L’interview de Adèle et Robin

Adèle et Robin ont sorti leur premier EP intitulé YAM en novembre dernier. Le duo nous consacre du temps pour nous en dire plus sur leur projet et leur état d’esprit.

1 – Pouvez-vous vous présenter ?

Robin : On est Adèle et Robin, un duo. On écrit des chansons en français.
Adèle : On vient de sortir notre premier EP qui s’appelle YAM, c’était le 12 novembre.

 

2 – Vous avez sorti votre premier EP qui s’appelle YAM. Pour nous, le YAM représente le jeu de dés. Est-ce que pour vous aussi, ou y a-t-il autre chose ? 

Robin : ouai carrément. Au départ YAM c’est une des chansons de l’EP avant d’être le titre. C’est une chanson que l’on a trainée pendant très très longtemps dans nos valises. On est parti d’un inspiration de guitare que j’avais chopper dans le quartier du YAAM à Berlin (Youth African Art Market). Je l’avais appelé comme ça dans mon téléphone pour me rappeler et enfaite Adèle à kiffer le titre. Elle m’a dit la chanson s’appellera comme ça, j’ai dit d’accord !
Adèle : Après j’ai dit l’EP s’appellera comme ça, il a fait d’accord ! (rires)

3 – Pourquoi avoir donné le nom de cette musique à l’EP ?

Adèle : Déjà parce que je trouve ce mot très stylé. Mais aussi parce qu’on s’est rendu compte, plus à la fin de quand on a finit d’écrire tout l’ensemble de l’EP, que cette chanson regrouper tout ce que l’on voulait dire dans l’EP.

4 – La première musique de l’EP, Demain, parle de la nécessité d’agir. Y a t-il des thèmes importants où vous pensez qu’il ne faut pas procrastiner ? 

Adèle : Je pense qu’il y en a deux grands. Il y a un thème plus global de la planète et il y a des thèmes personnels. Toute notre vie on dit « quand je serais grand, je ferais ça » et enfaite on se rend compte que maintenant on est grand.
Robin : Que c’est maintenant et qu’après on sera vieux !
Adèle : il faut agir maintenant dans nos vies quoi, c’est aussi pour ça qu’on l’a choisit en guise de premier single. Parce que ducoup c’ était « Hé, voilà c’est notre chanson qui dit on arrête d’attendre pour les trucs qu’on a envie de faire »

5 – Dans Axelle, vous abordez le thème de la folie. Pour vous, c’est “beau la folie” comme dirait Lomepal ou c’est une maladie ?

Robin : Haaaa, c’est une excellente question. Ce qui est drôle dans ce morceau c’est qu’il sonne très joyeux et en même temps les paroles elle ne sont pas si joyeuses que ça. Je pense que c’est ce qu’on a essayé de montrer qu’il y a un truc un peu ambivalent, en même temps ce n’est ni mal, ni bien.
Adèle : Ni beau, ni moche.
Robin : C’est juste différent et forcément un peu étrange.

6 – J’ai remarqué qu’ avant vous faisiez des covers et des mix’n twist de deux morceaux. Quel a été le déclic pour passer à l’écriture ?

Adèle : Quand on a sorti le mash-up Pomme / Billie Eilish, on commençait déjà à écrire nos chansons mais je pense qu’on n’osait pas. On n’arrivait pas à trouver notre voix sur comment écrire à deux. Je pense que ça nous as vraiment été un déclic.
Robin : Avant de créer Adèle et Robin, on avait tout les deux des groupes chacun de notre côtés où on écrivait chacun des chansons. Moi ça faisait déjà dix ans que j’écrivais des chansons avec mes groupes de la primaire au lycée.
Adèle : Et moi aussi, et c’est venu assez naturellement enfaite. Il m’a envoyé une instru, j’ai commencé à poser un texte et après il a vite fait le deuxième couplet. Maintenant on arrive carrément à écrire des couplets ensemble, maintenant ça se fait naturellement. Après on discute beaucoup des thèmes qu’on veut aborder. C’est ce qu’on essaye de faire avec les futures chansons ! (rires)

7 – Comment procédez-vous pour composer ?

Robin : Ça reste très variable quand même. Ça parait clair mais d’une chansons à l’autre, de toute façon tu repars de zéro. Donc à partir de ce moment-là, il n’y a absolument aucunes règles.
Adèle : Chacun à ses automatismes d’écriture je pense
Robin : Oui après on a tout les deux nos téléphones avec un dictaphone et on enregistre un milliard d’idées de musiques, de suite d’accords, de petits d’arpèges que l’on les regroupe. Après soit on a des bouts de texte qui nous sont venus comme ça et que l’on a noté dans nos téléphones soit on écrit par-dessus, soit on part d’un texte et on réécrit d’une musique.
Adèle : Soit on part d’un concept « je veux aborder tel concept, telle thématique », et on essaye de le développer ensemble. Mais c’est vraiment aléatoire. J’aimerais avoir la recette miracle !
Robin : Mais non ça serait chiant !
Adèle : Ça serait un peu plus efficace, parce que nous on est pas très rapide hein. (rires)
Robin : Mais on écrirait toujours la même chose sinon.

8 – Quelles sont vos inspirations ?

Robin : Oh vaste question ! Déjà des gens qui chantent en français aussi donc la scène française actuelle large : Clara lucciani, Juliette Armanet, Ben Mazuet, Pomme
Adèle : Je pense qu’on est plus Ben Mazuet et Pomme en therme de texte que Juliette Armanet je ne me retrouve pas forcément dedans.
Robin : Oui, c’est vrai. Après en ce moment, on fait une grosse fixette sur Terrenoire qu’on aime beaucoup. On a été très content qu’ils ait eu la Victoire de la musique.
Adèle : Sinon par contre au niveau des arrangement, on a plein d’artistes internationaux qu’on adore. Il y a une fille des Pays-Bas qui s’appelle Froukje, et c’est incroyable ce qu’elle fait. C’est vraiment le feat rêvé, c’est avec elle. On l’a trouvé parce qu’on avait une pote qui est allé vivre au Pays-Bas et elle nous as envoyé ça en mode « hé ! Elle est trop cool cette meuf, elle fait des chansons en néerlandais ».
Robin : Moi j’aime trop le fait qu’elle chante dans sa langue maternelle. C’est incroyablement bien produit et bien fait. Alors on ne pige pas un mot au texte, ça se trouve elle raconte n’importe quoi ! (rires) Non je les ai quand même traduites sur Google Trad avant de dire que j’aimais bien.

9 – Une anecdote rigolote jamais dévoilée concernant l’EP à partager ?

Robin : THE anecdote de l’EP… après on peut essayer d’en chercher une autre. Cherche une autre anecdote.
Adèle : Pendant que tu la racontes. Mmmmh …
Robin : En gros, au départ Je te vois partout, qui est quand même le gros single de l’EP, c’est une chanson qui n’était pas dutout destiner à être dans l’EP. Elle n’était pas destinée à être écrite parce qu’on avait un autre morceau qui s’appelle l’Eau Salée, qu’on devait enregistrer. En arrivant à l’enregistrement, on n’avait pas tout à fait terminer la maquette. On s’était dit qu’on la finirait en studio, on avait la confiance un peu ! Et on est arrivé au studio et de 10h à 16h, on a essayé de bien refaire la maquette mais ça ne nous convenait pas. On n’était pas content de ce qu’il se passait. A 16h, on avait faim, on était fatigué, on en pouvait plus. Donc on a dit à l’ingé son et au manager « ba les gars aller nous chercher les sandwichs et quand vous revenez on aura écrit une chanson » qui sera donc celle de l’EP et qui est donc Je te vois partout et qui est sorti en 20 minutes à ce moment-là.
Adèle : Ducoup je n’ai pas d’autres anecdotes, vraiment celle-là est trop bien ! (rires)
Robin : On a refait une maquette quand même, on ne l’a pas bouclé en 20 minutes quand même.

10 – Vous venez tout juste de sortir votre premier EP, et vous êtes déjà à l’affiche du Aluna Festival le 16 juin au côté de grosses têtes comme Angèle, Stromae, M… Comment vous sentez-vous ? 

Adèle : On va bien se préparer ! (rires) Clairement là c’est dans combien de mois ?
Robin : C’est dans trop peu de mois !
Adèle : On a la chance cette année d’être accompagné par la SMAC de Saint-Etienne. Ducoup on va avoir un maximum de résidences pour préparer ce concert là parce qu’on a vraiment la pression. On a su à peu près en même temps qu’on sortait l’EP, qu’on allé être programmé là-bas.
Robin : c’est ça, novembre.
Adèle : Depuis ce jour-là, j’y pense tous les jours. On a trop hâte !

11 – Vous préférez :

– Grenoble ou Paris ? 

Adèle et Robin : Grenoble !

– Tout programmer ou vivre au jour le jour ?

Adèle : Haaa c’est compliqué en temps que musicien. En vrai, tout programmer parce qu’on programme tout à l’avance. Nos mois sont déjà bouclés 5 mois à l’avance. Donc pas le choix !
Robin : Après si j’avais le choix, c’est vrai que au jour le jour j’aime bien.

– Humour ou amour ?

Adèle : Les deux ?
Robin : C’est exactement ce que j’allais dire !

– Rock ou pop ? 

Adèle : (rires)
Robin : Ooooh ! Je ne m’attendais pas à celle-là !
Adèle : moi je dis pop et Robin dit rock.
Robin : Ouai c’est ça hein. En vrai je kiffe la pop mais je trouve que la pop est pas assez rock aujourd’hui.

– Procrastiner ou précrastination ?

Robin : Faire aujourd’hui !
Adèle : Dit-il alors qu’il a cinq jours de retard sur tout.
Robin : Mais j’essaye de pas en rajouter du retard.
Adèle : On se force à travailler quand même et pas à être en retard.

12 – Quel a été votre artiste numéro 1 sur le récap de Spotify à la fin de l’année 2021 ?

Robin : Je n’ai pas Spotify, moi j’ai Deezer.
Adèle : Nous on est des Deezer personnes !  Je crois que c’est par semaine.
Robin : Je vais aller voir dans mon top.
Adèle : Je pense que… Ha 2021 ! Je tricherais si je dis Terrenoire parce que là j’écoute en boucle tous les jours.
Robin : Non ba Kroukje enfaite, notre néerlandaise préférée.

13 – Des projets futurs ?

Adèle et Robin : Mmh mmh !
Adèle : On est en train d’écrire des nouvelles chansons pour potentiellement quelque chose ! Pour le moment on écrit à fond et les concerts.
Robin : Et faire des maquettes, et on verra ce qu’on peut faire de ces petites maquettes dans nos chambres.

14 – Est-ce que vous avez un conseil pour les jeunes qui veulent se lancer ?

Robin : N’attendez pas !
Adèle : « Et demain, ça ne servira à rien » .
Robin : Ba voilà ! De ne pas attendre, de beaucoup beaucoup observer.
Adèle : Discuter et oser poser des questions aux petits artistes. Nous c’est grâce à tous les artistes qui nous entourent que l’on a su tout ce qu’il se passait dans le milieu de la musique sinon on ne comprend rien.
Robin : Et puis j’ajouterais être patient. Parce que desfois, t’écris une chanson, tu as envie de la sortir et puis enfaite on te dit non c’est une chanson d’album ça. Nous on a des chansons qu’on se traine depuis un an et demi et qui ne sortiront pas avant 2024. C’est la patiente. On sera très content quand elles sortiront. Donc être patient et ne pas vouloir précipiter les choses.

15 – Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Adèle : En général , on dit des concerts.
Robin : On dit beaucoup des concerts en ce moments, ouai.
Adèle : on a trop envie de faire des concerts, c’est tellement cool.
Robin : Ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu des vrais concerts et puis de toute façon c’est tellement une drogue c’est truc que quand tu sors de scène tu as envie d’y retourner.
Adèle : On peut nous souhaiter des concerts et des bonnes écritures de chansons.

16 – Notre magazine s’appelle le Beau Bug, pour vous c’est quoi un beau bug ?

Robin : Un beau bug, moi spontanément je dirais c’est quand tu trouves la bonne phrase, au bon moment, sans faire exprès dans une chanson. C’est l’anecdote de Je te vois partout un beau bug. Ok tu n’as pas capté ce qu’il s’est passé mais ça c’est passé et c’est trop bien !

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Tendrement, 
Solène DIDELLE
Le Beau Bug

 

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