l’Interview DariusTheFaun

Paul commence la musique a 5 ans, violon, batterie, piano, guitare, ukulele… Inspiré de Devendra Banhart : “j’ai écouté , et ça m’a bouleversé” un personnage nait. Comme il le dit si bien, c’est “sans prétention” que Paul écrit, compose, nous entraine dans ses voyages intérieurs. C’est la première fois qu’un artiste me parle de la musique non pas comme un art mais comme un moyen d’expression, de se défouler, de danser ou encore partager et cela lui donne une toute autre dimension. Fermez les yeux quelques instants et écoutez.
 Une rencontre simple mais peut ordinaire.

Tu commences la musique petit , qu’est ce qui t’attires chez elle ?

Je sais pas trop. J’ai toujours aimé la musique. Pour moi elle a quelque chose de sacré. C’est quelque chose d’inexplicable, elle transmet plus de choses que n’importe quel domaine de l’art à mon sens. Elle parle au cœur et aux cieux. Ma première approche de la musique est le chant religieux, quand j’étais tout petit à l’église. Je crois que c’est quelque chose qui m’est resté, l’aspect sacré et mystérieux. Je crois que ça se ressent dans ma musique.

Pourquoi avoir choisi dariusthefaun ?
Je ne sais pas vraiment. Pourquoi pas?
 Non plus sérieusement. C’est deux délires que j’ai mélangé et qui ont donné ça. Je changerai peut être un jour, pour l’instant ça me va. Tu vois genre, c’est une image mentale qui m’est projetée quand je joue tout seul le soir dans ma chambre. Un jeune faune courant à travers les bois. J’aime bien la mythologie, ça m’inspire beaucoup. Les faunes sont des demi-dieux, ils sont mortels mais appartiennent à une autre dimension. Je crois que c’est une figure que j’aime bien. C’est ce qui ressort de ma personnalité, je suis ici mais pas vraiment.
Je m’identifie au personnage, c’est un peu un alter ego, c’est mon jumeau bénéfique. Il est moi en plus poète, en plus libre, en plus amoureux.

 

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Quel esthétique cherches tu a transmettre dans ta musique ?
Je pense que je cherche la beauté dans la simplicité. Transmettre le plus d’émotions avec le moins de moyens.

Penses tu imposer un style musical dans tes sons , ou comme tu le dit si bien cet art qu’est la musique te séduit sous toutes ses formes ?
Je fais des choses diverses, que ce soit en tant que dariusthefaun, jeune faune ou aux côtés de Manast (jeune rapeur Orléanais) mais j’essaye de garder un esprit cohérent dans chacune de ses personnes. Je m’égare en m’y concentrant en fait.

Te considères tu comme artiste ?
Non. Je suis un paumé qui fait quelques trucs.

Donc tu n’es pas en quête de reconnaissance ni célébrité ?

Je suis déjà en quête de moi même haha , la musique est une manière de se trouver , la reconnaissance c’est l’espérance d’être compris donc je la recherche et d’un coté pas vraiment je veux juste pouvoir vivre heureux en faisant ce que j’aime avec ceux que j’aime. tu penses que kanye est heureux ? Pire : tu penses que kim kardashian est heureuse ? haha je suis du genre à privilégier la forme au fond dès lors que le fond est bon, ou intéressant la forme sera la bonne, quelle qu’elle soit.

Tu estimes travailler et écrire “sans prétention” et lors de notre rencontre tu répètes ce mot , prétention, quelle signification a-t-il pour toi ?
La prétention c’est donner une importance démesurée à ce qu’on fait. Ou croire qu’on est un génie parce qu’on a aligné quatre accords. Je pense que c’est aussi vouloir prouver quelque chose aux gens. Je fais de la musique pour moi, pour faire sortir des trucs de moi, et si ça plaît tant mieux.

Pour finir notre interview quelques indispensables a avoir dans son ipod ?
N’ayez pas de mp3, écoutez la musique chez vous au calme vous y ferez plus attention.
(dixit le mec qui avait un ipod et qui se l’ai fait voler et qui en est venu à cette théorie pour se consoler mais qui la trouve intéressante au final)

Vashti Bunyan – Diamond Day
Devendra Banhart – Walilamdzi
Fleet Foxes – Blue Ridge Mountains
François & the Atlas Mountains – Cherchant des ponts
Toro y Moi – So many details
Mumford & sons – sigh no more
Bon Iver – Holocene

Tendrement,
Alix Darasse,
Le Beau Bug

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