L’Interview de Coming Soon

Salut Coming Soon !
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Nous sommes Coming Soon, un groupe d’indie rock originaire des Alpes françaises. Nous avons sorti notre premier album en 2007, et plusieurs depuis. Notre dernier ep, Sun Gets In, est sorti en septembre dernier, sur Kidderminster, le label que nous avons fondé.

Pourquoi Coming Soon ?
C’est une mauvaise blague : à défaut de choisir un nom, c’est un peu lui qui nous a choisi, et après dix ans d’existence, on peut dire qu’il fait vraiment partie de nous !

Coming Soon pourrait être apparenté à une petite tribu, où les âges se confondent.
D’où vient cette rencontre ?Vos différences d’âges apportent-elles quelque chose de différent dans votre rapport à la musique ?
Il y a deux fois deux frères dans Coming Soon – ce qui explique en grande partie les rencontres et les différences d’âge. Pour l’âge, je ne pense pas que ça ait une influence sur notre rapport à la musique, mais ça joue probablement sur d’autres dynamiques au sein du groupe. Et pour la dimension « familiale » du groupe, c’est sûr que ça a beaucoup d’importance dans notre histoire – ça explique sans doute en partie la longévité de Coming Soon.

Pourquoi faire le choix de chanter en anglais ?
Ca a été très naturel en fait : l’anglais était vraiment, pour nous et au moment où l’on a commencé à écrire des chansons, la langue de la musique par excellence. Notre point de vue a un peu changé à ce sujet, et plusieurs d’entre nous écrivent maintenant des chansons en français dans leurs aventures parallèles. Néanmoins, ça reste un élément fort de l’identité de Coming Soon.

Vous avez le goût de cultiver différents genres musicaux : indie-rock, folk bucolique, pop, éléctro…
Dans l’idée que la musique est une aventure, pleine de richesses et variée, une nouvelle envie ? un nouveau genre à explorer ? Votre style musical évolue-t-il inconsciemment en même temps que vous ? Ou bien êtes vous en constante recherche de nouvelles sonorités ?
On réfléchit toujours beaucoup à nos choix d’arrangements, de productions. Je dirais donc que c’est assez conscient en fait, on recherche effectivement sans cesse de nouvelles choses, et surtout on essaie de ne pas se mettre de barrières, de toujours se surprendre les uns les autres, quitte à aller là où on pensait ne jamais aller : quand on a commencé à enregistrer des morceaux, on était plein de certitudes et de préjugés, et on n’a jamais cessé depuis d’aller à l’encontre de tout ça, avec l’idée qu’en musique tout est possible. On s’est beaucoup ouvert avec le temps, on a essayé de métisser notre musique au gré de nos envies, et on se méfie des puristes en tous genres – les gens de la musique alternative pour qui on est trop pop, les gens de la pop qui ne comprennent pas qu’on puisse vouloir travailler avec le théâtre contemporain, les gens de la folk qui flippent à cause des synthés, les gens de l’électronique qui flippent à cause des guitares, etc…

Vous participez à l’album d’Olivia Ruiz en 2009, faites une nouvelle version de Privates Tortures en duo avec Etienne Daho ou encore participez à la tournée d’Adam Green, où on vous a découvert …
Qu’est ce que vous inspire ces rencontres ? Vous ont-elles fait gagner en maturité dans votre musique ?

Bien évidemment ! Pour nous, la musique a toujours été un moyen de voyager et de faire des rencontres, et c’est vraiment comme ça que ce sont décidées toutes nos collaborations.

« Dark Spring » marque un tournant, nouveau projet musical en collaboration avec le metteur en scène Bruno Geslin, vous tenez les rênes de la bande son du spectacle, votre genre musical se tourne plus vers une pop électro.
Comment vivez vous ce nouveau projet sur scène? Quels souvenirs vous évoque ce nouveau challenge?
C’est un projet qui a été décisif pour nous en effet, d’abord parce qu’il nous a donné l’occasion de passer beaucoup de temps sur une création, avec de longues périodes de répétition : on est devenu bien meilleur techniquement ! Musicalement, ça nous a aussi permis de travailler tous ensemble sur des formats très différents, de sortir des structures couplet/refrain, de composer des longues plages instrumentales, d’aller vers des trucs plus planants, plus répétitifs, plus bruitistes aussi. Cela correspondait à une vraie période de questionnement esthétique, après nos deux premiers albums, et ça nous a permis d’essayer des choses nouvelles avant le troisième. C’était un projet de longue haleine, sur lequel on a travaillé plus de deux ans, et je pense que beaucoup de personnes qui nous suivaient avant ça nous ont un peu perdus de vue, ou n’ont pas bien compris ce que nous faisions ; c’est dommage, parce que nous sommes très fier du résultat, et parce que c’est une étape essentielle dans notre histoire artistique .

Vous participez actuellement à la tournée « Aladdin Tour » aux cotés d’Adam Green, comment se passe cette rencontre musical ? Une anecdote pour le Beau Bug ?
C’est beaucoup beaucoup de fun, du rock’n’roll, et de la culture aussi : Adam est obsédé par l’art pictural en général, alors dès qu’on arrive dans une ville, on file au musée local, quitte à raccourcir considérablement le temps des balances !

Vidéo de Coming Soong, en plein milieu du concert d’Adam Green, original et réussi

Qu’est-ce qu’un Beau Bug pour vous ?
Je vois deux axes possibles pour répondre à cette question : j’hésite entre mon amour pour l’entomologie et notre enthousiasme pour les glitchs numériques… Peut-être que ça ne sert à rien de choisir : un beau bug c’est un truc qu’on croise par hasard, un phénomène aléatoire qui vous rappelle la beauté intempestive du monde.

Quels sont les indispensables pour vous, à avoir dans son ipod ?
Honnêtement, je pourrais citer une bonne centaine d’albums… Si on discutait quelques minutes dans le van pour répondre à cette question, tous les cinq, on arriverait sans doute à un bon millier sans trop se forcer ! Et en ne gardant que les indispensables, les trucs que tout le monde devrait connaitre et chérir… Si je choisis là tout de suite 3 gros gros classiques qu’il faut absolument avoir, voilà ce qui me vient en tête,
CanEge Bamyasi, Robert WyattRock Bottom, Dennis WilsonPacific Ocean Blue

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Tendrement,
Laurène,
Le Beau Bug

 

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