Gladiator de Ridley Scott

On nous parle jour et nuit depuis presque 6 mois de plusieurs messieurs et d’une dame qui souhaitent avoir le soutien du peuple. Qu’ils arrêtent tout ! Qu’ils prévoient 3 heures de leur temps, s’assoient sur un canapé et prennent exemple sur Maximus Decimus Meredius, commandant en chef des armées du Nord, général des légions Felix, fidèle serviteur du vrai empereur Marc Aurèle, père d’un fils assassiné, époux d’une femme assassinée et qui aura sa vengeance dans cette vie ou dans l’autre. Voilà un homme qui sait faire lever les foules et que toute personne sensée rêverait d’avoir au pouvoir.

Maximus Decimus Meredius est un général dont les victoires et le courage ont forgé la réputation. Lorsqu’un homme comme lui chevauche à vos côtés il n’est plus question de reculer mais d’avancer tête baissée vers une victoire quasi-promise. En plus d’être un combattant hors pair il est un homme fidèle envers sa femme et loyal envers son empereur. Cette loyauté qui lui aurait permis d’accéder au rang d’empereur lui coutera finalement presque la vie lorsque le fils de l’empereur, Commode, décidera de le faire assassiner. Sauvé in-extremis d’une mort par décapitation, Maximus deviendra gladiateur et tentera de sauver son honneur dans un parcours du combattant spécial Gladiator.

Gladiator n’est pas qu’un simple péplum. Gladiator n’est pas non plus une suite correcte de Spartacus, dernier péplum du genre sorti en 1960. Gladiator est un pur chef d’oeuvre et ce, à tout point de vue.

Parlons tout d’abord du scénario et de la réalisation car, soyons franc, il n’est aisé pour personne de réaliser un film de plus de 3 heures incluant d’innombrables combats à mort sans ennuyer son spectateur. Le constat est pourtant à l’inverse du préjugé car ce film n’est pas ennuyant une seule minute. Ce résultat on le doit à une mise en scène brillante qui a su allier amour, guerre, combats de gladiateurs et jeux de pouvoir au coeur d’un même film. Ne vous y méprenez pas, si nous avons aujourd’hui des millions de gens qui bavent en attendant la suite de Game of Thrones c’est parce que Ridley Scott a montré comment plaire à tout type de spectateur malgré la proéminence de scènes de guerre et de violences.

Parlons ensuite de Russel Crowe. Avant l’année 2000, ce dernier n’était vaguement connu que pour son rôle dans le brillant L.A Confidential. Après l’année 2000 il est devenu l’idole des hommes, l’idole des femmes et surtout le chouchou d’Hollywood. Sa prestation est tout bonnement grandiose et il restera pour toujours le général Maximus auréolé d’un bel oscar pour ce rôle.

Enfin nous allons parler de ce qui, selon moi, a permis au film de passer de film oscarisé à film culte. LA MUSIQUE. Si le film est si fort, si prenant et si touchant c’est parce que chaque scène dispose d’une bande originale qui lui colle à la peau. Les émotions sont décuplées et le spectateur vit chaque scène avec une force particulièrement rare. Nous sommes au centre de l’arène et nous ne voulons plus la quitter. Ces scènes éternelles nous les devons au génie qu’est Hans Zimmer à qui l’on doit également tant d’autres chefs d’oeuvres.

Vous l’avez compris, chacun a su donner le meilleur de lui même et une phrase de Maximus est devenue une vérité pour chacun d’eux : ” Ce que l’on fait dans sa vie résonne dans l’éternité “. Merci messieurs.

Il s’agit d’un classique, vous ne l’avez pas vu ? Il est temps.

Titre original : Gladiator
Date de sortie : 1er mai 2000
Réalisateur : Ridley Scott 
Acteurs : Russel Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen, Oliver Reed, Richard Harris, Djimon Hounson
Genre : Péplum
Durée : 155 minutes (171 minutes pour la version “extended cut”)
Bande annonce :

Tendrement,
Baptiste Leroy
Le Beau Bug

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