L’interview de Salut c’est cool

Salut c’est cool est devenu depuis un peu plus d’un an, un phénomène incontournable dans le paysage musical français. Le groupe enchaîne les festivals prestigieux : Les Eurockéennes De Belfort, Le Cabaret Vert, le Nancy Jazz Pulsations…etc, laissant le public en transe après chaque représentation. La foule entonne calmement les paroles de Merci Nature, titre techno plutôt joyeux avant d’enchaîner sur une ambiance rave party avec Vous êtes des pros et ses beats ravageurs. Bref, Salut c’est cool est un monde parallèle dans la musique, concevant avec des ingrédients hétéroclites, une musique qu’ils nomment “techno-variété”. Après avoir découvert leur album Sur le thème des grandes découvertes, on a voulu en savoir un peu plus sur leur univers. Du coup, on leur a poser quelques questions. Bon voyage.

En quelques mots, présenter nous votre album :

C’est un groupe de morceaux, ils sont différents les uns des autres. Il y en a des souriants et énergiques, des nerveux et pensifs comme quelqu’un qui a le genou qui tremble sous la table, et des un peu dans les vapes aussi.

D’où vous est venue l’idée du titre « Sur le thème des grandes découvertes » ? 

C’était le nom d’une soirée d’une école d’ingénieur, on a lu ça sur un vieux poster. On a bien aimé parce qu’on aime bien découvrir ou explorer notre environnement, c’est un jeu sans fin, ça nous procure des émotions et des sensations quand on trouve quelque chose d’exceptionnel dans un gros tas de rien du tout. Comme si à l’époque des grandes découvertes un explorateur décidait de parcourir chaque recoin du placard en dessous de son évier. Un bout de goudron qui brille peut être beau comme la découverte d’un nouvel atome.

Bien que votre musique soit reconnaissable instantanément, elle puise dans différentes sources. Pouvez-vous nous parler des influences passées comme actuelles qui ont un impact sur votre création ?

Il y en a tellement, on adore découvrir de nouvelles musiques, mais on pourrait citer par exemple Front 242, Laid Back, Gigi D’Agostino, Aphex Twin ou Doctor Tom. Ça fait pas beaucoup de noms mais le mieux c’est que tu écoutes notre web radio, là on passe les morceaux qui nous entourent.

D’où vous est venue l’envie de faire un album au sein d’un label, après avoir distribué vos créations gratuitement (via un petit jeu sur votre site) ? 

On a reçu une proposition de la part du label et on a voulu tenter l’aventure. Parce que par exemple on s’est aperçu que dans le monde des concerts et des programmateurs, offrir un disque n’est pas considéré comme une véritable sortie et ça nous posait des barrières pour faire plus de concerts.

Pour revenir à vos chansons, une chose m’intrigue, qui est Crocosmaute (titre n°4) ?

Crocosmaute se charge d’une tache noble, il nettoie. Dans l’espace ou ailleurs, les gens ont du mal à se mettre d’accord pour nettoyer.

Dans cet album comme auparavant, vous nous racontez des histoires surréalistes. De manière générale, qu’est-ce qui inspire vos textes ? 

Quand on met l’index sur le menton, on est inspiré. Après chacun sa technique.

Au final, qu’est-ce que la musique pour vous ?

C’est un truc magnifique et mystérieux qui n’arrête pas de nous happer.

Avec 17 festivals cet été, qu’est-ce qui vous motive pour réaliser autant de Lives ? 

Le kiff se partage et les gens aiment avoir le kiff près de leur chaumière. Comme ça après un bon concert ils vont se coucher dans leur lit douillet, alors on vient près de chez eux comme ça ils font pas trop de voiture pour aller de leur lit douillet aux méga subs.

Quels sont les projets à venir pour Salut C’est Cool ? 

Faire une expo, faire du bricolage, faire des films et des clips, essayer de varier les plaisirs parce que dernièrement on a fait beaucoup de musique.

Quels sont les morceaux indispensables à avoir dans son ipod ? 

Je crois que tout le monde a l’album de U2 dans son Ipod il y avait une histoire comme ça. mais dans un baladeur mp3 en général tu peux avoir Life is life de Laibach pour sortir de chez toi le matin.

Pour terminer, qu’est-ce qu’un Beau Bug pour vous ?

Les bugs c’est souvent beau, par exemple quand dans Google Street View quand tu avances dans une rue et qu’il y a un saut dans le futur et qu’après tu essayes de retourner dans le passé en reculant dans la rue mais là tu es toujours dans le futur.

Tendrement, Le Beau Bug.