L’INTERVIEW D’ALOÏSE SAUVAGE

Crédits Photo : Shelby Duncan

On cherchera toute la vie à s’aimer, soi et les autres. Si parfois le monde nous rend méga down et que cette tristesse nous dévore, regardons l’horizon, qui de son ampleur, brandit et dessine d’un trait précis un arc-en-ciel. Aloïse Sauvage nous donne le feu vert et nous rappelle, à sa juste valeur, que quoi qu’il en soit, elle restera toujours convaincue de ce qu’elle veut défendre.

1. Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Aloïse Sauvage, je suis chanteuse et comédienne, danseuse et circassienne aussi mais disons que la musique et le cinéma ont pris toute la place en ce moment.

2. Ton album Dévorantes sortait en février. Pourquoi lui avoir donné ce nom ?
Dévorantes c’est le nom d’une chanson qui clôture l’album. Je n’avais pas vraiment fait attention au départ, mais c’est une personne très proche de moi qui m’a dit “mais tu ne te rends pas compte ? Ton album doit s’appeler Dévorantes ! Cette chanson te représente en entier.” En y réfléchissant, je me suis dit que je devais lui donner ce nom. C’est la chanson qui me représente le mieux je pense et qui est hyper touchante à plein d’endroits. Je raconte mes envies, et elles sont dévorantes, mes chansons le sont aussi. C’est un terme que j’aime énormément parce qu’il est à la fois poétique, lyrique et en même temps, il y a ce côté qui fait affaire à la personne que je suis et à mon nom de famille, sauvage, un peu animal. Tu croques dans la vie, tu la déchires avec tes canines ! Les chansons de cet album sont hyper intimes, j’ai raconté vraiment ma vie, des trucs un peu douloureux et tristes aussi et ce n’était pas forcément évident. Mes peines sont dévorantes, mes joies, mes ambitions, parce que je vis pour ça et des fois c’est trop, mes amours aussi sont dévorantes : tout est dévorant chez moi, donc je me fais aussi dévorer.

3. Dans Méga Down, tu chantes “Je ne fais que raconter mes peines et ce jusqu’à quand ?”. De quoi as-tu besoin pour écrire ?
J’ai besoin de ressentir une émotion et de vouloir la communiquer. C’est vrai que c’est plus facile pour moi jusqu’à aujourd’hui d’écrire sur quelque chose qui me traverse émotionnellement d’une manière un peu négative, un peu douloureuse. C’est plus évident pour moi de raconter quand ça va mal avec la personne avec qui je suis que quand ça va bien. Je ne veux pas être dans ce truc de l’artiste maudit mais je ne suis pas la seule, beaucoup d’artistes disent que quand tu vas très mal finalement tu écris très bien. Souvent c’est une émotion, une anecdote ou une situation que j’ai envie de raconter et où je me dis qu’en chanson ce serait cool ! Et en fait de plus en plus maintenant, parce que c’est tout nouveau pour moi, je me rends compte avec l’album que ça touche des gens, que ça fait référence à leurs histoires. Ça c’est hyper nouveau pour moi ! J’ai reçu une lettre d’une personne qui me remerciait et qui me disait quelle chanson l’avait accompagné pour tel moment de sa vie. J’ai lu ça et ça m’a énormément touché. Je me suis rendue compte de ça avec l’album donc maintenant j’ai aussi envie de me dire « toi tu as vécu ça, prend cette situation et fais-en un truc qui va parler aux autres, fais-en une chanson. » Je comprends que j’ai ce pouvoir et qu’il faut que je le prenne.

4. Toute la vie, c’était une manière de dire qu’au moment de la rupture, on n’est pas forcément obligé de tout enterrer mais qu’au contraire il faut le garder en soi ?
C’est exactement ça. Quand j’ai écrit cette chanson Toute la vie, j’ai vécu une rupture amoureuse très compliquée. C’est moi qui suis partie paradoxalement mais j’aimais encore la personne, que j’aime encore et que j’aimerai toute ma vie. C’était ma première grande histoire d’amour et je ne comprenais pas pourquoi je m’en allais alors que je l’aimais toujours. En fait je ne l’aimais plus amoureusement, sexuellement, je n’étais plus dans la séduction. Quand tu te confrontes à ça et que tu ne l’as pas encore expérimenté, ça rend très malheureux. Il m’a fallu du temps. On ne s’aimera plus amoureusement, mais on s’aimera tellement toute la vie. La vie m’a montré que ce que je pensais s’avère véridique puisqu’on s’aimera bien toute la vie mais il fallait le temps de passer par des tas d’étapes. C’est une grande déclaration d’amour que Toute la vie, même si je parle de la rupture.

5. Dans les combats de tes musiques, on retrouve notamment le désir d’être accepté tel qu’on est et de ne pas avoir à se justifier sur certaines choses. Est-ce que tu penses que dans cette génération, on est des changeurs de monde ?
J’y crois clairement. Il y a eu des combats avant nous, il y en aura après bien sûr mais si tu combats c’est que tu crois que tu vas changer le monde finalement. Quand tu arrêtes d’y croire, tu ne peux plus le transformer parce que tu ne renvoies pas l’énergie, le discours et la parole qu’il faut pour changer les choses. Moi je crois qu’on va changer le monde. En tout cas, à ma toute petite place d’individu et de chanteuse, je me rends compte qu’on est quand même une belle génération d’artistes, notamment féminines, qui sont différentes et qui montrent d’autres représentations de la jeune femme hors des stéréotypes, des codes de ce que devrait être LA femme, alors qu’on est DES femmes. Aussi au niveau de la sexualité évidemment ça change, le fait qu’il y ait plein de meufs artistes lesbiennes revendiquées, assumées qui parlent de leur sexualité et montrent qu’il y a d’autres façons d’aborder sa vie et de la vivre. Il y a beaucoup plus de prise de parole ! D’autres ont ouvert la voie avant nous. Moi-même j’ai évolué dans mon discours et dans mon intimé, dans les choses que j’ai envie d’assumer et de dire par le biais des chansons. Entre Jimy et l’album, j’ai beaucoup évolué parce que j’ai compris qu’on écoutait mes chansons, que je pouvais avoir un poids et qu’il fallait que j’aille presque plus vite moi-même dans mon développement personnel pour aider d’autres gens.

Ce qui est beau c’est que tu crées de nouveaux modèles aussi ! 
Tu peux potentiellement être un modèle. En fait, tout le monde est le modèle de quelqu’un à partir du moment où tu permets à quelqu’un de se sentir mieux, de lui faire comprendre que quoi que ce soit est possible, d’être ambitieux, d’aimer qui tu veux, d’être qui tu veux. C’est pour ça que je le revendique autant : c’est que ça me tient à coeur et je le fais pour moi aussi. La musique d’ailleurs m’a obligé à le faire plus rapidement que là où j’en étais parce que j’étais encore dans un grand stade de découverte où je suis encore d’ailleurs.

6. Qu’est-ce qui te donne de l’espoir aujourd’hui ? 
Je crois grave en la jeunesse. On en revient à ça mais je crois au fait qu’un jour où va réussir à tous s’aimer. Je crois à l’intelligence de la jeunesse même si ce n’est pas gagné. J’ai de l’espoir en l’amour de toute façon, au début, à la fin, on revient toujours à ça (rires) ! J’ai l’espoir en l’amour avec un grand A donc il faut continuer à envoyer ça aux gens. Quand il y a de l’amour, il y a moins de peur donc il y a moins d’ignorance, moins de rejet. C’est un long combat mais on va y arriver !

7. En réécoutant Aphone, un de tes premiers sons, j’ai remarqué qu’il y avait une certaine dualité dans la mélodie avec des moments très planants et d’autres très énergiques. J’ai eu la sensation de retrouver cette dualité dans l’album : ton besoin d’apaisement et celui de te dépasser. Te retrouves-tu dans cette contradiction ?
Totalement, c’est exactement moi. Je suis complètement schizophrène avec ça c’est à dire qu’à la fois j’ai une flamme sacrée d’ambition, de rêve, d’espoir, d’énergie, de transcendance où je ne peux pas m’arrêter, et un moment donné il y a un autre truc où je suis quelqu’un de très anxieux je pense, de très speed qui a l’impression de passer à côté de plein de choses dans la vie, qui a l’impression d’être différente par rapport à ça et qui a besoin de trouver la paix. La paix n’arrivera jamais que si tu le décides et que si tu l’as en toi : ce n’est pas en réussissant quelque chose que tu vas avoir le bonheur, on le sait. À chaque palier que tu atteins dans les objectifs que tu t’es fixé, tu t’en fixes d’autres, ce n’est jamais fini. Quand tu le comprends enfin, ça te met un gros coup « Ah en fait ça ne va pas m’apporter de bonheur ! » Non, le bonheur est dans la vie au quotidien, il est là si tu le décides, si tu le désires et si tu t’emploies à le faire vivre. Mais on est clairement sur une dualité ça c’est sûr (rires) !

8. Qu’est-ce que tu appris depuis tes débuts en 2017 ? 
J’ai appris plein de choses. Ça n’a pas été évident quand même l’entrée dans le monde assez particulier de la musique. Il m’a quand même abîmé à certains endroits dans le sens où j’ai perdu un peu de naïveté. Mais je pense que depuis 3 ans, je suis en train de comprendre qui je suis, qui j’ai envie d’être et de relier encore plus mon intime à ce que je peux renvoyer et pas juste d’être dans le faire, mais de toujours plus incarner ce que je fais. Ces trois dernières années ça a été un chamboulement à tous les niveaux, personnellement ça a été waouh et à tellement d’autres niveaux ! Je suis rentrée dans la musique et je n’en suis plus sortie ! Je ne l’avais pas prévu comme ça dans ma tête : je faisais du cirque, de la danse, du cinéma et j’ai été projetée à un endroit que je n’avais pas conscientisé. Ça amène plein d’autres problématiques et plein d’autres questionnements de qu’est-ce que tu as envie de dire, pourquoi, comment et comment le faire bien.

9. Tu penses pouvoir dire que tu as confiance en toi ? 
Alalala mais pas du tout ! C’est difficile d’avoir confiance en toi, je pense qu’on n’a pas vraiment confiance en nous mais on peut avoir confiance en ce qu’on peut faire. Je dis toujours ça à ma petite soeur. L’acte parle pour nous, il ne ment pas et moi c’est pour ça que je me suis vraiment attelée à faire, à tenter des choses pour prendre confiance dans le regard des autres qui en voyant me disaient « T’es là en fait, meuf, t’es là ! » Mais après confiance en moi… C’est compliqué ça quand même. Je suis quelqu’un de très peu sûr de moi. Après je pense que ce n’est pas ce que je renvoie forcément, on m’a déjà dit que je renvoyais une image de quelqu’un de très sûre d’elle, très en confiance. On dit souvent que les clowns sont les plus malheureux, je pense que c’est propre à ce trait de caractère là. Il y a des moments où j’ai une force et je me dis que je vais tout casser mais sinon je suis très dépendante de l’affection que nous renvoient les gens. Il y a des blessures à un endroit qui montrent qu’on a tellement besoin d’être rassuré sur la validation de notre existence. C’est nul mais c’est la thérapie de nos vies, on va s’en sortir (rires) ! C’est aussi pour ça qu’on fait de l’art. Enfin, on a tous besoin de reconnaissance tu me diras. C’est une forme d’amour encore mais elle peut être un peu parasitée et il faut y faire attention. Je m’en rends compte parce que j’ai de plus en plus de reconnaissance et j’espère que ça pourra poursuivre, parce que ça voudrait dire que j’ai de plus en plus de place et de paramètres pour faire mes choses. C’est à double tranchant.

10. L’autodérision et le rire, ça cache une certaine mélancolie chez toi ?
Je le sais et les autres me le disent aussi, je suis quelqu’un d’hypersensible. Je suis très à fleur de peau sur l’émotionnel en général et j’ai une certaine mélancolie oui je pense, parce que j’ai une certaine nostalgie. J’ai la peur de la fin en fait, j’ai la peur de quitter, d’oublier, de ne plus vivre la même chose… Ce qui ne m’empêche pas d’aimer la vie, d’être reconnaissante à chaque instant de pouvoir la vivre et j’espère, de renvoyer une énergie positive, je m’y attelle ! Non pas par devoir mais parce que je suis cette personne là dans la vie.

11. Dans Parfois Faut, tu parles des épreuves qu’on peut vivre et qui nous construisent. Penses-tu que celles que tu as vécu te permettent d’écrire aujourd’hui et d’affirmer ton individualité ?
Oui. Après, il n’y a pas que des épreuves dans le sens négatif. J’ai l’impression que ce sont des étapes quoi. Une épreuve c’est un truc douloureux dans le sens où tu en ressors transformé, c’est vraiment comme ça que je le vois. Tu ne peux jamais prévoir ton changement et quand tu vois ton évolution pour n’importe quelle situation, tu te rends compte que tu as mué : ça c’est très inspirant. Ce que je trouve beau dans le fait de faire des chansons et d’oser les sortir, c’est que c’est marqueur. Si j’ai la chance de continuer, je l’espère, et que je réécouterai Jimy dans 5/10 ans, je verrais ce que je racontais et où est-ce que j’en étais. Il y aura des choses qui seront les mêmes, j’aurai toujours ce truc-là de raconter la liberté mais ce sera marrant de voir comment dans le discours j’ai évolué. Ça c’est beau.

12. L’expression de ton corps joue un rôle primordial dans ton travail. Ce besoin, tu le ressens comme un lâcher prise total ou comme quelque chose que tu contrôles ?
Un peu des deux. En tant que danseuse, je vois énormément de gens qui ne dansent pas ou qui n’ont pas une activité physique. Mais les gens connaissent la partie de la tête au cou mais le reste pas du tout ! Ils ne connaissent pas leur corps donc ils ne  l’écoutent pas. Et moi en connaissant mon corps, j’ai appris vraiment à l’écouter, il me dit tout ! Et encore il y a des choses que je laisse passer mais le corps sait tout. Tu écoutes ton ventre : il te dit tout. Regarde quand tu tombes amoureuse, que tu es stressée ou que tu as peur. Donc à la fois ça amène un contrôle, une connaissance et à la fois c’est un lâcher prise oui, parce que comme tu le connais, il peut faire ce qu’il veut ! C’est pour ça que j’ose me décomplexer avec ça parce que je vois que le corps est source de gros complexes chez tout le monde. Le lâcher prise de juste laisser ton corps faire parce qu’il a tellement expérimenté qu’il sait faire, ça c’est magnifique. C’est les deux, c’est comme tout ! Plus tu te connais plus tu contrôles mais plus tu peux le laisser en improvisation, oser le faire et ne pas en être bloquer.

13. Tu participes au projet de court-métrage UNES, parle-nous-en ! 
À la base c’est un projet de court-métrage réalisé par Camille Duveau, qui est, pour l’anecdote, ma meilleure amie d’enfance, c’est-à-dire qu’on se connaît depuis qu’on a deux ans. C’est vraiment une personne très proche, qui m’a connu avant tout le monde. Elle a des dossiers sur moi, c’est chaud ! Elle est scénariste, réalisatrice et espère développer ses projets comme tout un chacun. Pour son court-métrage, UNES, elle avait vraiment envie de mettre des femmes en avant. Après, ça s’est transformé en : et si au-delà même de réunir une équipe technique totalement féminine, on ramenait aussi des femmes talentueuses et on créait une énergie commune pour mettre en avant les femmes. J’ai beaucoup discuté avec elle parce qu’elle est dans le projet d’aller dans des parcours plus conventionnels mais je lui ai dit « n’attends pas » ! Moi à l’époque j’ai mis des clips musicaux sur Youtube et deux ans après j’ai fait un album. Avant de sortir mes premiers sons, j’ai envoyé des mails à des maisons de disque, on ne m’a jamais répondu et six mois après elles revenaient vers moi ! Mais je les ai contactées, personne ne m’a répondu parce que je n’étais personne apparemment ! Ça m’énerve beaucoup ça. Comment tu donnes accès aux gens en fait ? Il faut toujours connaître un tel. C’est pour ça que j’essaye du mieux que je peux de toujours répondre. Florence Pernet par exemple, c’est une photographe qui me suit vachement en concert maintenant mais je ne la connaissais si d’Adam ni d’Ève ! Elle m’a contacté sur Instagram et je lui ai dit de venir en concert. Résultat, c’est devenu ma soeur, on fait tout ensemble, j’essaye de la faire monter aussi comme je peux ! Elle réalise des clips pour Pomme, c’est mortel. UNES, c’est le même principe, c’est « venez on est des meufs, on fait toutes des trucs dans notre coin et on a envie de proposer un projet féminin (et féministe bien sûr) ».  On a lancé un crowdfounding parce qu’on ne va pas attendre de recevoir de l’argent de commissions qui ne nous donneront peut-être pas ! On va le faire et ça va être chanmé.

14. Tu préfères : 

– le corps ou la voix ?
Alors attends, signe astrologique : balance, donc gros problèmes de choix (rires) ! Alors. J’ai quand même envie de dire le corps parce qu’il inscrit quelque chose dans le monde par le physique, dans le temps quelque chose de très puissant. Et en plus dans le corps, il y a les cordes vocales ! Je pense qu’on ne prend pas encore assez conscience de la puissance de nos corps à plein de niveaux.

– ailleurs ou higher ?
Higher ! Oui, plus haut.

– Diam’s ou K-Maro ?
Oooh ! Diam’s bien sûr, je suis obligée. Pour la puissance, le vécu, l’intention, tout quoi !

– dire les choses à l’intéressé(e) ou l’exposer au monde ?
Ça ce n’est pas bien, je ne suis pas fière mais l’exposer au monde… J’apprends à mieux communiquer !

15. Quels sont tes indispensables musicaux ?
J’écoute de tout! Le mieux pour ne pas avoir à choisir ce serait une petite playlist avec les sorties rap français, un peu de Stéphane Eicher, de Rema, un nigérien qui est une tuerie, de Billie Eilish et de Dalida !

16. Notre magazine s’appelle Le Beau Bug. C’est quoi pour toi un beau bug ?
C’est quelque chose que tu n’avais pas prévu et que, comme on t’a toujours conditionné, tu penses que c’est une erreur. Mais en fait, c’est la plus belle de tes erreurs parce que ça t’emmène vers une réussite que tu n’avais pas envisagé, parce que tu t’étais conditionné à penser que ce n’était pas une bonne action. C’est un truc qui arrive comme ça et tu te dis “en fait c’est le meilleur faux pas que j’ai pu faire, la meilleure hésitation que j’ai pu avoir, la meilleure maladresse”.

17. Qu’est-ce qu’on peut se souhaiter pour la suite ?
On peut se souhaiter de rester toujours convaincu de ce que qu’on veut défendre, d’être convaincant donc. On est l’avenir mais on est avant tout le présent, donc c’est dès maintenant, tout le temps, tous les jours qu’il faut incarner ce qu’on veut voir pour le monde entier. Je nous souhaite ça, à toutes les deux, et à tout le monde qui lira.

Retrouvez Aloïse Sauvage sur les internets :
Facebook
Instagram
Youtube

Tendrement,
Louise Lecluse
Le Beau Bug

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    9 + 14 =