Dalida de Lisa Azuelos

Le 17 janvier 1933 au Caire, née la nouvelle diva du XXème siècle, élu en 2001, 14 ans après sa mort, par l’institut de l’opinion publique comme l’une des chanteuses les plus influentes de son siècle aux côtés d’Edith Piaf. Au fil de sa carrière elle se forgera un répertoire multilingue, deviendra le visage du disco et ainsi atteindra le rang de star internationale. C’est au parcours emblématique et sombre de cette grande figure du siècle dernier qu’a décidé de s’intéresser Liza Azuelos en réalisant ce biopic sur Yolanda Cristina Gigliotti, plus connue sous le nom de Dalida.

Après être tombée dans une dépression, Dalida se donnera la mort à Paris en 1987, elle n’avait alors que 54 ans.

Une question avait alors été soulevée, comment une star de son niveau pouvait elle vouloir se suicider tandis qu’elle possédait tout ce dont une chanteuse puisse rêver ?

On découvre alors dans ce film un nouvel aspect de la vie, une vie maussade et sur laquelle pesait la mort. Trois hommes, trois suicides. Elle attisait la jalousie et la haine et c’est ce triste aspect de sa vie qui se dégage grandement du long-métrage. Ce film est très prenant, pas besoin d’être un fan incontesté de la diva pour apprécier et passer un bon moment, l’histoire en elle-même est suffisamment romanesque pour se suffire à elle-même.

Néanmoins, la musique reste un point fort de ce biopic. En effet il est indéniable que ce que l’on préfère c’est pouvoir écouter la musique de Dalida avec une si bonne qualité de son. Pour nos parents c’est un peu comme revivre un live qui s’est produit pour la dernière fois alors qu’ils portaient encore des pattes d’eph’.

Émouvant et poignant, ce film a eu la chance d’être interpréter par des acteurs qui changent la donne. Dans le rôle du personnage principal, Sveva Alviti, inconnue du grand public, elle se lance dans le cinéma avec un rôle qui lui colle à la peau, une très belle actrice aussi bien de par son physique que de par sa manière de s’exprimer. Elle donne au rôle beaucoup de charisme. Pour ce qui est des hommes qui l’entourent, il n’en est pas moins que Ricardo Scamarcio, Jean Paul Rouve ou encore Nicolas Duchauvelle, trois hommes aux jeux touchants et sincères.

Le tout est alors une franche réussite de la part de la réalisatrice qui nous fait voyager, petits et grands dans le temps et nous replonge dans les années-lumière d’une star dont nous fredonnons encore les chansons.

Sortie : 11 janvier 2017
Durée : 2h04 min
Pays : France
Réalisation : Lisa Azuelos
Interprétation : Sveva Alviti, Ricardo Scarmacio, Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Alessandro Borghi, Brenno Placido, Niel Schneider
Bande Annonce :

Tendrement,
Alexandra Givanovitch
Le Beau Bug

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