Damso voyage à travers le temps avec QALF Infinity

Crédits photo : Ojoz

La tant attendue suite de QALF est enfin là. Ce mercredi 28 avril, jour de l’anniversaire de l’album Ipséité sorti en 2017, Damso  comble enfin le vide qui résidait dans le coeur de ses fans avec QALF infinity.

Comme à son habitude, il garde encore et toujours le mystère jusqu’au bout en ne dévoilant aucun élément de son album avant sa sortie. C’est à base de messages cryptés et énigmatiques sur ses réseaux sociaux que le rappeur a fait monter la pression auprès de ses auditeurs. Après de nombreuses théories élaborées par les internautes, la tracklist de QALF infinity vient finalement s’ajouter à celle de QALF et marquer la fin des lettres grecques initiées par Ipséité.

Également disponible sur Deezer.

“Jamais je ne m’arrête”

Le projet débute avec OG, une intro aux sonorités calmes et planantes. L’artiste enchaîne avec Vantablack, le titre qui annonce la couleur de l’album. On y retrouve un Damso kicker, aux propos crus, sur une instrumentale dynamique nous rappelant Dja roulé de l’album précédent.

Les influences musicales du rappeur sont diverses et variées, l’album est un alliage d’intros pop, des couplets rappés comme dans les années 90 et de rap parfois plus lent qui s’emballe au rythme des instrumentaux. On retrouve cette diversité dans le début de Dose. C’est avec des sonorités aux influences clairement reggae que l’artiste commence ce titre. Une transition au notes délicates de piano vient casser cette ambiance pour la récupérer ensuite dans la deuxième partie du morceau, en reprenant le refrain.

Le titre Morose démarre avec une instrumentale pop, qui se voit transformée petit à petit par des notes de piano enchanteresses. En s’achevant finalement avec un saxo jazzy à la Alan Partson qui vient s’ajouter au piano, ce titre est une vraie balade entre les époques et les genres.

“Putain d’merde, pourquoi je raconte ma vie?”

Avec Passion, Damso attise la curiosité et émeut en racontant son histoire avec sincérité. Un flow simple, presque parlé, sur une instrumentale envoûtante dans la première partie. Le morceau démarre avec une brève apparition de Lous and the Yakuza, qui nous fascine avec sa voix ensorcelante. Dans ce titre encore, on retrouve une interlude qui lie le début du morceau avec la suite : plus chantée et autotunée sur un fond plus astral. Le rappeur dépeint le portrait d’un homme perdu dans les frasques du succès. À la suite, on retrouve Chialer, l’unique featuring de l’album, avec YG Pablo. C’est sur un piano et un saxo aux influences jazz new-yorkais que Damso revêtit encore une fois son costume d’homme insensible et cruel.

“J’ai plus trop le temps pour les je t’aime”

À travers cet opus, Damso construit et déconstruit les trames classiques d’un album. En apportant à la fois différents rythmes et textures musicales dans les mêmes tracks, il remet en question tout ce que l’on peut connaître de la production conventionnelle. Via la multitude de couleurs de sa musique Dems nous perd dans l’espace temps et fait appel aux réminiscences sonores de l’auditeur. Tantôt plongé dans une basse reggae des années 80, tantôt dans une ligne dure de la techno bien dark des années 90. 

A l’écoute d’Infinity nous sommes comme perdu dans une vibration acoustique qui n’a ni début ni fin. Cette onde sonore se propage dans notre fort intérieur, nous laissant face à qui nous sommes réellement. Selon les écoutes cet album vous paraîtra durer dix minutes, et la fois d’après ne jamais s’arrêter. La relativité du temps n’a jamais autant pris son sens. Si Damso était un génie, ce dont plus personne ne doute à l’heure actuelle, il serait le Einstein du rap game. Il monte et démonte les structures musicales comme ce dernier le faisait avec les mathématiques pour arriver à l’absolu. Si Einstein a découvert le tout universel et intemporel que l’on appelle infini, Damso, lui, a révélé la loi de l’ INFINITY!

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Tendrement,
Valentine de Cormis
Le Beau Bug

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