DENIZE – Aube

Cela va sans dire, la chanson française connaît un véritable renouveau depuis quelques années. Il tombe toutes les semaines de nombreuses pépites qui appartiennent à ce genre musical : Vendredi sur Mer, Alice et moi, Bleu Toucan ou encore SUNA, la liste est longue et son allongement ne s’arrêtera pas de sitôt. L’une d’entre elles vient de prolonger cette dernière. Elle se prénomme Denize, une jeune pousse dont la voix délicate et d’une justesse rarement rencontrée vient se mêler à des sonorités électro-organiques savamment sélectionnées. On vous invite à découvrir son premier EP, Aube, en vous posant tranquillement dans votre canapé.

Une chose est sûre, Denize n’a pas pris le temps de nous présenter son univers par le biais d’un titre introductif. L’EP démarre avec le sublime Hier est loin, titre présentant une grande partie des émotions et des sonorités que l’on retrouve dans les titres suivants. Et au vu de son intensité, on ne prend pas de risque à dire que nous sommes ravis que l’expérience se prolonge sur les cinq titres ! Hier est loin démarre sur de douces notes synthétiques, rapidement rejointes par une voix au timbre singulier, à rapprocher sans crainte d’une Juliette Armanet d’aujourd’hui ou d’une Barbara d’antan, et sublimée par la suite par des accords de violon d’une subtilité infinie.

Avec ce premier titre, Denize place la barre très (très) haut. Et pourtant, elle est loin de nous décevoir sur les titres suivants. Au contraire. On comprend rapidement la recette qui fait que ses titres sont aussi accrocheurs, aussi intenses que délicats, mais impossible de déterminer l’élément manquant, l’ingrédient secret qui fait qu’on a les frissons au bout de quelques secondes seulement. Sur une ballade hommage à la nature, dénommée Entre les roses, Denize nous emmène dans un univers où la batterie et le violon dominent ; sur Sans le Faire, c’est un piano qui accompagne le violon dans des accents orchestraux et cristallins, le tout nous berçant et nous laissant absolument sans voix.

Enfin, après Ceux qui Dansaient, une interlude sous forme de berceuse moderne, on arrive au bouquet final de l’EP, L’orage. Commençant doucement sur une mélodie nous rappelant largement les travaux de CHATON, lorsque cette dernière s’intensifie, faisant entrer en scène des sonorités plus électriques, et lorsque la voix de Denize se perd en arabesques vocales, le monde autour de nous s’évapore et on plonge totalement dans l’univers de l’artiste. Réussir un dévoilement aussi complet de son univers sur seulement cinq titres est une réelle prouesse artistique.

Violoniste de formation, Denize est une auteure-compositrice virtuose dans de nombreux domaines. Qu’il s’agisse de sa voix parfaitement maîtrisée ou des arrangements modernes qu’elle sait combiner aux sonorités classiques du violon, le talent de la jeune artiste est vaste. Et s’il est aisé de deviner qu’elle compte parmi ses influences la grande Barbara, elle s’inspire aussi des travaux de Son Lux ou encore de Camille lorsqu’elle compose. Artiste à suivre !

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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