Cigarettes et chocolat chaud de Sophie Reine

Pour un premier long-métrage, les critiques sont assez unanimes, Sophie Reine s’en sort très bien. Elle nous offre ici une belle comédie familiale, un vent d’air frais.  Une comédie entraînante et très touchante.

Synopsis : Denis, père de deux jeunes filles, Janine 13 ans et Mercredi 9 ans, doit élever ses enfants seul suite à la mort de son épouse. C’est alors le combat effréné d’un père aimant contre les aléas de la vie qui prend forme dans l’optique d’apporter le meilleur à ses filles. Mais Denis sera malgré tous ses efforts, contraint te faire face à l’intrusion d’une enquêtrice sociale dans sa vie de famille.

Ici l’acteur Gustave Kervern nous plonge dans l’univers déjanté d’un père émouvant. Un personnage prêt à tout pour ses filles, mais qui ne colle en aucun cas avec les codes sociaux actuels. Autrement dit, il y a une certaine dénonciation d’un manque de tolérance dans la société, qui est réalisée avec beaucoup d’humour de la part de l‘acteur. Gustave Kervern revient par ailleurs avec un rôle très différent de ceux auxquels il nous avait dernièrement habitué comme dans « Asphalte » de Samuel Benchetrit.

Camille Cottin endosse également un rôle peu attendu. Connue par le grand public pour son rôle de “La Connasse”, ayant pour vocation de faire rire. Elle garde dans ce film une touche d’humour, qui lui est propre, mais joue avec plus de sérieux, et donc un rôle un peu plus sombre que ceux  dans lesquels nous l’avons vu jusqu’à présent.

Quant aux deux jeunes filles qui jouent les enfants de Denis, Janine jouée par Héloïse Dugas et Mercredi jouée par, Fanie Zanini, elles ont toutes deux un caractère qui leur est propre et qui ajoute une touche de zizanie tout en apportant une note au portrait familial qui donne l’image d’une famille soudée, malgré le trait caractériel handicapant auquel est confrontée Janine et que la réalisatrice Sophie Reine à voulu mettre en avant et tente (avec brio) d’expliquer et banaliser.

L’histoire en elle-même est émouvante. En s’inspirant de son histoire, cette réalisatrice qui a perdu sa mère à l’âge de vingt ans, fait passer beaucoup d’anecdotes dans sa réalisation. Elle a déclaré dans un interview pour allocciné : “Chez les Patar, comme chez les Reine, on porte des chaussettes dépareillées, on va au boulot avec des fringues multicolores parce que les tutus fuchsia des unes ont déteint sur les pantalons crème des autres, on mange des chips au petit-déj… bien loin des 5 fruits et légumes par jour et du régime sans gluten ! Mon père s’est retrouvé seul à nous élever avec mon frère et ma soeur, j’ai eu envie de décrire cette vie là : un papa débordé qui cherche à protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’inde meurent sans prévenir ».”

Un film qui nous permet de passer un bon moment en famille, sur une bande son de David Bowie dont on ne se lassera jamais.

 

Sortie : 14 décembre 2016
Durée : 1h38
Distributeur : Diaphana Distribution
Pays : France
Réalisation : Sophie Reine
Interprétation : Gustave Kervern, Camille Cottin, Héloïse Dugas, Fanie Zanini
Bande annonce :

Tendrement,
Alexandra Givanovitch
le Beau Bug.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un × 2 =