Fatima Yamaha – Spontaneous Order

Comment décrire ces 5 années durant lesquelles nous avons attendu le retour du Roi du clavier, Fatima Yamaha ? En effet, il y a 5 ans sortait son premier album, et pas des moindres, Imaginary Lines. C’est sans aucun doute ce chef d’oeuvre qui nous a fasciné, tant par son travail que par son énergie. Bas Bron de son vrai nom, est un producteur de musique électronique amstellodamois à la renommée internationale, qui dévoile en cette fin d’année un deuxième album époustouflant : Spontaneous Order.

Fidèles au chiffre 10, les morceaux de cet album s’ancrent une nouvelle fois dans l’univers bien précis de Fatima Yamaha, qui dessine des ondes sonores aux émotions très hétérogènes.

Drops in the Ocean, en collaboration avec Sofie Winterson à la voix, nous fait couler dans une mélancolie de doux souvenirs. Hors du temps, nous profitons de chaque note, chaque son, qui nous apaise avant Day We Met, dans lequel Bas Bron retombe amoureux grâce à la musique.

“The feeling’s coming back
I didn’t know that the sound of music could really do that
The feeling’s coming back
And now I’m back in love, back in love
Like the day we met”

Nos battements s’accélèrent avec Bar-Bodega “That’s It!” qui nous donne envie de danser sur le rythme du clavier, dont l’artiste est le seul à maitriser le secret. Les sourires s’esquissent, la chaleur humaine reprend vie avant le ténébreux Monderman. Ce quatrième morceau est le plus court de l’album et pourtant le plus mystérieux et ténébreux. Ce sont deux adjectifs très représentatifs du travail de Fatima Yamaha, restant très présents tout au long de sa carrière, et ici de cet opus.

Malgré tout, les rayons du soleil finissent par percer le ciel nuageux avec Happy Hour at Hayek’s, notre Only Of The Universe 2.0. Les mots manquent pour décrire les émotions qui nous parcourent, l’énergie qui nous remplit tout au long de ce morceau. Le synthétiseur s’enflamme et nous nous imprégnions de la mélodie en espérant ne jamais en entendre la fin.

Daio Alternate History est la berceuse de Spontaneous Order. Le Néerlandais sait tout faire et nous ne regrettons pas d’avoir attendu autant d’années pour que tous nos sens se réveillent à l’écoute de chacun de ces titres.

Fatima Yamaha termine cet album avec We Are Drops, morceau coup de poing de ce périple électronique. Sa voix et ses instruments explosent au fil des 4 minutes qu’il nous offre. Une production qui donne de l’espoir, une sorte de lumière au fond du tunnel.

Pour celles et ceux qui seraient curieux de voir son talent en live, la Boiler Room du Dekmantel 2015 réunit tous les titres de son premier album intemporel, Imaginary Lines.

Tendrement,
Louise Dornier
Le Beau Bug

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    onze − six =