GRAVE de Julia Ducourneau

Mort de faim

À cheval entre le film d’horreur et le coming-of-age movie, Grave est le premier long-métrage très réussi de Julia Ducourneau. Dans la même veine que Alleluiah de Fabrice Du Welz, c’est un film de genre croisé entre le body horror et le teenage movie. Viscéral, charnel et à vif, ce film est à la fois une expérience sensorielle et une belle métaphore de l’adolescence qui nous rend à fleur de peau.

Dans la famille de Justine, tout le monde est vétérinaire et végétarien. A 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence les premières années. On force Justine à manger de la viande crue pour la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

Grave explore les corps dans un environnement médical agité par les rituels dérapant des étudiants. Photographie sanguine, rythme cardiaque et bande-son impulsive, Grave met aussi en image l’intensité des relations fraternelles, partagées entre admiration et contre-modèle, attirance et répulsion, et plus généralement l’amour pris au sens gastronomique du terme

Titre international : Raw
Durée :
1h38
Sélections & Prix : Cannes (Semaine de la Critique), Toronto, Gerarmers
Pays : France, Belgique
Réalisation : Julia Ducourneau
Interprétation : Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella
Production : Petit Film, Rouge International, Wild Bunch
Bande Annonce :

Tendrement,
Cosme Bongrain,
Le Beau Bug

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