Le retour de Lilly Wood & The Prick avec Most Anything

Après une absence notable depuis 2016, Lilly Wood & The Prick fait son grand retour en dévoilant son nouvel album : Most Anything.

Également disponible sur Deezer.

Après un travail intense et sans relâche en 2016, les membres du groupe, Nili Hadida et Benjamin Cotto se sont laissés du temps. C’est en 2019 qu’ils reprennent du service en s’exilant en Vendée pour travailler sur un nouveau projet. C’est alors que Most Anything verra le jour, quelques temps plus tard. Cet album est le fruit du travail d’un duo grandit, plus mature et réfléchit. Le groupe se laisse toujours autant de liberté en termes de genres. On retrouve dans ce projet des influences à la fois pop, rock, mais aussi électroniques.

“It’s not enough, give me more”

Le premier single de l’album, You Want My Money dénonce sur un air rythmé et entraînant. Ce morceau nous parle des travers de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Ce besoin de tout avoir, de faire comme tout le monde, qui ne mène qu’à une seule chose : tout perdre. Illustré à merveille par son clip extravagant façon 60’s. On y voit un trio qui consomme sans aucune limite. C’est cette sur-consommation qui les mènent à la fin à ne plus rien avoir et à se rendre compte qu’ils vivent dans une illusion.

L’album continue avec Most Anything, un morceau qui, sur une instrumentale solaire et énergique sonne étonnamment mélancolique. La chanteuse conserve ce grain de voix qui nous plonge dans des souvenirs lointains. L’incroyable instrumentale du titre In Love For The Last Time mêle disco et électro, un mélange toujours fait de manière très juste. C’est un titre que l’on se voit déjà écouter dans la voiture lors d’un road trip. À la fois heureux et nostalgique.

“Here’s to the lonely days”

Juste derrière, on retrouve le morceau A Song, qui marque une rupture dans le projet. On rentre dans la seconde partie de l’album, plus calme et mélancolique. Le côté pop s’efface petit à petit pour laisser place à un nouveau style, plus planant.

Plus tard, If I Tell et Guard Down nous rappellent tout de même l’influence rock, toujours bien présente dans l’âme du groupe. La batterie qui s’accélère doucement, au rythme des guitares et des notes électriques, le tout sublimé par la douce voix de Nili.

L’album s’achève finalement avec Lonely Life. Une voix qui nous plonge dans une nostalgie sans fin, accompagnée d’une délicate guitare et de quelques choeurs. Le projet se termine donc avec un morceau sans artifice, en toute simplicité : de la musique à l’état brut. L’attente aura été longue, mais le résultat n’est en aucun cas décevant. Le duo impose son retour comme une réussite en nous faisant passer du rire aux larmes et de la danse frénétique au repos le plus total.

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Tendement,
Valentine de Cormis,
Le Beau Bug 

 

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