Les dessins par Philippe Katerine

Katerine dessine.

Il chante, il compose et il dessine. Il a aussi été projectionniste de cinéma rural, présentateur du journal d’une radio locale, employé dans un abattoir, pour Citroën et même professeur de gymnastique dans un lycée agricole…

Cet artiste fascinant publiait un journal graphique en 2007: Doublez votre mémoire. En période de tournée et d’agitation extrême il explique avoir senti le besoin de mettre les choses à plats avec ses crayons. Trois mois lui ont suffi pour produire un petit bijoux. C’est une porte d’entrée pour découvrir un peu plus son intérieur. Entre journal intime et carnet de notes il l’a agrémenté de dessins et de collages. L’humour domine toujours chez ce grand enfant. Et l’avantage d’un grand ou un petit enfant c’est qu’ils parlent souvent vrai. Philippe nous parle de trous, de saute-mouton, de grosses narines, de ses rêves, de son enfance…

A huit ans il se faisait opérer du cœur pour combler un trou “de la taille d’une pièce de 5 francs”. A l’internat, ses camarades l’appelait “poubelle” parce qu’il avait décidé de ne plus se laver. Après un concert à Berlin, il découvrait un bar dans lequel il a pu jouer au ping-pong avec une trentaine d’allemand(e)s. “Un des endroits les plus cool au monde que j’ai jamais vu” dit-il, “comme une image paradisiaque de gens qui vivent ensemble”…

En 2012, Katerine était invité par La Galerie des Galeries pour produire une exposition. Il avait carte blanche et a choisi d’intituler son exposition Comme un ananas. En s’inspirant d’une musique de Julien Baer, Philippe souligne que “comme un ananas, j’ai passé ma vie à moitié entier, à moitié en tranche”, mais toujours avec autant d’audace…

Des bisous, des bisous, des bisous.

Tendrement,
Clémentine Picoulet,
Le Beau Bug

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