Emmit Fenn – Prologue

À la croisée du RnB et de l’électro expérimentale, faisant des refrains de simples mélodies instrumentales et des couplets des performances vocales 2.0, voilà de quoi résumer en quelques mots toute la subtilité de la musique du jeune producteur américain Emmit Fenn. Il nous avait déjà conquis avec son single Painting Greys, on a attendu longtemps avant que naissent les titres 1995 ou encore Woman, et voilà que sort le 21 juin dernier un premier EP exceptionnellement long, titré Prologue, titre qui présume par avance que le meilleur est à venir.

Il ne faut qu’une minute sur les neuf titres pour esquisser le décor de Prologue. Quelques douces vocalises et une douce brise jouée au synthé en arrière-plan, et le tour est joué. C’est de cette même manière qu’est amené le titre Oceans, en featuring avec la chanteuse Nylo. On est surpris de ne pas entendre en premier lieu la voix du chanteur, qui n’interviendra qu’une fois que nous nous serons remis de la danse mi-organique mi-électro futuriste que nous offre Oceans. C’est en effet dès les premières secondes du très novateur 1995 que la voix multiple d’Emmit Fenn se fait entendre. Si elle est déguisée avec de l’auto-tune et emmêlée dans des effets sonores dignes des productions de Flume, ce n’est que pour mieux l’apprécier par la suite, sur le titre qui l’a fait connaître : Painting Greys. Dédoublée, elle nous hypnotise dans les couplets entre deux notes de piano et de trap minimaliste, et le refrain, bien que sans paroles, est vecteur d’émotions contraires.

Plus loin, on retrouve deux titres inédits : Want It, et Stones. Want It est certainement le titre le plus paradoxal de l’EP : si la voix du chanteur n’a plus rien d’humain, et que l’instrumental se veut franc, sans concession, presque industriel, c’est pourtant un morceau plein d’émotions en plusieurs dimensions qui en ressort. Magistral. Stones est son extrême opposé : la voix d’Emmit Fenn, enfin naturelle, se voit chargée de sentiments, nous embarquant encore une fois dans une chorégraphie que l’on danserait les yeux fermés.

“I’ve been skipping stones, looking for the wrong thing”

On partage avec vous l’illustration visuelle de l’ode à la femme, Woman, morceau le plus sombre de l’album à la fois musicalement et vocalement parlant. Commençant sur de fortes notes de basses, un beat électro vient les compléter, soulignant à merveille le chant écorché du chanteur.

Et si cette vidéo vous a séduit, sachez qu’une expérience interactive sur chacun des titres de l’album est disponible sur son site ! Et on vous conseille vivement d’aller y faire un tour.

Emmit Fenn est un jeune auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentaliste originaire de Berkeley, Californie, aux Etats-Unis. Puisant dans des influences plus que variées et parfois difficile à assembler, le jeune producteur manie les sons avec brio, d’une manière qui ferait pâlir les plus grands nom de la pop électronique.

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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