Impermanence par Matthias Haker

Matthias Haker est un photographe allemand originaire de Potsdam. C’est en 2008 qu’il redécouvre la photographie et depuis, son appareil ne le quitte plus! Son goût pour les grands espaces, les paysages ou encore les villes invite spontanément à une observation méditative. Aussi, le Beau Bug est un peu tombé amoureux de sa série Impermanence. Les premières photographies ont été postées en 2014 et l’artiste ne cesse de l’agrémenter encore aujourd’hui…

Découverts aux quatre coins du monde, ces lieux abandonnés sont ici présentés comme de véritables oeuvres d’arts. Exhibant des architectures en friches les plus différentes les unes des autres, Matthias Haker dévoile une vision poétique de l’emprunte du temps. L’abandon et la destruction deviennent créateurs de véritables chef d’oeuvres!

Visiter des lieux oubliés interdits au public ou difficiles d’accès est une pratique qui séduit de plus en plus. Certains l’appelle “l’urbex” ! Les motivations peuvent être très différentes et la photographie constitue un honorable prétexte. D’autant plus que Matthias Haker explique qu’il préfère garder les localisations secrètes pour éviter toute dégradation. Par amour pour ces lieux uniques, dévoiler leurs emplacements exposerait l’architecture à de potentielles destructions. Ce qui lui laisse aussi toute la liberté d’inventer ses titres: Dreams of sadness, The last prayer, Insomnia, A Symphony of Silence, Running in circle… Les mots ont aussi droit à leur poésie!

Même s’il est un peu regrettable de ne pas en savoir plus, les photographies dévoilent des perspectives romantiques que nous n’aurions peut être pas vues. Les panoramas, la symétrie et l’angoisse de la friche nous transportent dans des ambiances hors du temps. Elles ne vous rappellent rien? C’est comme si elles avaient été montées de toutes pièces par des réalisateurs cinématographiques: Wes Anderson, Kubrick ou Tim Burton, tous y passent! Aussi, la végétation reprenant ses droits, transpercée par des halos de lumières colorés ont autant de fantaisie que les images de Miyazaki ! Bref, Matthias Haker est un magicien: ses clichés nous font voyager dans un monde parallèle! La nature reprenant ses droits sur l’architecture humaine est une véritable féerie! Comme quoi, la création de l’homme et celle de dame nature ne sont pas si incompatibles…

Tendrement,
Clémentine Picoulet,
Le Beau Bug

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