Julien on est des potes d’enfance. On a joué du métal dans le grenier de nos parents, on faisait encore du rock un peu plus burné il n’y a pas si longtemps, et on a vraiment commencé à forger notre identité il y a deux ans. Au fur et à mesure on a forgé une amitié solide et a affirmé notre identité artistique.

Planante, c’est évident, mais il y a aussi une grande mélancolie qui se dégage de vos titres; est-ce que c’est un sentiment que vous travaillez ?
En fait, c’est plutôt induit dans notre style musical et nos personnalités. On ne vise pas vraiment le romantique mais on essaie simplement de donner de la profondeur et de l’émotion à nos titres… bizarrement c’est souvent le spleen qui s’y dessine. “Parfois c’est même frustrant !” nous dit Florent, le chanteur du groupe.

Est-ce que l’un de vous a un projet musical parallèle ?
On met désormais tellement de coeur avec les Kids qu’on irait pas voir ailleurs. Puis on aurait pas le temps. Seul Julien conserve un petit groupe de rock garage un peu plus dirty avec lequel il fait des café-concerts et rend hommage à ces inspirations grunges et punks…

Vos principales inspirations ? Vos modèles musicaux ?
On dit souvent qu’on a des côtés Brian Molko (Placebo) ou Thom Yorke (Radiohead). Étant des grands fans de ces groupes on en est ravi bien que nous n’avons aucune envie de calquer les codes d’un artiste pour s’en approcher. Aujourd’hui, on a tellement écouté de musiques, depuis tout gosse, qu’on a plus ces idoles qui représentent notre idéal de création. Maintenant c’est notre bagage musical entier qui nous guide.

Quel est votre rêve de groupe ?
Déjà d’en vivre ! (rires approbateurs) .. Mais sinon, notre grand fantasme serait une tournée internationale… Ou un festival d’envergure mondial. (Florent se retournant vers les autres “T’imagines…ouvrir la soirée pour les Arctic Monkeys ou Foals…? Le pied !” -Plus tard, avant le concert Florent, n’ayant pas son bracelet de musicien et se voyant refusé l’entrée par la sécurité, est revenu nous voir: “Je rêve de pouvoir entrer dans la salle de concert dans laquelle je joue.”-

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2016 ?
Alors cette année est un temps de reprise de la création. On a beaucoup bossé les masterings, le travail piste par piste pour toujours améliorer notre son.. On a fait beaucoup de PC, et ça prend fin. Maintenant on espère que l’alchimie opérera pour pouvoir réaliser un troisième EP d’ici la fin de l’année.

La tournée c’est pour bientôt ?
Oulah, alors du coup rien de programmé..

Qu’est-ce qu’un Beau Bug pour vous ?
(Florent prenant le téléphone de Augustin, le batteur) Tu vois ça, ça c’est un beau bug ! Le fond d’écran avec notre logo sur un écran cassé… Bah en fait c’est plutôt cool.

Les indispensables à avoir dans son Ipod ?
Geoggadi – Boards of Canada
Amok – Atoms for peace
Gilles Peterson
Foals – Total life forever
Jamiroquaï – Corner of the earth
Foals– Antidotes

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Voilà donc un groupe à suivre. Par leur musique innovante à la croisée de nombreuses sonorités, leur accessibilité et leur entièreté, ce sera un réel plaisir de les retrouver le Dimanche 28 Février à la Gare Saint-Sauveur à Lille.

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