L’interview de Sullivan

Léger et rythmé le dernier Ep ,Manon, du groupe Toulousain Sullivan nous entraine.
Antoine derrière les platines et Pierre à la batterie , ce duo prometteur explose. Fait de différences et de spontanéité c’est une interview agréable que Pierre et Antoine nous livrent.

Pourquoi Sullivan ?

Antoine : Tout simplement, pour notre première soirée on avait besoin de coucher un nom sur le flyer, on a réfléchi à plusieurs trucs, et c’est ce nom, sorti un peu de nul part et nous plaisant à tous les deux, qui est resté..

Pierre , Il me semble que tu as joué dans un groupe de métal quand tu avais 14-15 ans , style musicale très différent de celui avec lequel tu travailles aujourd’hui ..

Pierre : On m’avait proposé d’intégrer un petit groupe toulousain de métal, et n’ayant aucune expérience de groupe, j’ai foncé, alors qu’à l’origine mes influences étaient et sont toujours beaucoup plus tournées vers le hip-hop. Pour une première expérience c’était bien fun. J’aime bien toucher à tout, ce que permet de faire la batterie, et aujourd’hui effectivement je me suis tourné vers un nouveau style avec Sullivan, au sein duquel mes influences passées me permettent d’appréhender autrement la musique électronique.

Et toi Antoine qu’est ce qui t’as attiré vers les platines ?

Antoine : En fait ça remonte à l’époque de mes premières soirées entre potes, je passais toujours des sons avec mon ipod, et j’ai rencontré un ami dj de mon grand frère qui m’a fait découvrir le mix, et à partir de là je me suis acheté mes premières platines. Un an plus tard, j’avais la chance de jouer dans un bar toulousain (Le Cube), et ça fait maintenant 6 ans que ça dure, en espérant que ça continue longtemps encore !

landing sullivan


La scène et les lives sont une partie importante dans votre travaille , êtes vous en total improvisation ?

Pierre: A l’origine le concept est basé uniquement sur du live, donc au fur et à mesure des soirées on a mis en place un processus bien rodé pour le live. Pour commencer on établit une large sélection de morceaux, ensuite on affine en fonction de ce qui passerait bien, non seulement en soirée, mais également par rapport à la batterie.
Une fois la sélection terminée, on élabore un set le plus cohérent possible, on bosse les transitions, les effets, les arrangements avec la batterie etc. On essaye de répéter le plus possible pour s’assurer au moins 75% du live carré, mais on se laisse toujours une bonne marge de manoeuvre, parce que c’est là où on prend le plus de plaisir !

Une chose , une sensation a ressentir lorsque que l’on viens vous voir sur scène ?

Antoine: Grâce à notre concept dj-batterie, on essaye de rompre avec des dj sets classiques, et c’est là où toute la force de la batterie intervient: musicalement parlant ça amène un gros plus (rythmique, punch), et l’apport visuel joue également un rôle très important. Cela combiné à l’énergie que l’on essaye de communiquer sur scène peut faire que les gens ne restent pas indifférent à ce que l’on propose.
C’est un peu ce qui fait que les personnes présentent aux soirées peuvent avoir un ressentit totalement différent que lors d’un set électronique plus classique.

Etes vous en quête de reconnaissance ? Quelle place prend la musique dans votre vie ?

Pierre : En quête de reconnaissance à proprement parler, non !
C’est avant tout une passion pour la musique que l’on partage avec Antoine, et d’ailleurs à l’origine j’étais simplement venu chez lui pour poser des lignes de batterie sur les morceaux qu’il composait à l’époque et un jour on a eu une opportunité de soirée ce qui nous a poussé à réfléchir à un concept un peu original, de là, on s’est lancé dans l’aventure, sans trop savoir où cela nous mènerait.
En revanche, on prend un grand plaisir à ce que notre travaille soit “reconnu” aujourd’hui, du moins au niveau local.
Après, on a été toujours été beaucoup tourné vers la musique, et ça depuis longtemps, et aujourd’hui cela prend une place encore plus importante, vu qu’on y consacre la majeur partie de notre temps libre. Et pouvoir maintenant partager notre passion avec les gens qui nous écoutent et viennent nous voir, c’est vraiment un immense plaisir.

Votre premier EP Landing est bien différent de votre dernier EP Manon des sons écorchés vous passez a une ambiance beaucoup plus propre. Est ce un choix ou une plus grande maitrise tout simplement ?

Antoine : C’est pas forcément une question de maîtrise, même si l’expérience du premier EP nous a bien fait progresser; mais c’est surtout qu’on ne s’interdit rien, on puise dans nos influences et on produit suivant nos envies du moment.
Pour le premier EP on avait envie d’un son bien électro-rock, qui collait avec l’image de la batterie; en revanche pour Manon, on voulait montrer une autre facette de ce que l’on peut proposer, tout en gardant l’aspect punch avec la Part. II du morceau!

Des projets, des envies?

Pierre: On a toujours plein de projets et plein d’envies, cependant on essaye de faire la part des choses entre les études et la musique.
Antoine : On est en train de produire notre prochain EP, qu’on espère sortir à la rentrée en Septembre et à côté on prépare un véritable live avec l’ensemble des morceaux que l’on aura sorti d’ici là, avec également des machines, des synthés, des vocaux et peut être même d’autres instruments acoustiques, un nouvel exercice qui s’annonce bien excitant!

Musiques à avoir dans son ipod :

Jan Blomqvist – Something Says
Woodkid – Ghost Lights
Victor Démé – Djon Maya (Synapson Remix)
Electric Light Orchestra – Evil Woman

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug

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