L’Interview de Douchka

Aujourd’hui nous avons interviéwé Douchka, un artiste signé chez nos potes de Nowadays Records. Une musique colorée et pleine d’énergie, un beau mélange afin de bien commencer la journée. Nous en profitons pour vous souhaiter de joyeuses fêtes (en musique) les cafards !

Salut Thomas, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Hello, je m’appelle Thomas Lucas, j’ai 23 ans et j’habite à Rennes. Je suis musicien et producteur sous le nom de Douchka et j’appartiens à l’écurie Nowadays Records aux cotés de La Fine Équipe, Fakear, Unno, Phazz et Everydayz et pleins d’autres artistes géniaux.

Pourquoi Douchka ?
C’est compliqué pour moi d’en parler dans la mesure où je regrette pas mal ce nom aujourd’hui, et plusieurs interviews révèlent déjà l’histoire de ce pseudo que je n’ai pas forcément choisi haha.

Pourquoi avoir choisi de remixer « Omen » de Disclosure ?
Contrairement à la majorité des gens autour de moi, j’ai vraiment adoré l’album qu’ils viennent tout juste de sortir, « Caracal ». Je le préfère même à Settle qui était vraiment un enchainement de tubes, comme un maxi à rallonge. Là je trouve que la dimension album est nettement plus présente, et le niveau de production est hors normes… Concernant le titre Omen, je suis un grand adepte des covers sur youtube. C’est toujours cool pour redécouvrir sous un autre angle un morceau qu’on apprécie vraiment. Je suis tombé sur cette fille, Fifa Rachel. Elle chantait juste sur une reprise au piano un peu cheap. Mais sa voix était sublime. Je lui ai envoyé un message en lui demandant si elle pouvait juste m’envoyer l’acapella, et j’ai composé tout le track derrière en reprenant les accords du morceau, mais sans utiliser aucun sample de l’original. D’où l’appellation « cover » et non « remix ». Je l’avais déjà fait pour Caribou sur le titre Can’t Do Without You.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton Ep « Joyfull » ?
Joyful est mon EP sorti en Juin dernier chez Nowadays, signant également mon entrée au sein du label. C’était vraiment un condensé de tout ce que j’aimais à cette époque. Il y a également un feat. avec une chanteuse, Parachute Pulse, que j’ai rencontré à Tokyo lors de mon passage à la Red Bull Music Academy. Aujourd’hui mon son a encore évolué, vers un univers plus pop et down-tempo. Mais je suis toujours fier de cette sortie, elle m’a permis de commencer à affirmer mon style en tant que producteur qui se confirme aujourd’hui je l’espère.

Tu as grandi près d’un port de pêche, qu’est-ce qui t’a amené à faire de la musique ?
C’est arrivé un peu par hasard. J’écoutais vraiment ce que tous les kids de mon âge écoutaient étant ado. Je n’ai pas du tout grandi au sein d’un univers mélomane, aucun passage au conservatoire, pas d’apprentissage d’instrument… Ce que je regrette beaucoup aujourd’hui d’ailleurs. J’ai juste fait un peu de batterie en autodidacte. C’est surtout l’acquisition d’un sampleur à 15 ans (le classique sp-404 de chez Roland) qui m’a permis de comprendre comment la musique était fabriquée à base de superpositions et de texture. La production en soit ça fait juste deux ans. J’ai surtout baigné dans la musique par le biais du djing à mes débuts, en jouant dans les clubs aux alentours de chez moi alors que j’étais encore mineur… C’était vraiment génial.

Tu dis faire des sons très colorés, c’est ça pour toi la musique ?
J’ai beaucoup de mal à composer sans notes, sans harmonies. Le piano est toujours le premier instrument que j’enregistre quand je commence un nouveau morceau. À mon sens, une gamme c’est exactement comme un cercle chromatique en peinture. Tu as différents timbres, différents mélanges et des subtilités techniques qui te permettent de faire ressentir une atmosphère particulière à celui qui se penche sur ton travail. C’est pour cette raison que je trouve que ma musique est colorée, elle exprime différentes choses en fonction des outils que j’ai utilisé pour la créer.

Il me semble que tu travailles beaucoup tes lives, qu’est ce que tu as envie qu’on ressente quand on te voit sur scène ?
En live, j’essaie de jouer le plus de chose possible pour que le public se rende compte que la musique électronique sur scène peut-être interprétée comme n’importe quel groupe de rock ou de pop par exemple. Là je travaille sur une nouvelle version avec un vrai piano de scène qui me permettra encore plus d’improvisation. Mon idéal, c’est juste que les gens apprécie et découvre autre chose. C’était génial de faire toutes ces premières partie de Fakear par exemple. Jouer sous un format concert à 21h, c’est quelque chose d’assez nouveau pour moi, mais j’adore ça et ça va encore se développer.

Quels sont tes projets, tes envies?
Mon deuxième EP sortira très bientôt, toujours au sein de la famille Nowadays Records. Il va être vraiment très travaillé visuellement aussi, et j’ai très hâte de partager ça. Globalement, il sonnera nettement plus pop que Joyful, c’est un parti pris que j’assume entièrement. Sinon je travaille en studio avec mon ami Les Gordon sous un projet Leska. On a beaucoup de choses dans les tuyaux comme on dit, et vous allez en entendre parler très prochainement !

Qu’est ce qu’est un Beau Bug pour toi ?
Je vous renvoie à la scène du film Jerry Mcguire : Show Me The Money 😉

Les indispensables à avoir dans son iPod
Mura Masa – Love For That
Thundercat – Them Changes
Madjo – Choose The Heart (La Fine Équipe Remix)
Wanna Be Cool – Donnie Trumpet & the Social Experiment
Les Gordon – Atlas
Colorado – Off The Road
Kaytranada – Go Ahead
PLPS – How I Feel (20syl Remix)
Unno – Blue Leaf
Apollo Brown – Detonate

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug