L’interview de Barbarella Wang

Aujourd’hui Le Beau Bug vous présente la belle Nadia alias Barbarella Wang pour la sortie de son nouvel EP dans l’Interview. Aux influences Trip-Hop, les sons de Barbarella Wang se mélangent parfaitement avec sa voix atypique dont nous sommes tombés amoureux. C’est un beau voyage que nous vous offrons en ce jeudi 22 janvier !

Salut peux-tu te présenter en quelques mots ?
Compositeur-interprète, je suis épaulée par mon équipe de beatmakers et amis : DustyTone et Paul Grimm, c’est grâce à cette entité que je développe depuis plus d’un an un univers aux influences Trip-Hop, électro avec un zeste Rétro Pop.

Barbarella Wang, vrai prénom ? si oui pourquoi ne pas avoir pris un nom de scène ? Si non pourquoi ce nom ?
Non ! Ce n’est pas mon vrai prénom ! De base, je n’ai jamais réellement cherché de nom de scène, c’est en gribouillant par-ci par-là sur mes cours quand j’ étais ado que Barbarella est née, je trouvais ça joli,  et Wang… Petit clin d’oeil à Tyler the Creator, un des mes artistes préférés. C’est quand Hervé ( Celui qui m’a permis de chanter pour d’autres que mon chat ) m’a demandé « c’est quoi ton blase ? » que j’ai naturellement répondu Barbarella Wang.

Parles nous de tes premiers pas dans la musique. À quel moment tu as su que tu avais une voix ?
J’ai toujours chanté, même avant de savoir correctement parler, petite, je baragouinais déjà en anglais en poussant des notes super aiguës ! C’était un plaisir très intime que je ne partageais qu’avec quelques amis,  qui m’ont d’ailleurs inscris à un « concours » de chant, où Hervé m’a entendu chanté une reprise d’Amy Whinehouse en reggae pour ensuite venir m’en féliciter ! C’est en découvrant que je pouvais donner du plaisir à des personnes jusqu’ici inconnues que Barbarella Wang est née.

Tes chansons ont un coté très sensuel, c’est quelques chose que tu cultives ou pas du tout ?
Sensuel ? Ahah ! Je ne sais pas, quand je chante,  mes yeux se ferment, un voyage commence, en studio ou sur scène, j’habite une bulle.  Je ressens des choses,  et c’est surement l’amour que j’ai pour ses choses en question qui rend le tout sensuel.

J’aime beaucoup ton son « When The Sun Goes Down » , peux-tu nous en parler ?
Quelle histoire ! Ce son, il a été fait par Paul Grimm, c’était mon collègue avant d’être un de mes beatmeakers, on parle musique un jour, je lui dis que je chante, il me dit qu’il produit, de nature curieuse, je lui demande de me faire écouter quelques tracks, la première : « When the sun goes down » : le casque sur les oreilles j’entends les premières notes et la ligne de chant est déjà dans ma tête ! Fusion ! Le refrain était la , les paroles aussi. La chanson raconte la dualité que rencontre une nana dans une histoire d’amour, la sienne, « When the sun goes down » ne parle pas d’une généralité. Elle se retrouve à chercher ce dont elle a besoin pour enfin se libérer à chaque refrain, qui ont tendance à être plutôt planant et léger, à la différence des couplets qui eux peuvent paraître pesant..

On marque ta musique comme du « Trip-Hop » , qu’est ce que cela veut dire pour toi ?
Pour moi le Trip-Hop est un mélange de genres, du rêve, de la légèreté mais aussi quelque chose de lourd, de planant, tout ça mélangé. J’y trouve toute l’animosité dont l’humain peut faire preuve, un coté sauvage, pouvant raconter les choses sur les mélodies les plus douces.

Que penses-tu de la scène musicale d’aujourd’hui ? C’est important de pouvoir partager ta musique avec d’autres DJ lors de remix ?
Même si je suis principalement bercée par les premiers albums de Massive Attack, Morcheeba, Herbaliser, Portishead… Je me laisse souvent aller à écouter Tei Shi, Cléa Vincent… Pour parler plus actuel. Rajoutons à ça certaines bonnes découvertes indé’, je pense à Ulysse, découvert lors d’un live à St Sauveur auquel j’ai aussi participé.

Partager ma musique avec differents Djs reste super important pour moi, ces mecs sont des génies, pleins d’imagination, qui peuvent  transformer ton son en quelque chose de totalement différent sans dénaturer le tout, je suis vraiment très fière du remix que Ahn K nous a concocté !

Quels sont tes projets, tes envies ?
Depuis le début de cette aventure, mon envie la plus folle serait de placer la musique au centre de ma vie ! Je pense être bien entourée pour, avec Hervé, directeur d’Hanout et Jo’ qui lui est à la tête du label Enlace Record, et d’autres en qui j’ai une totale confiance, et qui rendront la route longue, j’éspère.

Je prépare de nouvelles scènes, un nouvel album aux sonorités différentes et surtout beaucoup de nouvelles collaborations.

Qu’est ce qu’un Beau Bug pour toi ?
DustyTone, l’auteur de la plupart des titres de l’EP, celui avec qui j’ai commencé à créer mon univers musical, qui est aussi le sien. C’est un beau bug sur pattes, quelqu’un d’incroyable capable de perdre sa voiture garée dans Lille, à 3h du matin, le tout sobre… Pour la retrouver le lendemain grâce à l’efficacité de ses potes.

Quels sont les indispensables a avoir dans son ipod ?
Il est indispensable pour moi d’avoir un titre à chaque moment de la journée !

Massive Attack – Girl I love you.

Portishead – Glory box.

Ulysse – Woodoo Romance.

Tei Shi – Nevermind the End.

Cléa Vincent – Château perdu.

Die Antwoord – Ugly Boy.

Alt-J – Every Other Freckle.

Santigold – Disparate Youth.

The Herbaliser – If You Close Your Eyes Ft. Jean Grae.

Tyler The Creator – Yonkers.

Dope D.O.D – Gatekeepers.

Morcheeba – The Sea.

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug