L’Interview de Blaise Bandini

En ce premier jeudi de mars, nous vous présentons Blaise Bandini. Ce nom vous dit quelque chose ? Et bien c’est normal car cet artiste plein de talents ce produit fréquemment sur la scène musicale Lilloise.

Son dernier Ep, “Exode“, nous a fait voyager et nous voulions faire un petit tour de monde avec vous et en savoir plus sur cet artiste promut a un bel avenir dans la musique.

Salut peux-tu te présenter en quelques mots ?
Hello, je suis Blaise Bandini et je fais de le musique avec des machines.

Pourquoi Blaise Bandini ?
C’est une question que j’évite à chaque fois qu’on me la pose, sans qu’il y ait de raison particulière. Ce dont j’ai envie, c’est que pour les gens qui ont écoutés mes morceaux ou assistés à mes lives ou dj sets, Blaise Bandini évoque quelque chose de positif.

On peut dire que tu commences la musique tout jeune avec la trompette, qu’est ce qui t’as attiré vers la musique éléctronique ?
Ce qui m’a fasciné dans cette musique au début, c’est l’étrangeté des timbres. Je me demandais : comment ces sons incroyables ont-ils étés crées ? Et cette question a commencé à m’obséder.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton dernier Ep ? Pourquoi lui avoir donné le nom de « exode » ?
La démarche était un peu différente par rapport aux deux premiers, pour lesquels j’avais été approché par des labels à un moment où j’avais déjà un stock de morceaux non signés. Pour Exode, j’ai rencontré Joek (le patron de Enlace) qui m’a dit qu’il aimerait qu’on fasse une sortie ensemble, et j’ai voulu partir de zéro. Je me suis donc retrouvé face à une page blanche, et l’envie de proposer un EP qui soit cohérent. Ça a été un peu plus douloureux que prévu : il a fallu que je réussisse à me dire « les morceaux sont assez bien comme ça, je n’y touche plus ! » ce qui est une sorte d’utopie en tant que producteur.
Le titre Exode est un hommage anonyme au quotidien de migrants que j’ai croisé à Calais, ma ville natale, où je suis retourné pour composer une partie de l’EP. C’est aussi un thème qui m’a toujours obsédé, la possibilité ou non d’échapper à son quotidien ou à sa condition.

Peut-on parler « d’exode » dans ta manière de produire pour cet ep ?
Je pense qu’on peut voir la création, d’une manière générale, comme une façon de s’évader, et la musique est un bel échappatoire. Donc pour répondre à ta question, d’une certaine façon, oui, même si je ne pensais pas forcément à ça en le composant !

Parle nous d’un des son de l’Ep, celui qui t’inspire le plus ou celui que tu as envie de déchiffrer avec nous maintenant.
Celui que je joue le plus en tant que DJ, c’est Samsara. J’aime son coté dub, avec les delays et les reverbs qui n’en finissent pas, et le pitch du clap qui monte et descend en permanence. C’est comme une sorte de transe, un cycle d’éternels recommencements, comme l’indique le nom du morceau, qui signifie en sanskrit « courant des renaissances successives » . Et c’est Juan Atkins, une de mes grandes influences, qui répète le mantra : « Iam pushing the envelope myself. I can’t create anything new based on anything old »

Quels sont tes projets, tes envies ?
J’ai de nouveaux tracks en préparation, et un partenariat à venir avec le Studio Red bull Paris, ce qui me met en joie. Je suis également en train de repenser mon live, avec l’intégration de nouvelles machines.

Une anecdote ?
La première personne à avoir écouté mes morceaux, c’est Levon Vincent. Je l’avais rencontré dans un bar à Berlin et il a été hyper chaleureux et m’a donné son mail. Il a écouté mes morceaux et, à ma grande surprise m’a répondu en me disant q’il avait confiance en moi et pensait que j’allais marquer la musique de mon empreinte. Ça m’a décidé à me lancer, et, même si j’ai toujours un peu de mal à le croire, quand je suis assailli par les doutes je relis ce mail pour me remotiver. Et ça marche !

Qu’est ce qu’est un beau bug pour toi ?
J’imagine un bel insecte bleuté qui marche paisiblement sur la feuille d’une plante tropicale, mais je vois bien que je m’égare un peu…

Les indispensables a avoir dans son ipod ?
Ce qui est indispensable, c’est d’avoir mon EP « Exode » dans son I pod évidemment ! Et aussi, et plus sérieusement, c’est d’avoir la musique adapté à l’humeur du moment. Ça demande une sacré culture musicale pour y arriver à chaque fois ! Par exemple, pour pécho avec classe, je recommande l’extraordinaire « From Joy » de Kyle Hall, sorti récemment.

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug

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