L’interview de Fakear

Sa musique nous chuchotte des histoires passionantes et ensorcelantes. A chacun de se les approprier, moi je me voit déjà face a un levé du soleil au Japon, ou encore face à une danse traditionnelle.
Aujourd’hui c’est sur Le Beau Bug que Fakear se livre pour le plus grand bien de vos oreilles.

Parles nous de toi en quelques mots.
Je m’appelle Théo, j’ai 22 ans et je fais de la musique sous le nom Fakear depuis 3 ans.

Pourquoi “Fakear” ?
Parce que quand j’ai commencé à faire de la musique sur ordinateur, pas mal de potes m’ont regardé bizarrement en disant “tu fais de la fausse musique”… Fakear vient de Fake Ear, je fais de la fausse musique avec ma fausse oreille !

Il me semble que tu étais plus rock jeune, qu’est ce qui t’attires vers la musique électronique ?
C’est la facilité de la composition, l’opportunité de développer un univers avec ses propres moyens. Dans un groupe, tu fais partie d’un tout, et la musique électronique permet de construire ce tout… tout seul. Je n’ai pas “fuis” la musique en groupe, mais quand j’ai commencé à maitriser les outils de MAO, le projet “solo” est venu naturellement.

Parle nous de ton plus grand moment sur scène.
Haha, je ne sais pas, il y en a pas mal ! Peut-être d’avoir vu Flume danser sur la fin de mon set à Astropolis, l’été dernier… C’était plutôt gratifiant ! Et juste le concert entier au Transmusicales de Rennes, c’était un grand moment intégralement.

Tu utilises beaucoup de sonorités d’influence Japonaise, c’est un pays qui t’inspire ?
Oui, mais pas plus qu’un autre. J’adore la dimension “voyage” de la musique, j’essaye de la faire ressortir. Le Japon est très exotique pour un garçon occidental comme moi ! Mais c’est cette dimension exotique qui prime. Ces sons sont très évocateurs, ils font tout de suite appel à une image : c’est ça que je cherche. Ils viendraient d’Andalousie, je les prendrai aussi !

Te considères tu comme un “artiste” ?
C’est un statut particulier, qui évoque un mec inspiré et bordélique, avec un rythme de vie bizarre et un look travaillé. De ce point de vue là, je ne suis pas un artiste. Je pense qu’on est tous capable de produire quelque chose d’artistique, parce que l’art est un langage sans mots, par lequel tu sublimes les émotions… La seule connaissance, c’est la technique. De mon point de vue, je suis quelqu’un qui commence à maîtriser une nouvelle langue.

Quelles émotions aimerais-tu procurer à quelqu’un qui écoute tes sons ?
J’aimerais bien qu’il se souvienne de son regard d’enfant. Je cherche ça à fond, la naïveté du jugement, mais la spontanéité de l’humain… Il faut se souvenir de cette période de sa vie, pour ne pas se perdre dans la société. Quand tu es gosse, tu n’as aucune barrière sociale, une injustice parait injuste, n’importe quel sentiment sort de lui-même, il n’y a pas de contrôle ou de mécanisme de défense. Je veux que la personne qui écoute ma musique ressente cette spontanéité.

J’affectionne particulièrement “When The Night Comes”, peux tu nous en parler ?
C’est une chanson particulière, parce que je l’ai composé en plusieurs temps. J’ai d’abord trouvé tout le fond musical, sans la voix. Ma chanson était finie, et en l’écoutant le lendemain j’étais là : “il me manque un truc“… J’ai essayé de caler cette voix, qui vient de “Princesse Mononoké“, et la mélodie passait nickel. Je l’ai gardé, en me disant dans un coin de ma tête “faudra retravailler ça, c’est abusé quand même”… Et je pense que j’ai eu la flemme !

Qu’est ce que le public n’a pas encore découvert de toi ?
J’espère que je leur cache encore la partie immergée de l’iceberg ! Je produis énormément, du coup je pense que je n’ai jamais fait deux live avec la même set list.

Si tu étais une addiction ?
Le chocolat. C’est quelque chose qui fait envie direct.

Des projets, des envies ?
Je bosse avec une chanteuse en ce moment, et je prépare un nouvel EP. J’ai envie de produire, tout le temps ! Si j’ai peur d’un truc, c’est de la panne d’inspiration !

Quelques indispensables a avoir dans son ipod ?
Tout le “Black Sands” de Bonobo, le remix de Disclosure par Flume et “Get free” de Major Lazer.

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug

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