Justice – Woman

Ils n’avaient pas fait d’album depuis 2011, et ont annoncé leur retour avec Randy. Et quel retour ! Ces deux français, Xavier de Rosnay et Gaspard Augé, qui forment le groupe Justice, sortent le 18 novembre Woman. Mondialement connus grâce à leurs albums et Audio, Video, Disco, ils reviennent avec un album qui se veut plus sage. Woman, ode à la femme, parle d’amour. Raison de plus pour l’écouter : c’est la première fois que le duo s’autorise à aborder explicitement le sujet.

Loin de D.A.N.C.E, les tracks sont tantôt langoureux (Pleasure, Stop, Close Call), tantôt musclés (Alakazam, Heavy Metal), et nous emportent, le temps de 10 titres plutôt longs (5 minutes en moyenne) dans un voyage bien différent de ceux proposés par leur deux précédents albums.

L’album s’ouvre en douceur sur Safe and Sound, dévoilant des voix de choeurs, des basses organiques, puissantes, accompagnées par la suite de violons plus aigus pour soutenir ces voix. Belle entrée en matière ! Vient ensuite l’électro-pop aux influences eighties de Pleasure, éloge de l’adolescent amoureux qui se pose trop de questions et qui ne voit qu’une seule réponse à tout cela : 

« Use imagination as a destination »

Alakazam ! est le premier instrumental de l’album. Rythme soutenu par des basses puissantes et coups de cymbales étouffés sont les maîtres mots de ce titre. S’ensuit Fire. Sorti en single et accompagné depuis peu d’un clip dans lequel le duo est entouré de l’actrice Susan Sarandon, il nous livre dès les premières notes de guitare un hymne à l’amour qui rend fou. Stop, quant à lui, est le premier morceau à s’ouvrir sur des notes de piano, accompagnées d’un beat lent, qui sublime avec la mélodie d’origine. Chorus est un long titre de 7 minutes, au rythme progressif : un gospel 2.0. Dans sa première partie, plusieurs couches sonores musicales s’additionnent, puis viennent vocalises de choeurs, et riff de guitare qui surplombe le tout. Le titre change presque entièrement arrivé à sa moitié, préservant tout de même sa mélodie d’origine. Un bel entracte, pour repartir de plus belle avec Randy, qui a annoncé le retour de Justice sur scène. Les ingrédients ne changent pas (son eighties, basses, voix aigües), cependant la mélodie est bien différente des autres titres de l’album. S’ensuit l’instrumental Heavy Metal : il se caractérise par une mélodie rapide jouée à la guitare, soutenue par un rythme de basse, tout en gardant l’esprit de Woman. Le doux Love S.O.S a pour particularité de démarrer avec un son bien connu de tous : une sirène qui se déclenche. Et l’album se termine sur Close Call, un lent happy ending, qui pourrait faussement faire penser à l’ambiance des derniers titres de The Resistance, de Muse.

Et si Woman n’a pas étanché votre soif de Justice : samedi 17 décembre sortait leur deuxième Essential Mix sur les ondes de la BBC Radio One !

Justice est un groupe qui s’est formé à Paris il y a maintenant 13 ans. Leur premier titre (un remix de Never Be Alone de Simian), produit par le label Ed Banger records, a été le début d’une longue “french success story” qui dépasse aujourd’hui largement les frontières.

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug

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