L’Interview de Fils Unique

C’est a travers ses musiques que Fils Unique nous racontent des histoires toutes aussi agréables que passionnantes. Derrière ce personnage se cache une personne curieuse et intéressée. C’est avec plaisir que Le Beau Bug vous fait partager cette belle rencontre enrichissante!

Peux tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Etienne, j’ai 23 ans, je suis Bordelais. J’étudie l’ingénierie du Bâtiment à côté de Biarritz, je suis en dernière année et je postule pour poursuivre en école d’Architecture en Septembre. À côté de ça, je passe une partie de mon temps à faire des morceaux tout seul sur mon petit software.
J’ai appris la musique au piano dès petit et pendant dix ans, puis j’ai été dans un groupe de rap bordelais quelques temps et après notre séparation, j’ai commencé à faire des trucs dans mon coin.
Un pote m’a chauffé vers mars/avril dernier pour rendre ça bien, pour qu’on sorte un vrai EP, un vrai clip, il a motivé son monde, moi j’ai bossé les tracks, on a bossé, puis en juillet tout est sorti. On a fait ça sans label, mais pas sans personne, loin de là. Aujourd’hui je continue de faire des morceaux et j’ai un EP qui vient de sortir.

Pourquoi avoir choisi le nom de Fils Unique ?
C’est pas censé être très sensé. Ça compile plusieurs idées et références, mais rien d’important. À vrai dire je me rappelle plus quelle est celle qui a tranché, ce qui est sûr c’est que j’aimais bien comment ça sonnait. A la base c’est un surnom qu’on m’a donné en cours, je suis un peu solitaire dans ce contexte là, dans mon coin. Et quand je fais des morceaux je suis carrément tout seul. Ajoute à ça les fois où on m’a planté sur des projets, le fait que mes amis soient pas trop dans ce truc, qu’ils s’en foutent un peu… si au passage ça fait référence aux Nuls c’est déjà pas mal.

Comment composes-tu, tes émotions te guident ou tout est fait en maitrise ?
En fait c’est un peu les deux, je sais c’est la pire réponse. Il y a un moment de réflexion avant de commencer. J’y pense pas mal, je me demande ce que je veux faire, où je veux aller… je mate des films, je lis des articles et je me dis que j’aimerais faire ça, aller vers telle idée, tel concept…
Puis quand je démarre, finalement ça ne se passe pas comme prévu, je me laisse un peu faire par ce qui vient. Ça c’est le premier jet. Je laisse trainer un peu, je réécoute vraiment très souvent jusqu’à avoir LA bonne idée pour finir. Quand je pense l’avoir trouvée, je la mets en pratique et là j’essaye d’être précis. Pour l’EP que tu connais, ça s’est passé comme ça pour 3 des 4 morceaux.

J’ai beaucoup aimé “And There Was Night”, peux tu nous en parler ?
C’est un des 3 morceaux que je viens d’évoquer. Cette track a commencé à exister une après-midi chez mes parents. Là-bas, il y a un piano, j’en jouais, une suite d’accords m’a plu, c’était ce qui allait devenir l’intro du morceau. J’ai enregistré ça avec mon téléphone parce que j’ai une très mauvaise mémoire, puis je l’ai ressorti quelques jours plus tard. Ça a vite donné quelque chose qui ressemble à ce que tu connais. Vu que c’est le dernier morceau que j’ai fait je pense qu’inconsciemment j’en ai fait la 4ème pièce du puzzle, mais c’est le moins personnel de l’EP.
Aux premières notes, le brouillon de cette track s’appelait Oasis. J’imaginais des gens en train de crever dans le désert, finalement sauvés en trouvant un bordel au milieu de nulle part, façon From Dusk Till Dawn mais à l’envers. Ce morceau, je l’ai fait non pas en ajoutant des trucs mais plutôt en l’épurant au contraire. En faisant ça, petit à petit tu perds l’image de départ.

Présente nous ton nouvel EP : Spare Time In Space Time.
Il est très différent du premier. J’ai toujours aimé les musiciens qui se renouvellent sans cesse, du coup c’est vraiment pas Foggy Lagoon 2. Il est plus rythmé, plus coloré, plus club et plus fun aussi. En fait il est plus sexy je crois. J’espère.
Ce sont des tracks sur lesquelles je me suis amusé. Want It From You est ma préférée, elle est moite, elle est pratiquement équatoriale. Spare Time In Space Time, c’est un peu le bordel, il y a des époques qui se mélangent, elle me perd un peu, alors qu’elle est très simple. La dernière Pillow Talk c’est un peu le calme après la tempête, j’espère que les gens la trouveront mignonne ou jolie. Lancez là de suite après l’amour, calez le rythme de vos poumons sur l’intro !
C’est un EP qui veut qu’on danse, qui peut être joué dans des clubs à l’ambiance cool et aux valseurs sensuels. J’espère que c’est l’effet qu’il aura. Pour la pochette c’est mon ami Bérenger Pelou qui s’y est filé, comme pour le premier. Je suis très content, c’est le meilleur de toute façon. D’ailleurs, il vient de créer une marque de t-shirt, PWDL, c’est monstre.

J’ai vu que tu avais un profond gout pour la danse, qu’est ce qui te plait chez elle ?
Bien vu ! En effet, j’aime ça. Là ça va faire marrer les potes qui tentent régulièrement de me décoller du bar ou du fumoir en vain. Mais justement tout se recoupe.
J’ai de plus en plus de mal à danser dans une cave sur de la techno purement Detroit hyper répétitive, ou sur de la House ringarde. Je trouve ça de moins en moins fun. De temps en temps ouais, mais globalement je prends plus de plaisir par exemple avec des DJ parisiens qui mélangent plein de trucs.
J’ai vu Clara Moto il y a pas longtemps, j’aime bien pourtant mais c’était pas fun. Les gens dansent tout seul, tu as une nuque devant toi à 3 centimètres, les épaules d’un type dans les molaires… quand c’est comme ça je me sens mieux au bar. Il y a des clubs et surtout des DJ qui te font vraiment danser. Qui font danser tes copines bonnes, tes potes coincés… tout le monde s’amuse. Je sais plus où à Paris une fois j’ai vu des gens qui dansaient en couple, face à face ou en petits groupes en cercle, ça tue !
Donc oui j’aime la danse, mais le plus souvent à l’apéro sur Destiny’s Child, sur Timbaland et Diplo. En tout cas, j’essaye de faire danser à travers ce que je fais. Le premier EP n’a pas trop eu cet effet visiblement, mais c’était différent à ce moment, c’était moins franc. J’essaye de faire ce que j’ai envie d’entendre à l’instant où je le fais.

Quelles sont tes envies et projets a venir ?
Je suis en train de préparer la suite, j’aimerais faire un format un peu plus long maintenant. Peut-être un album ou mini-album un peu pop, un peu house, mélangeant les différentes choses que j’ai fait jusqu’à présent.
A côté de ça, avec un pote on a commencé à bosser pour une nana. Elle chante, elle rappe, elle est douée, elle est sexy, elle a un flow monstre… on lui fait des prods de R’n’B, de Rap, on écrit des trucs, on essaye de faire des plats typiques mais à notre sauce. On se régale et on prépare une maquette qu’on enverra à je-sais-pas-qui…
J’aimerais que ça sorte un jour. Je me suis aussi rapproché de Coke Dee, de Fruckie et Lois Plugged… On prépare des trucs.

Quelques indispensables a avoir sur son ipod ?
Le très frais Good Nights & Bad Mornings de Snow Tha Product, l’indémodable 3615 TTC de TTC.
Après j’aime bien Arcade, Matthias Zimmerman, Duke Dumont, Lifelike… Et les trucs qui tuent genre Timbaland, Diplo, le RnB populaire d’une manière générale. Si tu veux j’ai une méchante public playlist sur grooveshark, il suffit de te rendre ici.

Crédits Photo : Frame Pictures.

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug

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